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serait difficile de les empêcher dans les boisdes par-ticuliers , tant que les propriétaires abandonnerontles exploitations à leurs gardes, qui, étant faible-ment rétribués et mal surveillés, n’apportent quepeu de soin à la conservation des bois de leursmaîtres.
Nous observerons que la plupart des abus dont.ils’agit pourraient être prévenus, si les propriétaires,au lieu, d’abandonner du bois aux bûcherons, leurinterdisaient au contraire d’en emporter aucunepartie , de quelque espèce que ce fût, et faisaientfaçonner le tout pour leur compte. Toutefois cemode d’exploitation serait toujours contraire auxprincipes , et la suppression de quelques-uns de cesabus n’en ferait pas une bonne méthode.
On reconnaît] cette vérité ; mais on pense qu’onne pourrait adopter une autre manière d’exploiterles bois de cette localité sans s’exposer à des incon-véniens plus graves, et, à cet égard, on se fonde surce que les bois du Morvan ont besoin de couvert;que lé jeune chêne, depuis 3 jusqu'à' 10 ans, nedonne, s’il est à découvert, que des pousses lan-guissantes, qnine prennent pas assez de consistanceet de force pour résister aux gelées précoces qui ar-rivent dans cette contrée. Quant au hêtre, qui estl’espèce dominante, on remarque , sur-tout à l’as-pect du midi, là où le bois est à découvert, que lesrejets du pied dépérissent par l’efièt de l’aridité,desterrains et des vents desséchans. Il faut donc del’ombrage poür entretenir une certaine fraîcheurdans ces terrains arides, et pour prévenir les effetsde la gelée.
L’auteur du mémoire aurait désiré qu’on eût puatteindre le même but en conservant de nombreusesréserves sur les coupes; mais il pense que ce moyenne présenterait qu’un avantage bien médiocre, parceque les arbres' réservés ne repousseraient plus dupied , qu’il s’ensuivrait de nouvelles clairières qu’onaurait beaucoup de peine à repeupler sur un solaussi ingrat. Il ajoute que des arbres de 18 à 20 ansqu’on réserverait, porteraient par la suite trop d’om-brage an jeune bois d’ùn an à 10 ans, qui ne doitêtre protégé que par des brins de 11 à 18 ans, moinschargés de branches, et pouvant laisser pénétrer lesrayons du soleil.
Il n’est point un propriétaire dans le Morvan,dit-il, qui n’eût préféré au mode actuel l’exploita-tion à l’hectare, s’il y eût trouvé de l’avantage;mais dans 'l'arrondissement d’Autun , où les boisétaient, il y a quelques années, coupés au furetage,et qu’on exploite aujourd’hui à l’hectare, on remar-que que ces bois ont éprouvé un appauvrissementsensible de ce changement de système.
L’auteur de ces observations convient que plu-sieurs parties de bois de l’arrondissement de Châ-teau-Cfiinon pourraient être exploitées à l’hectare;mais II croit qw’il en résulterait toujours line pertesensible pour lot gouvernement et pour les particu-liers , attendu que l’aménagement, qui alors devraitêtre fixé à 20 ans, ne produirait, sur un sol aussipeu profond et substantiel, dans un climat aussifroid , que 10 ,cordes par hectare; tandis quf pair,l’eftet de l'exploitation àu furetage on coupe tousles 10 ans, et que chaque hectare produit, année
commune, g cordes; ce qui fait 18 cordes par 20 ans.Il termine en observant que, dans la plupart des boisdu Morvan, on ne peut réserver sur les taillis desarbrçs d’espérance, et que ceux que l’on conservese couronnent et dépérissent promptement lorsqu’ilsont ptteint l’àge de 4 ° à 5 o ans.
La méthode que nous venons d’exposer, et lesmotifs sur lesquels on fonde la nécessité de la main-tenir , nous paraissent tenir à des habitudes localesbeaucoup plus qu’à des raisons de saine physique.En effet, il s’agit de conserver du couvert aux jeunestaillis pour entretenir une certaine fraîcheur pen-dant l’été, et pour empêcher l’action des geléespendant l’hiver. Il nous semble qu’on obtiendrait cedouble résultat en réservant, non pas des arbre^d’un certain âge , mais une grande quantité de ba-liveaux de l’âge de la coupé, qui seraient abattes àla révolution suivante.
C’est la méthode indiquée par Hartig pour'terrains et les climats semblables à ceux du Mét^van , et que nous avons rappelée au mot Exploita-tion. Dans cette méthode, qui ne diffère descelleordinaire que par une plus forte réserve de jeunesbaliveaux, on coupe tout le taillis, et l’on n’a pasà craindre les inconvéniens d’une trop grande «U?®*nation de l’humidité pendant l’été, ni les gelées del’hiver, puisque le couvert formé par la gfjtndequantité de baliveaux est suffisant pour prévenu*‘dqseffets; et comme, à chaque coupe, on fait tomberles arbres de réserve pour les remplacer par (JeS’bihlsde l’àge du taillis, l’ombrage n’est jamais a sset loftpour étouffer le recru. ’ ?IJ p
FL SAIN, evonymus. Genre de plantes de là pèü-tandrie monogynie et de la famille des nerprufisjdont le caractère est d’avoir un calice à qùaflk'hü.cinq divisions; une corolle à quatre ou citicj : pétaléjshorizontaux ; autant d’étamines ; un style ; une Cap-sule à quatre ou cinq angles, à quatre ou cinq valves,à quatre ou cinq loges, dont chacune renferme une'cJudeux graines recouvertes d’une enveloppe pulpeuse.
Dénomination. — Il se nomme en grec'éup^y-mos, qui signifie le bien nommé; en italien ^fusag-gine yen anglais,spind-letree ; en allemand , splndel-baumj en belge , papenkoet. On a beaucoup dissertésur l’étymologie de la dénomination grecque, l’oïh-sinet de Civry pense qu’elle tire son origine dit .motallemand spindel ou spille-baum f arbre à fiiseaù ,et que les Grecs, ayant confondu le sens réel'dù n mbtgermanique spille, fuseau, avec le mot helléniquespilos, vice, défaut, lui ont donné le nom d f'euo-nymos, ou bien nommé , parce que cet arf)re|'é¥ytitregardé en effet comme ayant des propriétés n>affai-santes. ( V. , à cet égard, la Note de Poinsinetj auliv.' XIII, chap. XXII de l 'Histoire natùrèljé dePline. ) Quant à l’étymologie des noms francais ^ail-lemand, anglais et italien , elle n’est j>oinè’ f ‘à8ti-tepse : plie, vient du mot fuseau, parce, que '^e Doisde cet arbrisseau est principalement emploÿç a fiiredes fuseaux.
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1 ' ESPiCBS. .-.fi ,T/
Qq connaît.huit espèces de fusains, doqUcînqcroissent naturellement en Europe et dans jj*Amé-rique septentrionale,'et les,autres se trpi^yeylj a la