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pendant 100 ans, on aura une progression géomé-trique croissante, dont le premier terme sera un; lesecond, 33 ,000,000; le troisième, le carré de cettesomme; le quatrième, son cube, et ainsi de suite àl’infini. Voilà une fécondité effrayante, qui pour-rait faire conclure qu’une seule de ces semencespourrait, après la révolution de plusieurs siècles,fournir de quoi couvrir la terre des seuls arbres deson espèce; mais un nombre presque infini d’acci-dens s’y opposent, et font que de presque toutes lessemences abandonnées à elies-mêmes, il en périraune grande quantité contre un très-petit nombre quidonne lieu à la reproduction.
FEMELLE, du latin femina, femme. Animaldestiné par sa nature à concevoir et à produire sonsemblable.
( Botanique . ) Plante ou jleurfemelle, celle qui,dépourvue d’étamines, n’a que l’organe sexuel fé-minin, c’est-à-dire un ou plusieurs pistils,
FENDEUR. C’est un ouvrier employé à faire dubois de fente. V. Fente.
FENDILLE. Ecorce fendillée, cortex rimulosus,celle qui a beaucoup de petites fentes ou crevasseslongitudinales.
L'ENTE DES ARBRES. Plusieurs causes occa-sionnent la fente des arbres, soit sur pied , soit lors-qu’ils sont abattus.
A l’égard des arbres sur pied, les causes les plusordinaires qui les font fendre sont le vent, les ge-lées , la foudre, la surabondance de la sève, l’àge del’arbre.
i°. Le -vent, en agissant sur les grosses branches,les fait éclater à leur aisselle, et la fente qui en ré-sulte traverse toujours le tronc. Les arbres fourchuset certaines espèces, telles que le robinier, l’ay lante,le cerisier, sont principalement dans le cas d’êtrefendus de cette manière.
2 0 . Les fortes gelées occasionnent quelquefois lafente d’un grand nombre d’arbres, et l’on peut com-parer cet effet à celui qui est produit par la gelée surune futaille remplie d’un liquide dont la congéla-tion, augmentant le volume, fait éclater le vaisseau.C’est en effet parce que la sève éprouve la mêmeaugmentation de volume, qu’elle produit la fente del’arbre. M. Bosc rapporte qu’il a eu occasion d’en-tendre une fois le craquement de milliers d’arbresdans une futaie, qui se fendaient par cette cause.Cette sorte de fente ne traverse jamais l'arbre de parten part, et il est probable qu’elle va rarement jus-qu’au centre; mais, dans les froids rigoureux, lafente prend depuis l’enfourchement des branches etse prolonge jusqu’aux racines; elle présente souventplusieurs lignes de diamètre dans les jeunes sujets,et sur les vieux troncs elle est proportionnée à leurgrosseur. Au dégel, dit l’abbé Rozier, tout reprendsa forme, et à peine dans les jeunes arbres aperçoit-on les vestiges de cette fente perpendiculaire. Dansla suite, elle est recouverte par l’écorce, dont lesdeux bords ou lèvres s’identifient et se greffent l’undans l’autre; mais la division du bois reste toujoursla même, et la réunion des deux lèvres forme unearête sur le tronc.
Ce savant a observé que, dans les grands froidspendant lesquels il y a plusieurs dégels et plusieurs
reprises alternatives du froid, la fente dont il s’agitse formait au premier dégel, et qu’au second ellerestait entr’ouverte. N’est-ce pas, ajoute-t-il, parrapport à cette circonstance que les noyers éclatésen 1709 ont conservé cette fente, et que les deuxbords de l’écorce n’ont pu la recouvrir? Il a remar-qué que la fente ne s’opérait point du côté du nord,et qu’elle avait toujours lieu au soleil de midi ou dedeux heures. 11 en donne pour motifs que l’arbre seresserre par le froid plus dans la partie du nord quedans toute autre; qu’au midi, au contraire, l’humi-dité est plus extérieure et en plus grande quantité,parce que dans le jour les rayons du soleil fontcouler l’eau glacée dans les parties supérieures;que d’ailleurs le soleil pénètre, du côté du midi,l’écorce, le bois, et en ouvre les pores; que la con-traction ayant lieu du côté du nord, elle tire à elledes deux côtés et avec égale force les parties relâ-chées par la chaleur. Ces parties cèdent à cette forcesans cesse agissante, et la fente s’exécute en un clin-
d’œil. 4
Si pendant le froid, le ciel est toujours couvert, lephénomène sera beaucoup plus rare; mais il auraégalement lieu si le froid est très-rigoureux, parceque la partie du midi du tronc de l’arbre est tou-jours plus relâchée qu’aucune autre, parce que lepoint premier de la crispation est au nord , et qu’ils’étend sur les deux côtés.
Ou ne connaît aucun remède à cet accident : rare-ment un arbre ainsi fendu prospère ; il végète d’unemanière triste et languissante.
3 °. La foudre, en tombant sur les arbres, les fendtrès-souvent dans toute leur longueur.
4 °. La surabondance de la sève fait déchirer l’é-corce des arbres dans une direction perpendiculaire,et cet accident arrive pour l’ordinaire aux arbresque l’on taille dans l’été, à ceux qui sont fréquem-ment arrosés, dont la sève superllue ne peut êtredissipée par les branches et par les feuilles au mo-ment de la transpiration ; ce qui contraint l’écorce àéclater dans les endroits les plus amincis et les plusdélicats. L’application de l’onguent de Saint-Fiacreest très-bonne pour opérer la cicatrice de cette plaie,qui se fait à la longue, au moyen d’un bourrelet.Lorsque la texture du bois a été attaquée, elle ne serégénère cependant pas; mais comme cette portionfinit par être recouverte par l’écorce et qu’elle estmise à l’abri de l’air, la partie affectée ne pourritplus. Toutefois, il s’établit quelquefois le long de lafente des amas de sève extravasée, d’où résultent deschancres pernicieux.
5 °. Les arbres d’un certain âge ont l’écorce toutefendillée, sans qu’il en résulte des dangers. Les par-ties mortes de l’écorce sont formées par plusieursfeuilles d’épiderme, qui ont éclaté successivementà la même place; mais un nouvel épiderme a rem-placé celui qui avait éclaté, et l’écorce entière nesouffreplus de ces éclats partiels. Les fentes sont per-pendiculaires toutes les fois que des nœuds n’enchangent pas la direction, et la cause en est sensible,c’est que l’épiderme a moins d’adhérence dans salongueur que dans sa largeur.
Les fentes des arbres ne se soudant jamais, lebois de ceux qui en ont éprouvé devient impropre à