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Tome second.
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sont quartzeux. Quelquefois ce sont des fragmens degranité, mais le plus souvent, des morceaux, depierres dures, telles que le quart?, le porphyre , lesroches granuleuses, les grès primitifs, etc. Tousproviennent de la destruction des montagnes, et ontété mis en cet état par le seul effet du mouvement deseaux. Ces pierres s’usent d’abord dans leurs angles ,ensuite dans leur surface , et diminuent chaque jourde volume, jusqu’à ce qu’elles aient été déposées parune grande crue d’eau hors du lit du torrent.

GALIPOT. Y. Résine.

GALLE. On appelle galles des productions dediverses formes qui naissent sur les tiges et lesfeuilles des arbres et des plantes j>ar suite de la pi-qûre de plusieurs espèces d’insectes. Elles nuisentaux végétaux, en ce qu’elles consomment une par-tie de la sève. Leurs formes, saps qu’on en connaissela cause, sont presque toujours régulières, et lesmémos dans la même espèèe de plantés.

De tous les arbres d’Èurope et d’Amérique , ob-serve M. Bosc, les chênes sont ceux qui produisentle plus de galles et un plus grand nombre d’espèces.On y trouve la galle fongueuse, qui croit à l’extré-mité des rameaux, et qui est quelquefois de 2 poucesde diamètre ; la galle en grappe de raisin, qui naîtsur les fleurs màle's, qurn’a que 2 ou 3 ligues dediamètre, et <^ui est demi-transparente; la gallé enartichaut, qui’vient fen place des boutons à bois; lagalle des féuilles, qui se voit si fréquemment'sur lasurface inférieure des feuilles, et qui, pour la forme,la grosseur et la couleur, peut être comparée à descerises à demi mûres; la gatte en chapeau, qui croîtdans le même endroit, et qui ressemble à une len-tille ; là galle des racines, qui est ligneuse et grossecomme le poing; enfin la galle du toza, la galleglatineuse, qui se ressemblent beaucoup, et la galledu commerce, qui viennent, toutes trois, sur les ra-meaux de l’année précédente.

Toiites ces galles, dit le même naturaliste, sontproduites par aès diplolàpés, et parmi elles il n’y aque la dernière qui soit utile. On l’emploie, dans lateinture, et dans la médecine, comme astringente.Elle vient sur 'une espèce de chêne qui croît abon-damment dans l’Asie mineure; elle doit sa supério-rité sur tes autres galles du chêne à l’abondance dutannin qu’elle contient.

Les feuilles et les branches des saules et des osiers,et les rameaux du frêne, sont souvent chargés degalles. Les ormes présentent des vessies creusas dela grosseur d’une pomme, tantôt ouvertes, tantôtfermées, qui sont d’ûes à la piqûre d’un puceron.Ces deux sortes de galles peuvent être enlevées avecle croissant, et il est bon d’y procéder au commen-cement de l’automne, pour qu’elles ne se multiplientpas l’année suivante ; car elles ûuisent à la crois-sauce des arbres, et sont d’ailleurs désagréables àla vue.

GARANTIE. Assurance que l’on donne à quel-qu’un de l’acquitter et de l’indemniser de la pertequ’il pourra souffrir.

Il y a la garantie de droit, et la garantie de fait.

Celle de droit concerne la maintenue d’un acqué-reur dams La possession et jouissance de la chose à lui

Tome II.

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vendue; cejlq de vait, ou conventionnelle, regardela solvabilité d’un débiteur.

Lorsque le domaine.£st intervenu dans le partaged’une succession, comme représentant quelques-unsdes cohéritiers émigrés, les demandes en garantiequi peuvent être formées par un copartageant contreuq autre, sont de la compétencede l’autorjté admi-nistrative, gt ne sont qu’une suite du partage admi-nistratif 4 éjà opéré. ( Décret du 23 janvier i 8 j 3 .)Y. Domaines nationaux.

GxRAJfTtE DES FONCTION-N AJUES OU G.\R AN LIEconstitutionnelle, V. Mise en jugement.

GARDJ}. Ce mot a plusieurs significations, ,11 sedit de. l’action de garder, de conserver quelquechose, d’observer ce qui se passe pour n’ètre pointsurpris, et, dans ce sens , il provient, suivant quel-ques étymologistes, du latin barhqre warda, et, del’allemand v/ahren, garder; il se dit aussi de lacharge, de la commission de garder. C,’esl; ainsiqu’on dit : confier à quelqu’un la garde d’un bois,alicujusfidei sjilvam committçre.

Garde signifie également une.réunion d’hommespréposée à la surveillance et à la conservation deschoses et des personnes. jC’est, dans ce sens qu’ondit : garde nationale , garde fore^tic/e-

Garde ou Garderie, en termes de lorêts, estune étendue de bois confiée à la surveillance d’unou de plusieurs gardes. Les grands-maîtres, dit l’or-donnance de 1669, doivent faire leurs visites degarde en garde $ les sergens à garde doivent être as-sidus chacun en sa garde. ( lit. VJI, art. 5 , ettit. X, art. 10.)

Garde, en tant que ce mot s’applique aux per-sonnes, signifie un gardien, custos, un homme chargéde garder quelqu’un ou quelque chose.

Garde-Bois ou de rois. V. Garde forestier.

GARDE CHAMPÊTRE, qu’on nomme aussigarde-messier, et en Alsace baûgard, est un officierde police judiciaire, qui est préposé pour surveiller resrécoltes, les fruits de la terre, les propriétés ruralesde toute espèce, et dresser des procès-verbaux desdélits qui y portent atteinte. ( Code du 3 brumairean 4 ? art. 38 . — Code d’instr, crim., art. 9 et 16.)

Les fonctions des gardes champêtres, eu ce quiconcerne la chasse, sont déterminées par la loi du00 avril 1790, et en ce qui concerne la police ru-rale, i°. parla 7 e . section du tit. I de la loi du'28 septembre (6 octobre 1791); 2 0 . parla loi du20 messidor an 3 ; 3 U . par les art. 16. 17, 20 et 31 duCode d’instruction criminelle. V. ces Lois au Recueil.

Leurs procès-verbauxsont affirmés conformémentà la loi du 38 floréal an 10 , art. 1 1.

Lu décret du 11 juin i8o6établit les rapports desfonctions des gardes champêtres avec celles de lagendarmerie, et il porte qu’ils pourront être appelésaux fonctions de gardes forestiers. \ . ce décret auRecueil, ainsi que la Circu'. du 8 août suivant.

Ces gardes, sous la loi du 19 pluviôse au 1 3 , n’é-taient point considérés comme agens de la forcearmée (eirr. du 5 mars 1817); mais aujourd’hui lesgardes champêtres et même les gardes des particu-liers sont considérés comme des a'-eus de la forcepublique 5 et les violences-çom mises sur .eux doiventêtre jygées par les cours djaiseises , et punies des

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