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réglées seront d’autant plus assurés qu’on les exploi-tera par éclaircie, d'après les règles qui ont été ex-pliquées pour les futaies de bois à feuilles , et xPanprès celles à-peu-près semblables, quirvont être'détaillées dans la seconde partie de ce titre pour lesforêts résineuses.
M Hartig me fournira encore sur cet objet laressource de ses savantes instructions.
Cet-auteur pense qu’on lie doit pas chercher à ef-fectuer tout d’un Coup le changement d 'exploitationqu’il propose. Ow ne peut l’opérer que petit à petitet le meilleur- mdÿen pour y parvenir consiste à enlever d’abord , sur les cantons pourvus d’un recrusuffisant, tous les arbres arrivés ou sur le point d’ar-river au terme de leur exploitation, en. prenant lesprécautions indiquées à cet égard. Après cette preniière opération, les brins restans seront éclairciscoupes pariconpes, à mesure qu’ils grandiront etqu’ils exigeront plus d’espaces Quant aux besoins dela consommationpon cherchera d’y pourvoir, d’a-bord par Vexploitation des vieux arbres qui se trou-veront, comme on vient de le dire, sur les cantonssuffisamment pourvus de jeunes plants, et ensuitepar les éclaircies périodiques que l’on fera dans lesanciens districts. Ces propositions seront suffisam-ment développées dans la partie suivante de ce titre
Seconde Partie* -— De l’exploitation par éclaircie
et coupes périodiques des bois résineux en gé-néral. . ,1
Chapitre 111. — Observations préliminaires sur cetobjet.
Nous venons de faire connaître les caractères prin-cipaux qui distinguent le système des éclaircies d’a-vec les coupes par pieds d’arbres en jardinant, etuous avons suffisamment prouvé que si le premiermode devait être employé dans les futaies, ce devaitêtre principalement dans celles des arbres résineuxOn a vu que, dans ce mode , les forêts doivent êtredivisées par coupes comme dans les forêts exploitéespar contenance. Ainsi, les forêts résineuses que l’onsoumettra au système des éclaircies périodiques seront aménagées d’après des principes analogues,c’esl-à-dire que si l’aménagement est fixé à îqoans, et que la forêt puisse fournir une coupe chaqueannée, on la divisera en cent quarante coupes; maisau lieu d’enlever en une seule fois tout le bois d’unecoupe, comme cela se fait dans l 'exploitation parcontenance à tire et aire, on ne le fera qu’en plu-sieurs fois , pour laisser au terrain le temps de serepeupler par les semences des arbres réservés jus-qu’à la coupe définitive.
Toutes les forêts résineuses peuvent s’exploiterpar éclaircie , et c’est le mode indiqué par M. Har-tig ; cependant les forêts d’épicéa s’exploitent assezgénéralement en Allemagne par coupes étroites età blanc, de manière qu’elles puissent se repeuplerpar les semences que le massif restant envoie sur lapartie exploitée.
Quoique les principes généraux de l ’exploitationpar éclaircissement s’appliquent à toutes les forêtsrésineuses, il y a néanmoins des modifications à,Qbcserver à l’égard de ces forêts , comme, à l’égard,de
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celle*' qui sont peuplées de bois à feuilles , suivantles espèces et l’état des bois dont ollns sorit compo-ses. Nam9 allons tkiro connaître les instructions deM. Hartig sut ces divers objets (tp, et-nous'y ajou-terons quelques observations de M. de BtWgedorf.-
Chapitre IV. De l'exploitation des forêts de sapincommun ( 2 ).
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\ i cr . De la manière d’exploiter les forêts de cettecspèçe , qui sont dans un état serré et arrivées àl’âge dette abattues , pour en opérer le réense-mencement naturel et y favoriser par. la. suite, au-tant que possible, l’éducation et l’accroissementdu nouveau recru.
Quand, dit M. Hartig, une^ forêt dé sapin com-mun est arrivée à l’âge où il convient d’en faire lacoupe, et que l’on veut y favoriser le repeuplemantpar l’ensemencement naturel pendùmt Vexploita-tion , on doit alors observer exactement- toutes lesrègles que nous avons données pour Vexploitatianpar éclaircissement des forêts ,de bêtré^, parce queles forêts de sapin commun doivent être traitées ab-solument de la même manière. On commence doncl 'exploitation par la partie de fa forêt qui présentele bois le plus âgé ou dont la croissance est le plusralentie, et ou dirige les coupes vers l’ouest ou lesud-ouest , ou le nord-ouest , de manière qvfellessoient abritées des grands vents par U, pacçie.res-tante de la forêt. On observe aussi ce qui a été dità l’égard des forêts de hêtre dont une partie se trouvesituée en montagne, c’est-à-dire qu’il faut com-mencer la coupe par cette partie lorsqu’on est dansle cas de faire descendre le bois en traîneaux, Ou enle faisant glisser jusqu’au bas de la montagne, etqu’il est impossible de le transporter par voiture* del’endroit même où il a cru. Cette précaution est né-cessaire, parce que si on commençait Y exploitationpar le pied de la montagne, le passage des arbres,en descendant, ferait beaucoup de tort au jeunerecru qui se serait montré dans les coupes infe-rieures.
Alors on met petit à petit la forêt ou le cantonde la forêt qu'on doit exploiter dans L’état d’unecoupe d’ensemencement, où l’on réserve , parmi lesarbres les plus brauchus et les plus robustes, nunombre de porte - graines tel qu’il y ait un espacede G à 8 pieds de Vextrémité des branches de l’unaux branches de l’autre (3). La coupe mise dans cetétat, on en attend le réensemencement naturel, etlorsqu’il a eu lieu on fait traîner sur toute la coupe
(t) J’ai traduit ces instructions, ainsi que celle9 qui ppjçè-deftt, sur lés irtiénagemens , de l'ouvrage de M. Harijg,ayant pour litre: fehrbuch fur [cerner , Instructions poiiriesgardes, ; . i . tu* -• ' mv -
(ACoromeJes ambres résineux soitt désignés sous plusieursnoms , suivarrt les - diverses localités, je rappellerai la syno-nymie des principales espèces dont il sera question dans, ceMémoire » en cpinroerqant ici par le Sapin commun. Cetarbre est çomm aussi sous le» noms de sapin blanc , desapin argenté, de sapin de tformandie et de sapin à feuillet,A 'if. Abies alba (Juss.) ,pirius abies (du Roi ), abieslia, abies «rpènléa. é s>: t ’
(i) Ce sont à-peu-près deux cents résehrèsf-par hectare.