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Caroline et la Virginie î quërchs virgrniû.nafoliis lan-Céolato-ovatls, integerrimis , petiolatis , semperviren-tïbns ; 2°. lè cbêne--baUotte', observé et décrit parM\Desfontaines,etqui choit èti abondance surlescô-tés de la Barbarie : quercus ballotta foüis elle pétris,pèrenhârttibus , denticulatis , intégriste, subtile to-rttentosis , fmctulongissimô ; 3 01 .' le chêne à feuillesrondes ou chêne à glands doux d’Espagne , décrit parLamarck, et que l’on peut, ditM. Dvatet, regardercommèune varié té'dn qrterttis gramimtiaêe.lÀnTik :qàèrats esculus fofirs piànato ^sinuatrs y îtevibus ,frnctibus sessilibus; 4°. enfin, lebhêwe. castillan,décrit par M. Bosc, dont lèi feuille» sont orales,aiguës, légèrement tomenteuses en dessohs, à dentspresque égales, ’et terminées en pointe en haut ; lesglânds tont rassemblés au nombre de trois ou quatresuf'dé Courts pédoncules. ■
Il résulte de ce qui vient d’être dit, observeM. Dralet, qu’il existe une' espèce de chêne vert àglands doux dans la Caroline ét la Virginie, sur lesrtiteVd*Afrique , eh Itadié et éé Espagne , et que cechêne vert a plusieurs variétés.
M.. Dralet, présumant que le Chêne vert 4 glandsdoux, dyahtvoyagé de l’Amérique et de la Barbarieeu EspSgrie, avait pn s’étendre vers le» frontièresde la Prance , se livra' à quelques recherches à cetégard. Il découvrit cette espèce dans l’Andorre ,phys'tfèuthe'entre 1 la France 1 et l’Espagne , et mêmedhris la füdrêt domaniale de Broussan , départementiftl Gafd, trù cé chérie' existe en grande quantité :c’est le 'chênë castillan ci-dessus mentionné. Enfin,il existe des chênes verts à glands doux dans le dé-ptfttétûent dû Var et dans celui de la Lozère »
SulvSCrt le mêtrieauteur, on trouve aussi sur lesbords de la’Méditerranée’, dans lés départemens duGard, de Vaucluse, de* Bouches-du-Rhône et du^fàt^'atk'cKâ'ne à Jbuiiles caduques , presque ses-sîléi, r à settf Ihbè* Ouvérts, dont les glands sonttrès-beàitfjc'et plus doux que ceux du chêne vert de la forêtdè'Brbhssàn.Cé chêne btanca deux variétés très-mar-qtiëeS'î daris l’une, les feuilles minces et légèrementvelues en-dessous , ont sept lobes à découpures ai-guës, çt les'glands sont très-gros; dans l’antre, lesfeuilles ont sept lobes très-ouverts, à découpures^arrondies , glauques èt épaisses ; les glands, portésstlr des pédoncule* fort allongés, ont jusqu’à unponcé et demi de lbng ; leur couleur ne diffère pasde celle* des glands communs. !Nos glands doux in-digènes conservent les qualités qui les font remar-quer dans les contrées méridionales. Ils ont la con-sistance et la saveur dé la noisette, et ils seraientptéférables à la châtaigne s’ils en avaienttou jours ladouceur ; mais il parkît que ces glands,lors mêmequ’ils Ont été tflellHs sur le même arbre, ne sontpas également bons à manger 1 ; Ctettë' différence pa-rait, suivant M. Dralet, devoir être attribuée à‘l'ex-position ifèS branches où à là haUteur'de lébr inser-tion; Cet atiterir ne faifc'point dé doute que l’on neparvienne à faire àCquêriraux glands de ceCtfe espèceune Qualité supérrettfé’par îé moyen de la greffe enapproqhe ou ae la, g relie anglaise, qut SOnt cellesqui réussissent le mieux sur le chêne, et sur-tout sion leur donnait une^bonne culture. :
Quoique les glands dont rious venons dé parier
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aient dû être préférés pour la nourriture des hom-mes auxglaads communs, on s,vit cependant nueceux-ci ont été aussi employés , du moins dans léstemps de disette, au même usage. i » r»
Les habitans des montagnes du Liban et de lSc£L—plou9e , quand ils manquent d’autres vivçes, cuejjlrlent les glands deichéne et les mangent bouiilié fpç.cuits sous U cendre. ( Vinlney , Koy. en Syrie .) -Durant un long siège, les habitans de Chio.rs^vécurent que de glands.
Galien rapporte qAe, pendant une longue.%môn%les habitans de son payp. furent.obligés de se-rUq'^rrrir de glands. (Ueàlim.{ XIj JCJfJÇfl'IÏJ,) ,,, : tSimon Paulli dit que la meme chasq ( activjt.dâwPle Mecklenibourg, sa patrie, après la guprrei deBohême, f j Satan, quadrip,, art. Qaean. ),
En France , dans une année de disette, (1709), dépauvres gens firent du pain avec la farine ,de n »psglands. Quoique ce pain fût désagréèhlé, îhjs’en.fitune grande consommation dans qupLqitg^pforinces.( Bom. , Dict. )
Linné conseille de faire torréfier le gland avantde le moudre, ■pour rendre le pain moi»*lourd. t)apeut aussi, suivant M. Bosc , lui ôter une partie deson âpreté en le faisant cuire dans un£ ( lessivq alca-line. Il assure que les glands du chêne-; liège sont plusdoux q ne les autres, et peuvent être mangés au besoin»Mais quels que soient les moyens que L’an .em-ploie, 011 ne parviendra jamais à faim un.ppin pas-sable avec le gland. J’ai eu occasion d’.qa goûter en1816 , où il en fut présenté à la Société d’agricul-ture; il était loin de valoir le plus m&uyais pain faitavec des pommes de terre. On est aujourd’hui as-suré don’ètre plus réduit à en faire usage, parce quela culture de la pomme de terre sera.toujours unpréservatif contrôles disettes.
Ou fait aussi,idansle nord de l’Europe , Jel’eau-de-vie avec le gland. Y. Chêne.
Mais le meilleur, emploi du gland commun .estpour la nourriture des porcs, soit dans les forêts.,soit à l’étable. On estime la chair et le. lard dé peuxqui en ont été nourris. V. Glandée.
On donne aussi des glands crus ou cuits aux vo-lailles, et on peut y accoutumer facilement les che-vaux , les bœufs et les moutons : on en donne auxanguilles après les avoir concassés, ».
Enfin, les cupules du gland fournissent le meil-leur tan. 1 ’h
La manière de conserver les glands pour jes se-mis étant décrite à l’article Chêne , nous renvoyonsà ce mot. ,p ,
Quant aux peines encourues par ceux qui ramas-sent des glands dans les forêts de l’état, et des com-munes sans autorisation , V. Glandée . M ni 9 j .
GLANDAGE. C’est le droit de gLfuidge a mi^taglandée même. Le mot de glandagçtsl souyepj^^-ployé dans les procès-verbaux de réfqrraAUp^p etnotamment dans ceux rédigés par Oefroi^oq^ÆÙil est dit : «Gomme la paisson aes porcs nj >a PJ?pjf eaucun dommage aux forêts, lesdits officiers^ .pârchacun an , dans le mois de septembre, adjugerontair profit du Roi le glandage de chacune forêt. , atyxtermes des ordonnances et réglemep» ». Maïs l’or-doonanoe de 1669, postérieure, à, èea, procès-vpr--