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Tome second.
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FIG

ment bois gras, et qu’on devrait plutôt appeler boismaigres , se rompent net et sans éclats.

La direction des fibres dans l’écorce et le bois, esttoujours parallèle à l’axe du troilc, et c’est pour celaque l’écorce se déchire plus facilement en longueur,et que le bois se fend et se travaille plus aisémentdans le même sens : c’est ce qui constitue le,fil dubois. V. Aubier, Bois, Couche ligneuse, Ecorce ,et l’article Physiologie végét .

FIBREUX. {Bot.) Fruit fibreux, celui dont lachair ou le péricarpe est rempli ou traversé de illa-mens plus ou moins tenaces, ou difficiles à rompre.

Racine fibreuse, celle qui est composée de filetsplus ou moins gros, allongés, distincts et simples,ou sans ramification notable.

FIEF. On appelait ainsi un héritage tenu du roiou d’autre seigneur à foi et hommage, et à la chargede quelques autres droits. Celui qui le possédaitétait appelé vassal, et celui de qui l’héritage rele-vait était appelé seigneur. Suivant quelques auteurs,le mot fief vient du latin fides, à cause de la foi etfidélité que le vassal était obligé de porter et de gar-der au seigneur dont il relevait. Suivant d’autresauteurs , il vient de fœdus, traité, alliance.

Le seigneur de l’héritage s’en réservait la pro-priété directe, et n’en translérait au vassal que lapropriété utile.

Les fiefs possédés par les officiers des eaux et fo-rêts étaient exempts de toutes contributions pour leban et l’arrière-ban , suivant les arrêts du conseild’état, des 1 6 juin et 5 septembre 1693, 12 juin et6 juillet 1694, et autres.

Il n’y a plus de fief en France , d’après l’abolitiondu régime féodal prononcée le 4 août 1789. V., surles fiefs, leur abolition et les effets de cette aboli-tion, le Répert. de jurispr., au mot Fief .

FIEFFER. C’est donner un fief, une terre, undroit, à la charge de foi et hommage et de quelqueredevance.

FIGUIER , ficus. Genre de plantes de la polyga-mie dioécie, qui réunit plus de cent espèces, dontune est l’objet d’une culture des plus importantes,et dont le fruit est aussi agréable que sain.

Le figuier n’étant pas un arbre forestier, nousrenverrons au Dictionnaire d’agriculture, au Dic-tionnaire de la culture des arbres, faisant partie del ’Encyclopédie méthodique, et particulièrement auTraité de la culture du figuier, par Bernard , le lec-teur qui voudrait prendre connaissance des espèceset variétés nombreuses de cet arbre et de la manièrede le cultiver.

FIGURE, figura. En physique, c’est la formeextérieure d’une chose matérielle.

En géométrie, figure se prend dans deux accep-tions différentes : dans la première, il signifie unespace terminé de tous côtés, soit par des surfaces,soit par des lignes; dans la seconde, il signifie unereprésentation faite sur le papier de l’objet d’unthéorème, d’un problème, pour en rendre la dé-monstration ou la solution plus facile à concevoir.

En botanique, il ne faut pas confondre figure avecforme. Le mot figure n’est applicable qu’aux corpsplans : ainsi on dit feuille orbiculaire, et non pasd’une forme orbiculaire. Le mot forme, au contraire,

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ne convient qu’aux corps solides : ainsi on dit fruitsphérique , ou d’une forme sphérique.

Les figures des plantes sur le papier sont très,propres à rendre l’étiide de la botanique familière,et à la débarrasser, au moyen d’une courte descrip-tion, de cet appareil scientifique qui la rend im-praticable.

FILAR 1 A, phyllirea. Genre de plantes de la dian-drie monogynie et de la famille des jasminées, quirenferme trois espèces, originaires des parties mé-ridionales de l’Europe , où on les emploie fréquem-ment à faire des haies, et qu’on cultive beaucoupdans les jardins des environs de Paris , parce qu’ellesforment des buissons d’un aspect agréable, et qu’ellesrestent vertes pendant l’hiver.

Dans ce genxe de plantes, le calice est d’une seulepièce, très-petit, a quatre découpures; la corolleest monopétale, courte, un peu campanulée, et di-visée en quatre découpures ovales-poi ntues ; les deuxétamines ont des filamens très-courts; le style estsurmonté d’un stigmate épais et entier; le fruit estune baie globuleuse à deux loges, dont l’une est su-jette à avorter ; les loges ne renferment qu’une seulesemence, dure et arrondie.

LeFiLAntA a feuilles lahges, phyllirea latjolia(Lin.), est d’une moyenne grandeur. 11 aies feuillesovales-oblongues, presque en cœur, et dentées enscie. Ses variétés sont : d dents obtuses, à dents épi-neuses et à feuilles obliques.

Le Filaria a feuilles étroites, phyllirea an-gustifolia (Lin.), s’élève moins que l’espèce précé-dente; il a les feuilles linéaires, lancéolées. Il enexiste trois variétés ; savoir, à feuilles lancéolées etrameaux droits, à feuilles de romarin, et unebranchue.

Le Filaria a feuilles de moyenne grandeur,phyllirea media (Lin.), est un arbrisseau de 12 ài 5 pieds de haut, dont l’écorce est grise, les ra-meaux droits; les feuilles opposées, lancéolées, d’unvert très-foncé et brillant; les Heurs blanchâtres,très-petites, disposées en petits paquets dans les ais-selles des feuilles; les fruits noirs dans leur matu-rité, et d’un peu plus d’une ligne de diamètre. Ilprésente plusieurs variétés, dont les plus remarqua-bles sont : celles d feuilles de troène, d rameaux ef-filés, d rameaux pendons, d feuilles d y olivier, dfeuilles de buis, à feuilles panachées , à feuilles bor-dées de blanc ou de jaune.

Ces trois espèces et leurs variétés croissent natu-rellement dans les départemens méridionaux de laFrance, en Italie, en Espagne : elles s’élèvent très-bien de semences et par marcottes, et l’on en formedes haies et des buissons agréables. Comme ces ar-brisseaux ne deviennent jamais fort gros, on n’enpeut faire du bois de service.

FILET, du latin filetum, diminutif de filum,petit fil, fil délié.

En terme de pêche et chasse, filet se dit d’un retspour prendre du poisson ou des oiseaux et autre gi-bier. \. Filet, dans les Dictionn. des Chasses etPêches.

Filet, en botanique, est le nom que l’on donneau support des étamines. V. Botanique.