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Tome second.
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FILIFORME. (Bot.) Délié, cylindrique et flexi-ble comme un filet.

FILITENDULE. (Bot.) Qui pend comme parun fil.

FILS. Le fils ne peut être employé dans le mêmearrondissement que son père. (Ord. de 1669, tit. II,art 5 .) Y. Parenté.

FINAGE. ( T. de prat.) Étendue d’une juridic-tion ou d’une paroisse jusqu’aux confins d’une autre.On dit : cette terre, ce bois est situé dans telfinage.

FINANCE. On appelait finance ce que l’on payaitau roi, lors de la vénalité des charges, pour unoffice.

FINANCES. Ce sont les deniers publics de l’état,et tout ce qui compose le trésor royal.

FINS DE NON-RECEVOIR. Ce sont tous moyensproposés contre une demande pour l’anéantir, telsque la prescription, la quittance de la somme de-mandée, et autres.

FISC . Ce mot vient du latin fiscus, panier d’o-sier, formé du grec phiscos, qui signifie la mêmechose. C’était un panier dans lequel les anciens met-taient leur argent. On distinguait, chez les Romains,le trésor du prince du trésor de l’état, ærarium. Lefisc appartenait au prince, et le trésor, ærarium., aupeuple.

Du mot fisc on a fait confiscation. Y. ce mot.

Chez nous, le fisc était le trésor du prince, letrésor de l’église; c’était aussi ce qui appartenait àun seigneur dans l’étendue de sa seigneurie.

Aujourd’hui le fisc est le trésor public, parceque, de même que chez les Romains, nous distin-guons le trésor du prince du trésor public, et queles revenus qui composent le fisc se versent dans letrésor public.

Le fisc jouissait de plusieurs privilèges : ses droitsétaient imprescriptibles ; il pouvait revenir contretoute sentence et arrêt lorsque son droit se trouvaitfondé sur des pièces qui n’avaient pas été produites ;les causes qui l’intéressaient n’étaient pas sujettes àla péremption. Ces divers privilèges sont abolis.

Cependant il est toujours réputé solvable et n’estjamais obligé de donner caution. Y., au surplus, lesart. 112.1 et 2104 du Code civil.

FIXATION DES LIMITES DES FORÊTS. Y.pour la manière d’y procéder, l'Instruction du7 juillet 1824.

FLACIIER. Se dit de l’entaille qu’on fait auxarbres pour y imprimer la marque du marteau.

FLAGRANT DÉLIT. C’est le moment même oùle coupable vient de commettre le crime ou le délitdont on se plaint. Le mot flagrant vient du latin fia-grans , brûlant ; jlagrante delicto, délit encore chaud,si l’on peut parler ainsi.. Les officiers des eaux et fo-rêts ne pouvaient connaître à l’ordinaire des crimesqui avaient rapport à la matière des eaux et forêts ,comme vols, meurtres, rapts, brigandages, etc.,quoiqu’ils eussent été commis dans les bois et surles eaux; mais s’ils prenaient les coupables en fla-grant délit, ils pouvaient informer et décréter, aprèsquoi ils étaient tenus de renvoyer incessammentle prisonnier avec les charges aux juges à qui laconnaissance en appartenait. ( Art. 8 du tit. 1 del’ordonnance de 1665.)

FLE

L’art. 6 de la loi du 11 décembre 1789, sur la ré-pression des dégâts qui se commettaient dans les boiset forêts , a autorisé l’arrestation de ceux qui, lejour ou la nuit, seraient trouvés en flagrant délit.

Les gendarmes doivent, ainsi que les gardes fo-restiers, arrêter et conduire devant le juge de paixou devant le maire tout individu qu’ils auraient saisien flagrant délit, qui serait dénoncé par la clameurpublique, lorsque le délit emporte la peine d'empri-sonnement ou une peine plus grave. ( Loi du 3 bru-maire an 4 t art. 41 • — Loi du 28 germinal an 6,art. 125 . — Loi du 7 pluviôse an 9, art. 4 - — Coded’instr. crim., art. 16.)

Les conservateurs peuvent dresser procès-verbauxet instruire contre toutes personnes qu’ils surpren-nent en flagrant délit. ( Loi du 22 mars 1806.)

FLAMBARD. Charbon à demi consumé, quijette encore de la fumée et de la flamme.

FLAMME. Combustion avec dégagement de lu-mière et de calorique des parties volatiles qui s’é-chappent des corps embrasés.

La fumée est formée de ces mêmes parties vola-tiles non enflammées.

Plus la combustion est rapide et le fluide volatilabondant , plus il y a de flamme. L’excès de l’hu-midité l’empêche de se produire.

Chaque espèce de bois, au même degré de dessic-cation , donne une quantité différente de flamme.V., sur cet objet, au mot Bois les expériences deM. Hartig sur la combustion des bois.

FLASCHEUX (BOIS). On appelle ainsi un boismaléquarri, qui a des défournis aux arêtes, ou quin’est pas à vive arête.

FLASQUES \. Charronnage.

FLATTRAGE. C’est l’action d’enlever avec lahachette du marteau ou avec une serpe une portiond’écorce et de bois sur le corps des arbres , pour lesdésigner comme devant être abattus, ou pour ap-pliquer l’empreinte du marteau sur la place ainsidégarnie d’écorce. Le flattrage est la même choseque 1 e plaquis ou miroir.

FLECHA. On nomme Jlèche la tige, le tronc d’unarbre. Ce mot se dit sur-tout de la partie qui ter-mine la tige des pins et sapins. Il est très-importantde ménager la flèche de ces arbres , parce qu’elle sereproduit rarement , et que sa suppression nuit con-sidérablement à l’accroissement en hauteur.

FLECARD. Tiare commune, grand chemin.

FLEUR, fios. ( Bot.) La fleur est ce produit tem-poraire d’une plante , par le parfait développementduquel celle-ci indique et le lieu que ses organessexuels occupent (ou devraient occuper), et le tempsde la fécondation , après lequel ce produit tombeou persiste en s’altérant ou en changeant de nature.

Quatre parties principales peuvent entrer dans lacomposition d’une fleur; savoir, le calice, la co-rolle, P étamine, le pistil. V. ces mots.

Leur disposition relative est ordinairement celle-ci : le centre de la fleur est occupé par le pistilsimple ou multiple ; une ou plusieurs étaminesavoisinent ou environnent celui-ci ; immédiatementen dehors des étamines est la corolle, qui le portelorsqu’elle est monopétale, et le calice environne oulimite toutes les autres parties. Lorsque l 'ovaire du