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de folioles ovales, mucronées, largement et irré-gulièrement dentées, légèrement velues sur les ner-vures de la surface inférieure , et dont l’écorce iestd’un brun presque noir.
Le Frêne noir , fraxinus nigra , apporté de l’A-mérique septentrionalequi a le bourgeon d’unbrun clair, et l’écorce d’un brun noir , les feuillescomposées de sept folioles ovales, aiguës, légère-ment sinuées ou dentéqs en Leurs bords, acuminées,longues de 3 pouces, larges de 2, légèrement ve-lues inférieurement sur les nervures, et les pétiolescanaliçulés.
Le Frêne lance , fraxinus lancea, originairede l’Amérique , et qui a l’écorce cendrée, sept ouneuf folioles lancéolées, très-aiguës, très-longue-ment dentées dans les deux tiers de leurs bords,d’un vert noir en dessus , ou peu velues en dessoussur leurs nervures, et d’une longueur qui est quel-quefois de plus de 6 pouces.
Le Frêne' a. longues feuilles, fraxinus longi-folia , originaire de l’Amérique , et cultivé dans lesjardins des environs de Paris ; il aies feuilles com-posées de sept folioles longuement pétiolées, ovales,allongées, acuminées, velues, d’un vert clair endessus , plus sinuées que dentées, longues de plusde C pouces et larges de 2 ; les pétioles propres etcommuns très-velus ainsi que les bourgeons.
Le Frêne cendré , fraxinus cinerea , qui croîtnaturellement dans l’Amérique septentrionale , etse cultive dans les pépinières des environs de Paris ;il a les rameaux grêles et couverts de poils cendrés,les feuilles formées de sept à neul folioles écartées ,lancéolées , largement et inégalement dentées, d’unvert terne, velues en dessous sur leurs nervures,longues de 3 à 4 pouces.
Le Frêne a feuilles elliptiques, qui est cul-tivé dans les pépinièresdu gouvernement, au moyendes graines envoyées d’Amérique , et qui a les feuillescomposées de cinq folioles ovales, mucronées, lon-guement dentées ou entières, plus ou moins héris-sées en dessous, l’impaire plus grande et plus ar-rondie, de 3 pouces de long sur 2 de large , les bour-geons d’un vert cendré et légèrement velus, les ra-meaux noirâtres et grêles.
Le Frêne rubicond , fraxinus rubicunda , dontles pétioles sont d’un rouge vif.
Le Frêne pulvérulent , fraxinus pulverulenta ,dont les pétioles sont couverts de poils très-courtset très-nombreux.
Le Frêne mixte , fraxinus mixta , dont les pé-tioles sont garnis de poils écartés.
J’ai cité un grand nombre d’espèces de frênes ,dont,la plupart sont encore fort rares en Europe ,et seront long-temps et peut-être toujours renfer-mées dans les jardins d’agrément; mais comme cetouvrage n’est pas seulement destiné aux forestiers ,et que d’ailleurs les arbres de décoration s’introdui-sent petit à petit dans les grandes cultures, j’ai dûne rien négliger pour montrer toutes les ressourcesque nous o..re la nombreuse famille dont je viensde parler; mais les forestiers n’oublieront pas quele frêne commun , le grand frêne ou le frêne desbois, fraxinus excelsior , est l’espèce dont ils doiventparticulièrement étendre la culture.
FRÜ
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FRICHE. Terre inculte. Il n’y a guère de cesterres où l’pn ne puisse faire utilement des planta-tions de bois, pourvu qu’on sache approprier les es-pèces au sol.
FRISE, crispus. V. Crépu.
l ’R OA 7 DESCE N CE. C ’es 11 a Feuillaison . V. ce mot.
Fll U CTICE LEUX, fructiculosus. {T. de bot,')Qui est petit et ligneux, et forme par conséquentun très-petit arbrisseau. Ou dit aussi tige fructicu-
FR TJ C TH'I CA TI ON, fructifcatio. ( T- de bot.)
I Temps auquel une plante perfectionne son fruit. Lafructification de telle espèce est plus précoce ou plustardive dans tel pays que dans tel autre. On dit aussiqu’une plante est d’une fructification, lente, c’est-à-dire qu’il s’écoule un long espace de temps entre safleuraison et la maturité de son fruit.
Suivant Linné , les parties de la fructification sontle calice, la corolle, l'étamine, le pistil, le péri-carpe et la graine. Ces six parties doivent être con-sidérées particulièrement quant à leur nombre, àleur figure et à leur position. Elles sont les basessur lesquelles sont fondés les caractères génériquesdes plantes, et les seules sources où il conviennede puiser leurs rapports essentiels. Y. Physiologievégét., 7 e . section.
FRUCTIQUEUX,_//"ucf/cosKs. ( T. de bot.) Quiest ligneux et assez grand pûur mériter le nom d’ar-brisseau : ainsi, plante à tige fructiqueuse est syno-nyme d'arbrisseau.
FRUIT, fructus. ( Bot.) Le fruit d’une planten’est que son ovaire, qui, par la fécondation et sonaccroissement, a plus ou moins changé de volume,de forme et de nature. Tout fruit parfait est essen-tiellement composé de deux parties principales; sa-voir, le péricarpe et la graine. Tout ce qui, dans unfruit, n’est pas partie intégrante de celle-ci, appar-tient à celui-là.
Toutes qualités du fruit indépendantes de lagraine sont déterminées par celles du péricarpe :c’est pourquoi celui-ci est vulgairement regardécomme le fruit.
La maturité du fruit est essentiellement indiquéepar celle de la graine, et celle de la graine par laparfaite formation de l’embryon. *
Linné a établi huit espèces de fruit; savoir, lacapsule , la silique, la gousse, la follicule , le drupe,la pomme, la baie, le strobile. Il est une neuvièmeespèce que les botanistes appellent graine nue .
Mais combien de fruits ne peuvent être rapportésà aucune de ces espèces ? Y. Physiologie végét.,7 e . section.
FRUITS SAUVAGES ou DES FORETS. Cesont les glands, faines, châtaignes et autres fruitsdes arbres forestiers.
L’ordonnance de 1669, lit. XXVII, art. 27, dé-fend aux usagers de les abattre ou ramasser, à peinede 100 fr. d’amende.
L’art. 12 du tit. XXXII de la même ordonnancedétermine les peines àprononcer, pour ce délit, contreles personnes non usagères.
La loi du 12 fructidor an 2 a permis, pour l’épo-que où elle a été rendue , à tout particulier dq.ra-masser les glands et faînes dans les forêts. La ques-
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