FEU
a annulé un arrêt de la cour criminelle du Mont-Tonnerre , du 20 décembre 1806, et l’arrêt confir-matif de la cour criminelle de Rhin-et-Moselle , du18 avril 1809. (Arr. du?t \ janvier 1811.)
Un arrêt de la cour de justice criminelle du dé-partement du \ar, du 17 mai 181 ! , avait jugé quela peine portée par l’art. 12 du tit. XXXII de l'or-donnance de 1669 , n’était pas encourue par un par-ticulier qui avait été surpris se disposant à chargersur des bêtes de somme un tas de feuilles mortesqu’il avait ramassées dans une forêt de l’état, et qu’ilaurait fallu , pour cela , non-seulement qu’il les éliteffectivement chargées, mais encore qu’il se fût misen mouvement pour les emporter.
Cet arrêt a été cassé le 28 juin 18i 1 , attendu queles faits énoncés au procès-verbal étaient suffisanspour constituer le délit d’enlèvement de feuillesmortes.
Une circulaire de l’Administration des forêts, du4 juillet 1810, n°. 4>8, recommande au conserva-teur de ne point tolérer cet enlèvement, et de pour-suivre quiçonque s’en permettrait.
Le préfet du Haut-Rhin a fait la même recom-mandation aux maires de son département, par unecirculaire du 28 juillet 1810.
Le décret du 19 juillet 1810, qui prohibe l’enlè-vement des feuilles mortes, s’applique aux bois descommunes et desétablissemenspublics; il s’appliqueaussi aux usagers qui n’auraient pas, d’après leurstitres, le droit de faire cet enlèvement. Dans le casoù les usagers en auraient le droit, ils ne peuventl’exercer que dans les endroits indiqués par les agensforestiers. ( Circul. de l’Adm . des forêts , du 20 juil-let 1811, n°. 445 - )
Le ramas et l’enlèvement non autorisés des feuillesde sapin constituent pareillement un délit. ( Arr .du 28 juin 1811.)
Feuilles caractéristiques. Ce sont celles ordi-naires de la plante.
Feuilles florales. Celles qui naissent ou sontplacées à la base des fleurs.
Feuilles primordiales. Celles qui naissent im-médiatement après les feuilles séminales.
Feuilles séminales. Celles qui sortent de la terreau moment de la germination, et qui ne sont que lescotylédons transformés en feuilles.
FEUILLES POUR PROCÈS-VERBAUX. Lesgardes généraux remettent aux gardes, pour la ré-daction de leurs procès-verbaux, des feuilles viséespour timbre, qui portent, pour chaque garde, unesérie de numéros qui ne peut être intervertie , etdont les gardes rendent compte. ( Instr. du 23 mars1821 , art. 127. )
FEUILLES DE SERVICE. Une circulaire du21 août 1821 , transmissive de feuilles de service,charge les conservateurs de les remplir et de les ras-sembler, défaire disparaître les fractions de traite-mens et les centimes, d’envoyer avec les feuilles deservice un état sommaire des traitemens, et de for-mer les états de paiemens dans l’ordre des numérosde chaque triage. V. cette Circulaire au Recueil.
FEUILLET. L’écorce des arbres est feuilletée oucomposée de feuillets.
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FEUILLU, foliosus. Très-chargé de feuilles, ouayant un certain nombre de feuilles très-rapprochées.
Dans le langage forestier, on appelle bots feuil-lus les arbres à feuilles larges, par opposition auxarbres qui ont les feuilles en aiguilles, comme lespins, les sapins, les mélèzes.
FEVIER , glcditsia. Genre de plantes de la poly-gamie dioécie et de la famille des légumineuses, quiforme 4 â 5 arbres ou arbustes susceptibles d’êtrecultivés en pleine terre dans le climat de Paris , etremarquables par la grosseur et la disposition desépines dont ils sont pourvus.
LeFÉviER a trois épines, gleditsia triacanthos,Lin. ( V. la fftr. à VAtlas . pi. XIV')-, est un arbre
originairede 10 à i 3
sâtre et la cime ample, lâche , fort rameuse, et gar-nie d’un beau feuillage , qui approche de celui desacacies , et qui se renouvelle chaque année. Sa tigeest armée de fortes épines ligneuses et rougeâtres,munies, chacune, de deux épines latérales commu-nément opposées, formant une espèce de croix aveccelle qui les soutient. Les branches sont aussi ar-mées d’épines semblables, et garnies de feuilles deuxfois ailées ; chaque pinnule ou second pétiole estchargé de douze à quinze paires de folioles oblon-gues et d’un vert luisant. Les fleurs sont petites etd’une couleur herbacée. Les gousses qui leur succè-dent ont près de 3 décim. (un pied) de longueur, sur
3 à 4 centim. (un pouce et demi) de large; ellessont comprimées, d’un brun rougeâtre, et souventcontournées et difformes. La pulpe qui environneles grains a une saveur douce. Cet arbre croît natu-rellement dans la Virginie, le Canada, la Loui-siane , et dans d’autres parties de l’Amérique sep-tentrionale , où il est connu sous le nom de carougeà miel; il 11e fleurit que lorsqu’il est parvenu à unegrosseur considérable. Dans notre climat, ses fleursparaissent vers le commencement de l’été : on lemultiplie de graines, qu’on doit se procurer de l’A-mérique ; il réussit à toutes les expositions, mais ilexige une bonne terre. La beanté de son feuillage,qui se conserve très-avant en automne, lui assigneune place dans les bosquets d’été; de même que laqualité de son bois, la hauteur et la force de sa tigele mettent au rang des arbres forestiers. Ce boispèse, par pied cube, étant sec, environ 52 livres; ilest très-dur, et s’éclate avec beaucoup de facilité;il a une grande ressemblance avec celui du pseudo-
et il est aussi pesant. Sa teinte tire sur lerouge. Les fibres transversales y sont très-appa-rentes, quoique très-fines. On aperçoit dans leszones annuelles les mêmes fibres longitudinales, lesmêmes faisceaux en points de Hongrie, qu’on re-marque sur le faux acacia.
Cette espèce supporte sans peine nos plus grandshivers; mais elle produitrarementdes graines mûres.
Les fèves que l’on fait venir ordinairement del’Amérique pour multiplier cet arbre, sont renfer-mées dans les gousses dont nous avons parlé ; onles fait tremper pendant trois jours, au printemps,puis on les place dans des rigoles à la distance de
4 pouces, et à demi-pouce de profondeur. O11 les