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Tome second.
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des bourrées d’épines pour en terrer lesgraines; aprèsquoi, on met cette coupe en défends} mais si la se-mence était tombée en automne avant l’époque deL 'exploitation, qui n’aurait lieu que dans i’hiver onau printemps suivant, il serait alors inutile de fairetraîner des épines sur le parterre, parce que le tra-vail de Vexploitation suffirait pour enterrer les grai-nes et les faire entrer dans la mousse.

On laisse la coupe dans cet état jusqu’à ce queL’ensemencement soit complet , et qu’il ait de 3h 4 ans : alors on enlève, autaht que possible,par la neige, environ la moitié des arbres à semen-ces réservés , en prenant de préférence lespluS forts,et on observe du reste toutes les règles concernantla coupe claire, afin d’épargner les jeunes plants;enfin , lorsque le repeuplement a de 9 à 12 pouces( 24 à 3 a centim. ) de haut, on procède à l’enlève-ment définitif de tous les vieux arbres restés sur lacovpe, parce qu’alors la forêt naissante est assezforte pour supporter la température, et qu’en re-tardant cet ènlôvenlent on lui ferait beaucoup detort pabla chute des arbres, ainsi qne par leur ex-ploitation et leur transport.

On laisse la jeune fdrèt en défends jusqu’à ceu’elle soit assez élevée pour n’avoir plus à crain-te de la présence des bestiaux , et lorsqu’elle a4o ans on commence, pour la première fois, à ladébarrasser des bois étouffés.

Après cette première éclaircie , il reste ordinaire-ment de 4 i 5 oo à 5,000 bpaux brins par hectare.Le bois étôuffé qu’on a enlevé , consiste en perchesminces, qui peuvent être utilement employées àfaire des échalas pour la vigne et le houWou , et àfaire des rames. On l’èinploie aussi pour le chauf-fage , à faire du charbon et à plusieurs autresusages ^économiques.

Par la suite, on répète de 20 en 20 ans le mêmeenlèvement de bois étouffés. Il s’exécute de ma-nière à laisser par hectaré 1 ; savoir , lors de l’é-clsircie qui se fait à 60 ans, de 1 ,500 à 2,000 desplus beaux brins ; lors de celle qui se fait à 80ans, de 800 à 1,000 brins; et lors de l’éclairciequi a lieu à 100 ans , de 600 à 800 , toujours desplus beaux brins qui restent, jusqu’à 120 ans ,époque de l ’exploitation (1) Mais quand l’aména-gement doit être prolongé jusqu’à 14O, 160 ou 180ans, on continue les éclaircies de manière à laissertoujours parmi les plus beaux arbres ; savoir, à 120ans, de 5 oo à 600 tiges par hectare ; à 140 ans , de4oo à 5 oo tiges ; et à 160 ans , de 800 à 400 ; aprèsquoi , on procède à la coupe dite de réensemence-ment , comme il a été dit précédemment.

Comme j’ai déjà fait connaître tous les avantagesqui résultent des éclaircies bien exécutées, et quej’âi aussi indiqué toutes les précautions à prendre, jene les répéterai point ici, je ferai seulement observerque, dans les climats rudes et sur les mauvais ter-rains, la première éclaircie doit souvent être retar-dée jusqu’à 5 o ou 60 ans, et qu’en général on doitdifférer cette éclaircie jusqu’à ce que les plus fortes

(0 On ne doit pas perdre de vue qu’il sfngît d'une forêtdans un état serre.

tiges,-parmi celles dominantes, aient, dans les cli-mats tertipérés , de 5 à 6 potices de diamètre, me-surées près de terre , et dans les rlimats plus rudes,de 6 à 8 pouces aussi de diamètre. Ce serait ha-sarder que de commencer plus tôt les éclaircies;mais quand les brins ont acquis la force dont ouvient de parler , on peut et on doit même débarras-ser la forêt des bois étouffés, morts et dépérissans:alors cette éclaircie, exécutée d’après les règles qu’ona données, produira les effets lest plus avantageux ,en favorisant la croissance des beaux brins, et enmettant un obstacle ù la multiplication des in-sectes , par l’enlèvement des bols dépérissans qui lesfavorisent.

M. de Burgsdorf estime qu’il faut attendre 6 ansavant qu’une coupe de sapins soit repeuplée et garniede plants qui puissent se passer d’ombre et d’abri :d’où il suit qu’on ne peut opérer la coupe définitivesur un canton que 6 ans après la coupe de réense-mencement : or, il convient, ponr établir l’ordredans une forêt de Cette «attire, pour avoir , chaqueannée, à-peu-près la même quantité de bois, decommencer les exploitations sur une étendue égaleà six coupes annuelles. An bout de 3 ans , onajoute, chaque année, la valeur d'une coupe an-nuelle ; de telle manière qu’en 6 ans l’ordre estétabli, puisqu’on peut annuellement enlever lereste des vieux arbres sur l’étendue d’une coupe ,tandis qu’on en entame uneautre. Ori aufa donc tou-jours la valeur de huit coupes en exploitation, poury prendre lesbois dont on aura besoin chaque année.

D’après cette observation , c’est le temps présuménécessaire à une coupe pour se repeupler, et auxjeunes plants pour se passer d’ombre, qui peut dé-terminer le nombre des coupes annuelles sur les-quelles les exploitations doivent se faire à-la-fois.M. de Burgsdorf dit qu’il faut 6 ans aux jeunes sa-pins pour pouvoir se passer d’ombre ; mais M. Har-tig borne ce temps à 4 ans. Dans ce dernier cas, eten supposant que les coupes se repeuplassent dès lapremière année , il 11e faudrait commencer l 'exploi-tation de la forêt que sur mi espace de quatre coupesau lieu de six.

§ 2. De la manière de traiter et de repeupler les fo-rêts de sapin commun , qui, arrivées au tenjie de

leur exploitation, ne sont plus dans un état serré.

M. Hartig dit que l’ exploitation et lê rétablisse-ment des forêts de sapin , qui ne sont plus dans unétat serré, doivent se faire d’après les règles qu’il adonnées en pareil cas pour les forêts de hêtre. Ousait, en effet, qu’il y a beaucoup de futaies qui, pourn’avoir pas été traitées d’après le système des éclair-ciersq du pour avoir été mât gouvernées, se trouventclair-semées , et 11e présentent point cette consis-tance serrée'qui est si importante poué la prospéritéde la forêt. Dans ce cas , il est difficile et souventimpossible d’en opérer le repeuplement naturel parla coupe de réensemencement, parce qu’il se trouvedes vides qui rie recevraient point de semences,parce qùe beaucoup d’arbres étendent considérable-ment leurs branchés tout près de terre,-et qné) d’unautre côté , le sol se trouve occupé en pluri'eùri èii-«