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Tome second.
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Nous aVonS dit qu*il était nécessaire que la coupedensemencement fût mise en défends de la manièrela plus rigoureuse après la chute des faines qui en aprocuré le réen9emenéement, et quelle ne devaitêtre éclaircie que lorsquelle se trouvait peuplée,dans presque toutes ses parties, dune quantité suf-fisante de jeunes hêtres de 8 pouces à un pied dehaut. A cette époque, le semis a besoin dUn peuplus dair pour shabituer petit à petit à tempé-rature et pour ne point être étouffé, ce qui ârriverrait infailliblement et le ferait périr si on néclair-cissait pas un peu la coupe sombre.

Pour opérer cet éclaircissement, on enlève à-peu-près la moitié des arbres à semences , en prenant lesplus gros le semis est le plus abondant, et engénéral 011 opère de manière à mettre la coupe dansun état tel, que les arbres que lon conserve encorepour achever lensemencement ou pour protéger lejeune bois, se trouvent, autant que possible, à uneégale distance les uns des autres (1).

Mais comme pendant lhiver la neige empêche debien voir les jeunes plants, il faut, vers la fin de lau-tomne, avant que les feuilles soient tombées, mar-quer à la lige et à la racine, comme dans la coupedensemencement, tous les arbres qui devront êtreenlevés. On fait procéder, pendant lhiver, à la coupede cesarbres et àleur débit, et le bois se meten cordeshors de la coupe, dans les chemins et carrefours oudans les clairières ; on fait également mettre en or-dre les branches et les ramilles. Cependant si on nepeut, sans de grandes dépenses, faire transporter desuite hors de la coupe les bois abattus , on place lescordes de bois près des arbres tes tans, afin que lem-placement de ces cordes, qui naura pas été repeuplé,puisse recevoir un nouvel ensemencement à la pre-mière année de semence; mais, dans ce cas, il estnécessaire de faire transporter les cordes de bois etles branchages, soit en traîneaux sur la neige, lors-que cela est possible, soit au moins, si ce premiermoyen nest pas praticable, avant la feuillaison desarbres : autrement le transport ne se ferait quaugrand détriment du repeuplement. Si ce derniermoyen même nétait pas possible, on ferait lier enfagots toutes les ramilles, on les placerait sur lescordes de bois, et on tâcherait au moins dopérer en-tiètementla vidange de la coupe avant la Saint-Jean,afin que les jeunes plants qui étaient recouverts parles cordes puissent pousser à la seconde sève. Il péritsans doute beaucoup de plants qui étaient recou-verts par le bois abattu, lorsquon tarde aussi long-temps à effectuer la vidange; cependant jai remar-qué quil sen sauvait un assez grand nombre. Maissi le bois séjournait plus long-temps sur la coupe ,et quon ne pût lenlever que dans lautomne, laperte de tous les jeunes plants qui en seraient recou-verts aérait certaine. Cest pourquoi il faut absolu-ment' éviter un 'aussi long séjour, et quand on pré-yqït que transport nq pourra avoir lieu que danslautomne, on doit, aussitôt que les arbres sont

( 1 ) Nous a,vons djt que .le nombre des arbres) réservés, lorsde U œupq tl'epseqvcncçnie.ot. étqit as^ez ordjp^irement, dei5o'ai6o par tiécfàré : ainsi il resterait, àprqs la coifpe ctçire,de soixante-quinze à quatre-vingts arbres.

abattus , en faire déposer le bois dans les chemins oudans les places vagues, quand même cette opérationdevrait occasionner un peu de dépense. La coupedônt nous venons de parler sappelle coupe claire,de lallemand lichtscklag.

Je dois encore rappeler ici que la coupe claire nedoit pas être plus dégarnie que je ne lai indiqué. Sion la dégarnit trop en une seule fois, bientôt lesplantes nuisibles se montreront, le sol seva.dessé-ché pendant lété et trop profondément gelé pendantlhiver. La trop grande action du soleil frappera etdétériorera les jeunes plants qui-jusqualors crois-saient à lombre; le vent pourra disséminer lesfeuilles, et les gelées tardives du printemps pourrohtendommager le repeuplement. Ainsi , lots mêmeque la coupe serait complètement repeuplée idanstoutes ses parties et quelle naurait plus besoin desemences, encore faudrait-il ,se garder jde la tropéclaircir en une seule fois; il faut, amcpatraire; yconserver des abris suffisais parmi' lies 1 arbres, afinde prévenir lés conséquences fâcheuses que nous ve-nons détailler, tet qui sont dbublemeut àcraindrodans lés climats rigonréux, dans le voisinage desmarais, des fleuves et Üe la mer, et sur le penchantméridional des montagnes.

Si, après la coupe claire , il survenait une annéeabondante en faîriés, il serait à regretter que lacoupé fût tont-à-fait'fermée et quon ne pût jouirdçs faines, dautant que des Portes de coupas,sontordinairement très-riches en graines ; On pourradonc adjuger le droit de les ramassbr'j mais si on netrouvait point damateurs , on pourrait y introduireun troupeau de Cochons plusieurs fois pendant lasemaine , en ayant soin de le foire le matin et par lagelée ou un temps sec, de ne point laisser séjournerce troupeau à la même place, mais'de le chasser unpeu vite devant soi, afin qu'il riè puisse manger queles graines superflues , satuf 'pouvdir-rompre ou re-tourner les jeténés plants. Cependant p si on avait àcraindre que lon nobservât point les précautionsnécessaires pour la conservation du repeuplement,et que lavantage qui devrait résulter de cette intro-duction de porcs dans la cotipe claire ne fût pas engénéral dune grande importance, il serait alorsbien préférable den écarter tout-à-foit ces animaux.

La coupe claire resté dans cet état jusquà ce queles jeunes plants, qui'sont rarement de même hau-teur, aient atteint celle de 18 ponces à 3 pieds.Alors on procède à lenlèvement de tous les arbres ,à moins que les circonstances locales nexigent quilsoit réservé sur les lisières de la forêt, ou sur le borddes cheminV; quelques belles tiges qui puissentfournir à postérité des bois doeuvre de forte di-mension. Mais lorsque cela sest pas absolumentnécè'ssaire,'çt que la futaie de-hêtre a-été conduitejusquà uïl â|*e. qui-perrttette'dÿtVonver des. arbresdunè 1 grosseur suffisante pour lés oeuvres-auxquellesils doivent être employés, On he réserve aucun desanciens arbres, parce quils nuifaieht'plus à la 'jeuneforêt par leur ombragé, qàtils ne seraient profita-bles pâr laugmerftàtron de leür accroissement. Cetteco'ujfè, dans laqùéltëbtf «*lêfetous les;bois arrivésà leur période d'exploitation, on dans-laquelle on réserve que quelques arbres pètrr être coupés lprs