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Nous aVonS dit qu*il était nécessaire que la couped’ensemencement fût mise en défends de la manièrela plus rigoureuse après la chute des faines qui en aprocuré le réen9emenéement, et qu’elle ne devaitêtre éclaircie que lorsqu’elle se trouvait peuplée,dans presque toutes ses parties, d’une quantité suf-fisante de jeunes hêtres de 8 pouces à un pied dehaut. A cette époque, le semis a besoin d’Un peuplus d’air pour s’habituer petit à petit à là tempé-rature et pour ne point être étouffé, ce qui ârriverrait infailliblement et le ferait périr si on n’éclair-cissait pas un peu la coupe sombre.
Pour opérer cet éclaircissement, on enlève à-peu-près la moitié des arbres à semences , en prenant lesplus gros là où le semis est le plus abondant, et engénéral 011 opère de manière à mettre la coupe dansun état tel, que les arbres que l’on conserve encorepour achever l’ensemencement ou pour protéger lejeune bois, se trouvent, autant que possible, à uneégale distance les uns des autres (1).
Mais comme pendant l’hiver la neige empêche debien voir les jeunes plants, il faut, vers la fin de l’au-tomne, avant que les feuilles soient tombées, mar-quer à la lige et à la racine, comme dans la couped’ensemencement, tous les arbres qui devront êtreenlevés. On fait procéder, pendant l’hiver, à la coupede cesarbres et àleur débit, et le bois se meten cordeshors de la coupe, dans les chemins et carrefours oudans les clairières ; on fait également mettre en or-dre les branches et les ramilles. Cependant si on nepeut, sans de grandes dépenses, faire transporter desuite hors de la coupe les bois abattus , on place lescordes de bois près des arbres tes tans, afin que l’em-placement de ces cordes, qui n’aura pas été repeuplé,puisse recevoir un nouvel ensemencement à la pre-mière année de semence; mais, dans ce cas, il estnécessaire de faire transporter les cordes de bois etles branchages, soit en traîneaux sur la neige, lors-que cela est possible, soit au moins, si ce premiermoyen n’est pas praticable, avant la feuillaison desarbres : autrement le transport ne se ferait qu’augrand détriment du repeuplement. Si ce derniermoyen même n’était pas possible, on ferait lier enfagots toutes les ramilles, on les placerait sur lescordes de bois, et on tâcherait au moins d’opérer en-tiètementla vidange de la coupe avant la Saint-Jean,afin que les jeunes plants qui étaient recouverts parles cordes puissent pousser à la seconde sève. Il péritsans doute beaucoup de plants qui étaient recou-verts par le bois abattu, lorsqu’on tarde aussi long-temps à effectuer la vidange; cependant j’ai remar-qué qu’il s’en sauvait un assez grand nombre. Maissi le bois séjournait plus long-temps sur la coupe ,et qu’on ne pût l’enlever que dans l’automne, laperte de tous les jeunes plants qui en seraient recou-verts aérait certaine. C’est pourquoi il faut absolu-ment' éviter un 'aussi long séjour, et quand on pré-yqït que lé transport nq pourra avoir lieu que dansl’automne, on doit, aussitôt que les arbres sont
( 1 ) Nous a,vons djt que .le nombre des arbres) réservés, lorsde U œupq tl'epseqvcncçnie.ot. étqit as^ez ordjp^irement, dei5o'ai6o par tiécfàré : ainsi il resterait, àprqs la coifpe ctçire,de soixante-quinze à quatre-vingts arbres.
abattus , en faire déposer le bois dans les chemins oudans les places vagues, quand même cette opérationdevrait occasionner un peu de dépense. La coupedônt nous venons de parler s’appelle coupe claire,de l’allemand lichtscklag.
Je dois encore rappeler ici que la coupe claire nedoit pas être plus dégarnie que je ne l’ai indiqué. Sion la dégarnit trop en une seule fois, bientôt lesplantes nuisibles se montreront, le sol seva.dessé-ché pendant l’été et trop profondément gelé pendantl’hiver. La trop grande action du soleil frappera etdétériorera les jeunes plants qui-jusqu’alors crois-saient à l’ombre; le vent pourra disséminer lesfeuilles, et les gelées tardives du printemps pourrohtendommager le repeuplement. Ainsi , lots mêmeque la coupe serait complètement repeuplée idanstoutes ses parties et qu’elle n’aurait plus besoin desemences, encore faudrait-il ,se garder jde la tropéclaircir en une seule fois; il faut, amcpatraire; yconserver des abris suffisais parmi' lies 1 arbres, afinde prévenir lés conséquences fâcheuses que nous ve-nons dç détailler, tet qui sont dbublemeut àcraindrodans lés climats rigonréux, dans le voisinage desmarais, des fleuves et Üe la mer, et sur le penchantméridional des montagnes.
Si, après la coupe claire , il survenait une annéeabondante en faîriés, il serait à regretter que lacoupé fût tont-à-fait'fermée et qu’on ne pût jouirdçs faines, d’autant que des Portes de coupas,sontordinairement très-riches en graines ; On pourradonc adjuger le droit de les ramassbr'j mais si on netrouvait point d’amateurs , on pourrait y introduireun troupeau de Cochons plusieurs fois pendant lasemaine , en ayant soin de le foire le matin et par lagelée ou un temps sec, de ne point laisser séjournerce troupeau à la même place, mais'de le chasser unpeu vite devant soi, afin qu'il riè puisse manger queles graines superflues , satuf 'pouvdir-rompre ou re-tourner les jeténés plants. Cependant p si on avait àcraindre que l’on n’observât point les précautionsnécessaires pour la conservation du repeuplement,et que l’avantage qui devrait résulter de cette intro-duction de porcs dans la cotipe claire ne fût pas engénéral d’une grande importance, il serait alorsbien préférable d’en écarter tout-à-foit ces animaux.
La coupe claire resté dans cet état jusqu’à ce queles jeunes plants, qui'sont rarement de même hau-teur, aient atteint celle de 18 ponces à 3 pieds.Alors on procède à l’enlèvement de tous les arbres ,à moins que les circonstances locales n’exigent qu’ilsoit réservé sur les lisières de la forêt, ou sur le borddes cheminV; quelques belles tiges qui puissentfournir à là postérité des bois d’oeuvre de forte di-mension. Mais lorsque cela s’est pas absolumentnécè'ssaire,'çt que la futaie de-hêtre a-été conduitejusqu’à uïl â|*e. qui-perrttette'd’ÿ’tVonver des. arbresd’unè 1 grosseur suffisante pour lés oeuvres-auxquellesils doivent être employés, On he réserve aucun desanciens arbres, parce qu’ils nuifaieht'plus à la 'jeuneforêt par leur ombragé, qàt’ils ne seraient profita-bles pâr l’augmerftàtron de leür accroissement. Cetteco'ujfè, dans laqùéltëbtf «*lêfetous les;bois arrivésà leur période d'exploitation, on dans-laquelle onné réserve que quelques arbres pètrr être coupés lprs