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de pied qui grossissent toujours, plus vivement que 4 décimètres au-dessus de terre, et avaient a met. deceux des sentences. tour.
Il est donc de la plus grande utilité de fairebien couper les bois comme l’ordonnance le pres-crit ; car, pour faire disparaître les anciens nœuds,il faut nécessairement couper plutôt en terre queprès de terre au niveau du terrain. Il n’y a rien àcraindre quand le bourgeon aurait 2 ou 3 pouces deterre à percer; il n’en fera que mieux : une aspergeen pénètre bien davantage. Lorsqu’il survient unegelée forte, il faut cesser l’abatage ; car alors laterre se gonfle, et l’on ne petit parvenir à la sectiondus racines latérales : au reste, l’ouvrier ne demandepas mieux , car dans ces temps durs leurs cognées sebrisent comme du verre.
» Abatage des futaies. — L’ordonnance veutégalement que l’on coupe les futaies le plus près deterre que faire se pourra , c’est même un très-grandlucre pour l’adjudicataire. 11 fautque l’ouvrier com-mence par couper les grosses racines qui excèdentle niveau du sol, et continue sa taille jusque dansle coeur de l’arbre, en suivant le même horizon , ensorte que l’on puisse marcher à pied et à cheval sanstrouver aucun ressaut. Pour cela, quand l’arbre estune fois abattu, on recèpe la bordure de la souche,après en avoir été les feuilles et les mousses, et ap-puyé la terre avec la tête de la cognée, comme pourles brins de taillis.
» Les marchands intelligens choisissent des ou-vriers entendus qu’ils paient plus que les autres, etils les chargent d’aller d’atelier en atelier abattretous les chênes qui font partie de leur adjudication.Ces maîtres bêcherons déterrent le pied de l’arbreenviron de 12 à 18 pouces, et le mettent à terrecomme s’ils avaient donné un seul coup de rasoir.Ces arbres ainsi abattus, tout vieux qu’ils sont, re-poussent presque tous des cépées merveilleuses quise trouvent quelquefois à quelques pieds de la sou-che sur des racines latérales, mais le plus souventà l’insertion de l’écorce coupée dans terre. Je 11’aivu nulle part abattre aussi bien qu’on le fait depuispeu dans la forêt de Rambouillet ; on 11e peut fairemieux; à moins qu’on ne déracine les arbres, commecela se pratique dans la forêt de Soignes , prèsBruxelles ; mais le déracinement qui convient danscette forêt, à cause de l’essence des hêtres , qui neproduisent pas après l’abatage, serait très-mauvaispour l’essence des chênes, qui donnent de très-belles cépées quand ils sont bien abattus. y>
Il est évident que Guyot entendait parler de cesvieilles souches usées ou recouvertes de noeuds, etqui ne donnent, en effet, que de faibles rejets. Saméthode tout entière est renfermée dans ce peu demots t Séparez les racines latérales des vieilles sou-ches', et enlevez tout ou partie de ces vieilles sou-ches. On ne peut nier que cette méthode ne doiveavoir de bons résultats dans le plus grand nombrede cas; mais il serait désirable qu’on fit encore desexpériences à cet égard. Voici celles qu’a bien voulunous faire connaître M. Guyet-Laprade, ex-conser-servateur des forêts à Bordeaux .
La première expérience qu’il a faite remonte à1780; elle fut exécutée sur un bois taillis en côte,anciennement établi; dont les souches étaient de
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La deuxième fut faite en 1788, sur un bois taillisappartenant à la commanderie de Make, communede Vayres. La troisième eut lieu, en l’an 4 , sur untaillis dépendant d’un bois national en Médcc. J.aquatrième enfin fut exécutée en 1808 sur une par-tie de futaie dépendant de la forêt royale de (.'nba-nac, dont on fit exploiter les arbres, partie d’aprèsl’ancien mode, et partie d’après la méthode de Guyotet de Richardot. «Le résultat de cette expérience,dit M. Guyet-Laprade, a été que tous les arbrescoupés suivant la dernière méthode se trouventremplacés par de très-belles cépées qui représententdes arbres de tige; tandis que les souches des arbrescoupés au-dessus de terre ont péri presque en tota-lité, puisqu’il en est à peine un dixième qui aitdonné quelques cépées, la plupart languissantes,lorsque les autres sont de la plus belle venue.
» C’est d’après ces expériences que nous avonsacquis l’intime conviction que la coupe d’une futaiepar son pivot est le seul moyen efficace de régénérerles bois, et d’obtenir de très-belles tiges propres àêtre élevées en futaie, moyen bien préférable auxsemis , toujours dispendieux et infiniment moinssûrs. »
M. Laprade, fort de trente ans d’observations etd’expériences pratiques, s’élève, contre la manièredestructive de couper les taillis et les futaies au-dessus de terre, et il ne fait aucun doute que lors-que les avantages de la méthode de Guyot serontconnus, on ne s’empresse de la mettre en pratiquedans toutes les forêts, soit de l’état, soit des par-ticuliers.
11 fait consister les avantages de cette méthodedans l’addition donnée à la longueur des pièces abat-tues, dans la supériorité des brins de recru , dans lamultiplication et le rajeunissement des cépées, dansla faculté qu’auront des racines devenues racinesprincipales de secondaires qu’elles étaient, de pro-duire et nourrir des brins de chêne propres à êtreélevés en futaie, puisque ces brins ne seront pointadhérens à de vieilles souches, et qu’ils présen-teront les mêmes effets que des brins de semences.
Il loue l’intention des rédacteurs de-l’ordonnantedans la disposition qui prescrit de couper les futaiesle plus près de terre possible; mais il pense quecette disposition laisse trop à l’arbitraire de l’ou-vrier et du marchand. Si l’intérêt de celui-ci estd’exécuter l’ordonnance, celui de l’ouvrier est des’en écarter: d’où il résulte que n’étant pas toujourssurveillé, cet ouvrier abat le plus d’arbres qu’il peutdans le moins de temps possible. Alors les souchesqu’il a mutilées et coupées en cul-de-lampe ou pied-de-biche, à un décimètre et plus au-dessus de terre,deviennent le séjour des eaux pluviales, qui pour-rissent le cœur de ces souches, et portent la mortdans toutes les parties de la végétation. S’il arriveque quelques-unes repoussent, elles ne produisentque de frêles drageons adhérens à l’écorce, sujets àêtre séparés de leur tronc par le moindre froisse-ment ou par les vents, et qui ne présentent jamaisque de mauvaises cépées peu propres à fournir anbon taillis. A la deuxième ou troisième révolution ,
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