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rebuter tous les arbres noueux et ceux qui ont leursfibres très-torses.
Les bois rustiques et très-forts sont rarementpropres à la fente, parce que la direction de leursfibres n’est pas ordinairement droite et régulière.
Les bois gras se fendent assez bien, pourvu qu’ilsne soient pas secs ; car Lorsqu’ils ont perdu toute leursève ils deviennent cassans. Les marchands ontgrand soin de faire fendre leurs bois aussitôt qu’ilsont été abattus, parce, que, i°. alors ils se fendentrégulièrement et sans qu’aucune pièce se rompe;2°. les fentes qui se forment dans les bois qui se sè-chent leur occasionneraient un déchet considérable ;3 °. l’aubier du bois vert se fend très-bien , et l’onpeut en passer une partie avec le bon bois, au lieuque cet aubier devient en pure perte quand le boisest trop sec ; 4°. si l’on fend une grosse bille de boisgras anciennement abattu , la circonférence de lapièce a peine à se fendre régulièrement; mais lecentre conserve ordinairement assez de sève pourqu’on puisse le bien fendre.
Ce qui rend l’exploitation de la fente avanta-geuse, c’est qu’on trouve à employer pour différensouvrages les billes de toute longueur; savoir, de6 pieds (2 mèt. ) pour les échalas d’espaliers ; de4 pieds et demi (un mèt. et demi) pour les échalasdes vignes; de 4 pieds (i 3 décim.) pour la latte; de
3 pieds et demi ( 16 centim. ) pour le merrain desdemi-queues; de 2 pieds a pouces (70 centim. ) pourleur enfonçure ; de 2 pieds (65 centim.) pour lesbarres; de 18 pouces (48 centim.) pour le palisson;de 8 pouces (21 centim.) pour les chevilles de ton-neliers , etc. En conséquence, on peut tirer parti desbilles assez courtes qu’on lève, soit entre deux bran-ches , soit entre deux nœuds.
Les outils des fendeurs consistent en un atelier auselle à fendre, une masse ou mailloche, un coulrequi a deux biseaux d’un fer acéré et tranchant , de
4 pouces de largeur, un grand contre, dont le fer estde 3 pouces plus long que l’autre et n’a qu’un seulbiseau, le manche 18 pouces de longueur, et faitl’usage d’une hache à main, une cognée, des coinsde bois dur, des scies en passe-partout, et des coinsde fer.
FÉODALITÉ. Qualité de fief. Ce mot signifieaussi la foi et hommage. V. Fief.
Le décret du 2.5 août 1792, sanctionné le 28 dumême mois, a supprimé sans indemnité tous lesdroits féodaux ou censuels, toutes les redevancesseigneuriales annuelles, les droits de péages, de bacset voitures d’eau , etc. V. au Dépôt des lois,n°. it. 5 o.
La loi du 28 août 1792 , sanctionnée le 14 sep-tembre, a rétabli les communes et les particuliersdans les propriétés et droits dont ils avaient été dé-pouillés par l’effet de la puissance féodale . Y. cetteloi au Recueil ; et pour l’application qui en a étéfaite aux communes , V. Commune.
Les rentes foncières créées par des contrats mé-langés de féodalité sont abolies. ( Arr. de la C. decass., du 25 janvier 1820. )
FER, du latin ferrum. C’est, après l’étain, lemétal le plus léger ; il est très-tenace, très-dur à
fondre , très-combustible , attirable à l’aimant, et ila la propriété de décomposer l’eau et de s’unir aucharbon, qui le convertit en acier.
Le fer est le plus utile de tous les métaux, et celuiqui intéresse le plus les arts.
Le fer, ainsi que les autres métaux, se trouvedans la terre.
En France , la majeure partie des mines de fersont celles qu’on appelle d’alluvion; elles sont for-mées par des grains d’oxyde jaune mêlés d’argile etd’un petit nombre d’autres substances.
On fait fondre la mine à travers des charbons dansdes hauts-fourneaux, et on coule le fer fondu dansun canal ouvert, dont il prend la forme en se refroi-dissant. De longues pièces de 1er ainsi conditionnéess’appellent gueuses.
Comme il s’en faut bien que la séparation des par-ties hétérogènes soit parfaite, on aftine ce fer en lefondant de nouveau; l’opération se peut renouvelertant qu’on le juge à propos.
La fonte de fer est cassante, très-dure, incapable,lorsqu’elle est froide, de prendre des formes sous lemarteau. Il faut la faire chauffer et la marteler à dif-férentes reprises, pour lui faire perdre l’excès de car-bone et les matières étrangères qu’elle contient.C’est le but du travail de la forge d’où sort le fer.
La fabrication du fer est d’un grand intérêt pourles produits forestiers; mais la trop grande multi-plication des fourneaux et des forges amènerait laruine des forêts et une excessive augmentation dansle prix du bois. Aussi les agens forestiers sont-ilsappelés à donner leur avis sur les établissemens dece genre : c’est la disposition textuelle de l’art. 74de la loi du 21 avril 1810, concernant les mines,minières, fourneaux, forges et usines. V. cette loi.
FER DE BÊCHE. C’est la portion de bêche quiagit. Quand on dit : travailler la terre de la longueurd’un fer de bêche , c’est la labourer de 8 à 10 poucesde profondeur, hauteur ordinaire d’un fer de bêche;de deux fers de bêche, c’est le double.
FERME. Mot dérivé du latin Jirma, et quisignifie la convention par laquelle le propriétaired’un héritage, d’un droit, en abandonne la jouis-sance à quelqu’un pour un certain temps et moyen-nant un certain prix.
Ferme se dit aussi de la chose elle-même donnéeà ferme , et dans ce sens il s’entend des métairies etdes autres héritages!
L’ordonnance de 1669, tit. II, art. 18, défendaitaux officiers des eaux et forêts de tenir aucuneierme des seigneurs, communautés ou particuliers,directement ou indirectement.
L’art. 18 du tit. XXA II de la même ordonnancedéfend de construire des fermes dans l’enclos, auxrives et à demi-lieue des forêts, sous peine d’amendeet confiscation du fonds et des bàtimens.
Mais cet article 11’est pas toujours observé, etl’on a souvent autorisé la construction de maisonsdans la distance qui est ici prohibée.
La loi du 19 juillet 179 l a ordonné que les petitestermes, métairies ou autres domaines de 5 o arpenset au-dessous, enclavés dans les forêts, ne pour-