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raient être vendus qu’après avoir pris l’avis desadministrations. V. Bail, Domaines nationaux,Fermier .
FERMIER. C’est celui qui tient un domaine àbail.
Fermiers des domai.ves et Bors. Il leur était dé-fendu de chasser dans les biens qu’ils tenaient àferme. (Arr. du Cons. du 3 octobre 172-2 )
Les obligations des fermiers de bois du domainesont en général les mêmes que celles des adjudica-taires. V. Adjudication.
Le fermier d’un bois domanial, qui vend unecoupe dans ce bois sans l’autorisation de l’Admi-nistration, est responsable de cette contravention etdu fait des acheteurs. ( Arr. de la C. de cass ., du8 novembre 1811.)
Il doit faire sa déclaration de volonté d’abattre,conformément à la loi du 9 floréal an 11 et au dé-cret du >5 avril 1811. {Arr. du 17 mai 1816.)
Une amnistie accordée pour délits forestiers n’estpoint applicable aux malversations commises par unfermier dans les bois domaniaux dépendant de saferme. {Arr. du 23 novembre 1810.)
Les dilticultés relatives à l’application et à l’exé-cution des baux, ainsi qu’aux comptes à régler avecles fermiers, sont du ressort des tribunaux ordi-naires. {Ord. du 2.5 jévrier 1818.)
Fermiers de domaines situés près des forêts.Ils sont responsables des délits commis par leurs pâ-tres. Y. Bestiaux, Responsabilité.
Fermier de la pêche. V. ce mot dans le Dic-tionn. des Pêches.
FERREMENS. On donne ce nom à tous les ins-trumens de fer qui servent à l’exploitation des bois.
Pour distinguer ceux qui sont permis d’avec ceuxqui sont prohibés, V. Cognée, Outils, Scie, Serpe .
La proclamation du roi, du 3 novembre 1789, dé-fend aux usagers de se servir de ferremens, mêmede crochets, à peine d’amende et de confiscation,pour enlever le bois sec et gisant auquel ils ont droit.
FERTILE, FERTILITÉ. C’est le contraire destérile, stérilité. On dit qu’une terre est fertilelorsqu’elle donne constamment de bonnes récoltes,et qu’une année est fertile lorsque les productionssont plus considérables qu’à l’ordinaire.
Une année de fertilité des grands arbres aban-donnés à eux-mêmes est presque toujours suivied’une ou de deux années de stérilité : c’est ce qu’onappelle des récoltes biennes ou alternes. Dans lesforêts, on ne compte même qu’une année fertile engraines, glands et faines, sur cinq années. 11 paraîtque les arbres, épuisés de leurs sucs nourriciers parune production excessive , ont besoin de repos.
FETES ET DIMANCHES. L’ordonnance de1669, tit. X\ , art. 49 j fait défenses aux marchandset à tous autres de travailler, les jours de fête, dans lesventes ouvertes, et d’enlever aucun bois, sous peinede 100 fr. d’amende. Ces défenses sont renouveléespar le cahier des charges.
L’art. 4 du tit. XXXI fait défense de pêcher lesjours de fête , à peine de 4 o fr. d’amende.
FEU. Ce mot vient du latin focus, dérivé du grecfôgâ> brûler. Ce qu’on appelle vulgairement feun’est autre chose qu’un corps embrasé, dont les
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parties se désunissent et s’évaporent en fumée, enflamme, en vapeur, etc.
Les anciens physiciens regardaient le feu commeun élément, parce qu’ils le confondaient avec le ca-lorique, qui est un de ses principes. Les chimistesmodernes y distinguent deux objets , le calorique etla lumière. Un corps peut être lumineux sans êtrechaud , il peut émettre de la chaleur sans être lu-mineux; mais la réunion du calorique et de la lu-mière simultanément sensibles, constitue ce qu’ondoit appeler feu.
Le calorique est un fluide très-subtil, très-rare,très-élastique, qui se trouve par-tout, qui pénètretous les corps avec plus ou moins de facilité , et quitend, lorsqu’il est libre, à se mettre en équilibre danstous. Seul, il suffit pour échauffer les corps; maisseul il ne suffit pas pour les brûler : il faut qu’il soitaidé par un autre fluide , qui est l’air pur , l’oxy-gène ; et le concours de ces deux fluides ne suffitmême pas, si leur action n’est excitée par quelquesmoyens, tels que le choc ou le frottement des corpssolides, la fermentation ou l’effervescence, la réu-nion des rayons solaires, l’électricité , etc.
Nous devons borner à ce peu de mots ce que nousavons à dire de la nature du feu. Quant à la néces-sité de se procurer les matières propres à lui servird’aliment, elle est tellement liée à notre existence,que l’on ne peut concevoir la possibilité de s’y sous-traire. La cuisson de nos alimens, la préparation desmétaux et d’une foule de matières employées dansles arts, enfin les rigueurs du froid, rendent l’usagedu feu indispensable.
C’est le bois qu’on emploie le plus communémentpour entretenir le feu , parce qu’il a toutes les qua-lités désirables pour cet objet ; le charbon de terre lesupplée dans quelques lieux et quelques cas. Quantau charbon de bois , on l’emploie aussi; mais il nediffère du bois que parce qu’il a perdu quelques-unsde ses principes par un commencement de com-bustion.
Les mêmes propriétés qui rendent le feu d’une sigrande utilité à l’homme, deviennent aussi la causedes plus fâcheux événemens. Nous ne parlerons quede ceux qui concernent les forêts , en rappelant lesdispositions réglementaires qui ont pour objet deprévenir ces événemens.
I. L’ordonnance de i 5 i 8 défendait de porter feuès forêts, le réglement de i 584 contenait la mêmedéfense, celui du 18 décembre 1601 , pour la forêtde Mouillière , défend de mettre le feu aux bruyè-res plus près que demi - lieue des forêts; l’arrêtdu conseil, du 9 novembre 1 665 , défend à tous pâ-tres et autres personnes d’allumer aucun feu dans lesforêts , à peine du fouet.
II. L’ordonnance de 1669 a abrogé tous droits defeu et de loge que les particuliers ou communautéspouvaient avoir dans les forêts royales ; elle fait dé-fenses à toutes personnes d’y porter et allumer dufeu, en quelque saison que ce soit, ainsi que.dans leslandes et bruyères qui en dépendent, et dans les boisdes communautés ou des particuliers, à peine de pu-nition corporelle et d’amende arbitraire, outre laréparation des dommages que l’inceudie pourraitavoir causés, et dont les communautés et autres qui
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