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Tome second.
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FUS

mêmes qualités ; mais il fait plus d’çfi’et $ans le?bosquets. . , , . t .

Le Fusain galeux ou VERRUquEux est un ai-bris-seau très-totiFfu et d’une forme agréable, qqi ciÿiten Allemagne et dans la Hongrie , et. qu’on; cultivédans quelques jardins en France . Û sp distingue desespèces précédentes par les glandes ou yerrue?. decouleur brune, noirâtre, dont sa tige es| couverte ;par ses rameaux et ses pétioles, garnis de.poiptsblancs; par ses fleurs, d^un pourpre p run et ordinai-rement formées' dè cinq petlales arrondis; n par sesfruits à çipq logés ét îthinq 8 semëncès, ■

Les autres espèces ‘sfeiit'étrangères. On idistingueparmi elles' ii a . lé fusîîiH Amérique , arbrisseaupeu élevé, qül conservé ses feüilles pendant l’hiver,et qu’on multiplie en France de marcottes, en fen-dant ses jeunes branchés en automne , comme,cellesdes œilletsj 2“. le fusain noir pourpre, ev. atro-pvrputetts, aussi Originaire'de l’Amérique , qui s’é-lève à f. 7 , ou i 5 .pieds, et qui .se .distingue par sesrameabx lissés j ptesque téiragpnçs e.t rayés debandes \ ; ertéV; 8 pai'sës feuilles oyales-allongéçs, ai-gues'et légèreénent dentéfes en scie; par ses capsulesd’un rouge jpâle’: 3b. le fusain odorant, haut de6 pieds, et qui èïoit au Japon . On dit qu’il ressembleau cerisier par.sà forme, et à l’oranger par ses fleura,qui ont une odeur suave.

FUSIL, Arme ‘bffé'nsjve. L’arf. i 3 du tit. X ne

du •titfXX^'ïjoiUe que les garde-plaines des ca-pitaineries rpyales ne pourront porter aucun fusildans le? forêts et plaines du roi, s’ils ne sont à lasuite de leur? capitaines ou lieutenans; dans tousles autres cas, Il leur est défendu, ainsi qu’auxgardes en général, de porter le fusil. Ainsi jugé parplusieurs arrêts rendus en la Table de marbre deParis , les 17 avril 1674» i er . mars 170$, 19 avril1727, etc.j cê qui est conforme à la dispositipn desanciennes ordonnances, et 1 notamment à celles du10 décembre i 58 i, art. 6 ; de janvier 1600 et juin160». {Idem, par arrêt du parlement, du i 3 dé-cembre 1703, contre les gardes de la forêt de Mon-targis. )

Néanmoins, en quelques endroits on leur donnala permission de porter des fusils, par des motifsparticuliers exprimés dans les arrêts du conseil quil’ont accordée.

Ainsi par arrêt du conseil, du 11 avril 1724 , il aété permis aux officiers, gardes et arpenteurs dansle département de Metz , de porter des fusils en fai-sant leurs fonctions. Autre arrêt du conseil, dui 5 août 1724, poür le Hainaut ; autre du i er . oc-tobre 1737, pour la maîtrise de Boulogne-sur-mer ;idem, pour Sainte-Menehould , par arrêt du con-seil, du 20 mars ^ 55 ; enfin il parait que, soit pardes arrêts, soit par tolérance, il a presque toujoursété dérogé'à la disposition de l’ordonnance de j 669.

Quelques préfets avaient voulu, en rappelant lesdispositions de l’art. 6 du tit. XXX de .cette ord.on-nauce, astreindre les gardes à ne porter que des pis-tolets; mais il a ëté représenté au gouvernementqu’il était d’une Nécessité indispensable- de laisserles gardes atrmés s 'de fusil, parce que cette arme estla seule qui puisse les mettre à même de se défendre

FUT i 9 ï

contre, dus délinqu^ns.souvent armés et aguerris, etif ^ êfé décidé que, le drqit dei porter le fusil étaitii^teifèiü^. l^çoiuaMSsion de garde forestier; mais ila,étéréglé en même temps que ce droit était res-treint, nu fusil, simple, et que l’usage du fnsilà deuxcoups, connue plus particulièrement consacré àl’exercice de la cliasse, était interdit aux gardes.(Çireni, ,duf>i faillit 1806, n°, 3 ai}.) V., dans leIfictionn^des Chasses, les articles Armes , Fusil,Chasse.

FUSTÊT. V. Sumac.

FUT, du latin fustis, bâton, qui servait à battreles criminels. Ce mot a été ensuite employé à dé-signer un bois élevé, un bois de haut fût. On appelleencore fût le bois sur lequel est monté le canond’un fusil, d’un pistolet.

FUTAIE. Ce mot vient du latin fustis^ bâton ,fût. Pris isolément, il n’avait point, dans le prin-cipe , la signification que. nous lui donnons apijoar-d’hu.I, et il était d’usage qujpu }ui. adjoignit, un ad-jectif , pour déterminer optte signification. Ainsi-ouidisait : un bois, un arbre fie hau( fût, on de hautefutaie, et c’est par ellipse qu’on a dit seulementfutaie, pour désigner dçs arbres de haute stature.Les Latins désignaient un bois de haute futaie parles mots , sylva alla, ou ardua, ou procera, ouexcelsa , forêt élevée.

Les chênes, les hêtres, les pins, les ysapins etles mélèzes sont presque les seules espèces qu’onlaisse croître en futaie , parce que parmi les grandsarbres forestiers les plus communs, ce sont ceuxqui fournissent le meilleur bois pour les construcrtions et les autres objets de haut service. Les or-mes, les frêne?, les érables, et sur-tout i’érable-sycomore et l’érable-plane, méritent, aussi d’êtreréservés eu futaie; mais ils sont pins rarçg.

Ou distingue généralement deux sortes de futaiesdans les forêts; savoir , Içs futaies .pleines^ ou enmassif, et les futaies éparses ou sur taillis.

Les futaies pleines sont celles qui composenttoute une contenance de bois. Elles sont ordinaire-ment aménagées à cent, cent vingt ou cent cin-quante ans.

Les futaies sur taillis sont celles ,qui-,se compo-sent de tous les baliveaux anciens, nppdeines et Ael’âge des taillis, que l’on réserve , à chaque révo-lution , sur les coupes.

Dans le langage ordinaire, on appelle jeune fu-taie le bois qu’on laisse s’élever en futaie depuisson jeune âge jusqu’à quarante ans; demi-futaie,ce même bois depuis quarante jusqu’à soixante ans;jeune haute futaie, depuis soixaute jusqu’à cent etcent vingt ans ; 'vieillefutaie, celui qui est au-dessusde cent vingt ans et jusqu’à cent cinquante et deuxcents ans ; futaie sur le, retour , celle qui est dépéris-sante ; futaie de brins, le semis qu’on laisse, croîtreen futaie ; revenu ou recru de futaie, ,1a jeune futaiequi s’élève en place de celle qu’on % abattue; fu-taie sur,souches, le bois ou Je taillis qui repoussede souches et qu’on destine à devenir futaie; futaiesur taillis , 1er .arbres pu baliveaux qu’on réserve,ainsi que nous venons de le dire, lor?, des coupesde taillis, pour n’être coupés dans les révolutions