Band 
Tome second.
Seite
227
JPEG-Download
 

GLA

baux, ne permet l’adjudication de la glandée quequand H j a assez de glands pour que les forêts aVa«ouffre-rtl paS.'V. Glandée. ’ - ■ ■

GLANDÉE. Ce mot signifie, en général, la-ré*-coite et l 1 usage'des glands gtandium perception eten particulier la faculté d’introduire dos porc» dansles boîs jiour manger le glandi Cétte faculté s’ap-pelle ttiissi v/inéét pâture. Lbrsque le droit d’intro-duire dfes-'poré» dans/une férêt s’applique à la facilitéde faire manger les faines, il sé désigne par le nomde fîr&iriéy Famée : bu paiSsén de fatneyeb si le-droitcbtnjtrépd la fatuité de‘ feité mange# le gland , lafaine etViftiW fruits-, l’apjtèllé panage^ ou seu-lement n/dTuÿ’de-. ' !n 1

Les rêglèmèns (ont déterminé lès cas où l’on peutadjuger ou ptetméttré l’exercice de la glandée, et lfemode, dé jouissante de 1 cette faculté; mais avantd’fen t, fex{i8sèt les dispositions , nous présenteronsqüélOaéî cô'nsidërations générales sur la glandée ;ellééTOfiriérOttt lé. pt-ëmiéf paragraphe de notre ar-ticle.

■ buxsi;! si ieii * 9-

$ i w. Considérations générales sur la glande ou>i . | tutu »t le partage.

I. tes hlhndd, lès faines, les châtaignes, les noi-sette^ , les'pbnrtnés et les poires sauvages et autresfVùltsqùî énüsséüt'SiJr les arbres dans les forêts,formënt uH'bbiè?f J d’uhe grande ressource pour l’en-graissëtnefjt'^ti porcS 1 , et cette ressource est d’au-tàrit plus jtfétjiëùse 1 , fjüele -pays où elle est utiliséeest mohis ricltè én grains ; mais orilne doit en userqn’aVepiëf jffëcàütions qu’exige la conservation desforêts.'

lî. Eé Allemagne, on distingue le panage enpartagé plein, tfvts qii'arts de pànage, demi-panage,tiers ou quart de panage , suivant qn’il y a plus oumoins de'fruits. Quand, par exéntple, tous les chêneset hêtres sont biçn CÜàrgès de -fruits, on dit qu’il ya pàrtüge ptdlp f qdidid tàtts' cêé arbres portent desfruité , fnâié'ffàns là proportion d’ün quart au-des-ëous "troué’ récolte pleine, ou que 'les trois quartsseulement des arbres sont chargés de fruits, il y atrois qüdrtà'de panage ; si tous les arbres ne présen-tent qùe la moitié du panage plein , ou si seulementla moitié- desdîts arbres sont bien chargés, et queles autres n’cn portent point, il y a demi-panage ;si tous les'Üfbres ne portent que le quart de glands oufaînes d’un panagp entier, ou s’il n’y a que le quartde ces àfbëes'qtn ensoithien pourvu, et qùe les autrestrois qbiartf n*en aient point, c’est un quart dcpa-nagef_ enfin, s’il n’y a que très-peu de glands surla généfalifé des arbres, ou seulement sur quelqnes-ilhs, et qùe la totalité ne vaille pas la peine de lesfaire mapger par les poVcs ou de les ramasser, c’estCe qùe^lks Alleibands appellent •vogel-mast , partageifoisèàlric ou pcrttr lés oiseaux.

'IÏ y 1 k'âtissidés circonstances où le panage est ap-jpréiiê'd'apres 'là quantité de porcs qu’on peut y en-gl'iWsëf; Ainsi , on nomme panage éntier celui quièst "suffisant pour engraisser la quantité de poresqn’oa est autorisé à mettre à la glandée dans uneforêt, éùyni-pantige celui où la moitié seulement decette quantité pëut être- éngtaissée, et ainsi do suite.OànÉ'œ'chstyod'a'êgard à la quantité et à la forte

GLA 227

des .arbres-qui portent des fruits, et l’on ne doitpas., dans une forêt qui en contient peu, compter«a» panaûetÿn lier., Lors même qpe ie peu d’arbres iso-lés qei a,y. trouvant seraient trèsr.çhajrgésd I ç ( g\qn<Js.

III, Four pouvoir déterroiqgr la quaatitf de porcs

àmeMie-à la. glandée dans mie forêt, suivait lesdiverses quantités de fruits qui s’y trouvent, et lescirconstances-.locales , il faut prendre pour guidel’expérienca des aimées précédentes de panage, Epgénérât!,hU yupeai de règles sûtes à prescrire à, cetégard. 4 )n. doit, considérer L'état des arbres portantfruit,'la qoanfité de glands ou faines existante, lasituation efc L*. disposition du soi général la

localité^,. On regarde comme Les. plus avantageuxles cantons du panagedont le sol est léger et un peuhumide, où la température est douce, et qui pré-sentent beaucoup de ressources pour i’^breuvementdes porcs. r

Supposons un canton de cette .nature , où lejbqisserait exploité dans une proportion convenable, sui-vant son âge : par exemple^.une futaie de-hêtre de400 hectar. , dans laquelle il y aurait',

i°. En bois d’un à 3 o ans... iQ<?hc*çtar.

2“. En bois de 3 o à 6p,ans. ....... ..j 00

3 °. En bois de- 60 à 90 ans. . , , .. joO

4 °. Eu bois de 90 à 120 ans. ...... ipoy

et où le panage serait entier. av !

Comme dans cette forêt il n’y aurait quq 3 PO Hec-tares de bois plus ou moins riches en panage , on, nepourrait même, en supposant les circonstance^ tesplu» favorables , y engraisser, au-delà de 2 l5o porcs.

•On peut donc, dans ce cas, prendre pour termemoyen un porc par i 5 o ou 160 ares, et se diriger,d’après cette donnée, pour déterminer le nombre deporcs dans des circonstances différentes.

Le succès du panage dépend beauepup^ aussi dela température et de la circpnstancqjwticulfèrç oùles porcs peuvent en jouir tranquillement ; si letemps est doux ; si les porcs fouillent beaucoup laterre et y trouvent de la pâture, c’est - à-dira-deslarves d’insectes qui les rafraîchissent 5 $i d'ailleursils ont souvent de l’eau, et que, dans une petiteenceinte, ils trouvent de quoi se rassasier, le succèsdu panage est alors des plus avantageux. Mais s’ilsurvient de fortes gelées , une grande épaisseur deneige, ou d’autres circonstances défavorables , lesporcs ne peuvent s’engraisser, quoi qu’il y ait dugland à suffire ,(i). Le, phj£ grand mal est quand \esglands sont frappés de fortes gelées de bonne heure enautomne, avant que les feuilles ou la neige, les aientrecouverts : les porcs ne les mangent que pour apai-ser leur fai» , et ils restent toujours maigres^Lagelée causç moins de dommage aux faines ; mais lesporcs en, sont moins avides que des glanas , et ils leslaissent ordinairement jusqu’à ce ,qnft ceux-ci leur

manque»* di iü .!.■ min '

IV. Quant,.à-ce- qui concerne.l^pur.yejllaùce àexercer sur la glandée, elle doit avoir.pour objets,

i°. Dùsmpêcher qu’on introduise un plus grandnombre de porcs,que celui qui a été déterminé ;

fi] Quand, il ne fc, trouve pas à’eau dâns une forêt ,ouqu'irn’y en âr paVeÙquantité suffisante.,il faut, au 'temps«le la glandée , prStiquhr des nabftaiTQiif artificiels ,‘et, lesentretenir convenablement. 1 a