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Tome second.
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bons' brahc 4 rds ^cnif Içs'chaises éjepesttt ;■ en AVic-mjîgnèyé# ëîrfàlt'ae^jfinteSdè roues ; > 3 ur,lei>porte<1/S ni Ê t‘, oîttin fbYtüc des affûts oie cfenons^quidurentplus loh^-ietçés dans cçÀe atmosphère-humide etsîtlêé.'^ljé' 'fcè'tïx que" l’on fait d’onneî On's’en sertpàur dësjilânéhes qui composent l’ericaisstement despilotis, Le^nurnëurs en font des sébiles, des ga-melles, des saunières, des vis, des rouleaux, despilons, dë»"presses, des soufflets; les menuisiers etles'ébénistes' en fabriquent des tables, des parquets,des lambris, des armoires, des bois de lifts et. autresmeubles; d’autres ouvriers en font des attelles decolliefs dé ébevnux , des harnois, des pelles.desti-nées à toutes sortes d’usages , des planclies pour. Leslayetiers, qui en font une grande consommation ;des sabots , qui sont très-estimés après, ceux d’auqpet de noyer; des socs de charrue. On le réduit enpianches minces, pour en faire des seaux, des caissesde tambours, des tamis, des cribles, des hottes, desfourreaux de sabres, des étuis de diverses sprtqs, etc.On a proposé, lorsqu’on veut employer les solivesde hêtre dans les constructions, <l’en charbonner lasurface ; moyen excellent , mais d’uue exécutiondifficile.

Voici les préparations que les Anglais font subirau hêtre pour l’employer dans la construction desvaisseaux. Après avoir abattu le hêtre dans la forcede la sève , au commencement de l’été, et après l’a-voir laissé reposer une année, ondiviçele tronc etles branches en parties appropriéesauxonvragesaux-quels on les destine ensuite ou le$ soumet à l’ac-tion d’une flamme entretenue avec des copeaux etdu fagotage , jusqu’à ce que la surfaçe du bois soitun peu charbonnée, ou bien on les tient plongéesdans Peau pendant euviron 4 à 5 mois.

Les menuisiers remédient aussi à l’inconvénientde la vermoulure , soit par le, vernis , soit en tenantle bois pendant qn certain temps dans l’eau ou del’huile bouillante.

A Saint-Etienne , on emploie le hêtre pour faireles manches de ces petits couteaux de 2 sous la

f iièce, qu’on appelle eiistaches-dubois, du nom deeur inyenteqr ; mais on leur donne une préparationquilesdurcit considérablement, en comprimant cha-cun de ces manches dans un moule d’acier presquerouge, qui soude les fibres du bois par une espèce dedemi-fusion.

Les copeaux de hêtre sont employés de préférencepour la clarification des vins.

Le bois de hêtre est excellent pour le chaufFage ,quoiqu’il brûle un peu vite. D’après les expériencesde M. Hartig, il n’y a que le sycomore, le pin sau-vage et le frêne qui produisent des effets plus avan-tageux par la combustion, et il est, sous ce rap-port, au-dessus du chêne, sa valeur étant à celle dece dernier comme i 54 o est à 149‘7» et celle de soncharbon comme 1600 à j <459 ; mais il n’est pas exact,comme, quelques auteurs l’ont avancé, qu’il soitavantageux de le brûler vert; car il résulte encoredes expériences de M. Hartig que le hêtre brûlévert ne représente qu’une valeur de 1181 , tandisque , brûlé sec, sa valeur est de i 54 o. Il n’est pasexact non plus que les cendres qu’il produit soienttrès-riches en potasse. Les expériences de M. de

Werneck établissent que sur y 3 espèces de bois, et■de plantes forestières, il y en a 47 qui, sous ce rap-port , sont avant lui, et que sur 100 livres de c9m-hustible, il ne donne qu’une livre 4 onces 7 grosde salin, étant brûlé vert ; mais l’écorce de qet arbreet les jeunes branches ou tiges en donnent une livre10 onces.

La faine a un goût approchant de celui de la noi-sette. Elle forme une excellente nourriture pour lesporcs ; mais la chair de ceux, qui en ont été nourrish’esl pas aussi ferme et ne se conserve pas aussi bienque celle de» porcs nourris de glands. La faine est re-cherchée pur tien bê[es fanves , par les blaireaux, quis’en engraissent d’une manière extraordinaire ; parles écureuils, les loirs et beaucoup d’autres quadru-pèdes, et par les oiseaux. Elle engraisse très-promp-tement les dindons ; mais c’est sur-tout par la grandequantité d’huile bonne à brûler et à manger q,u’onen retire, qu’elle mérite notrç.attflutipn. Cct,te huileest l’une' des meilleures, que l’on puisse employerpour faire des fritures,sur-tout si qn a la précautiond’y mettre une croûte de pain, que l'on retire lors-qu’elle est assez chaude pour y roe.tfre Je poisson.Elle répand, lorsqu’on la brûle, unp odeur quin’estpoint désagréable comme celle des autres huiles.

L’ari. 27 du tit. XXVII del’ordqnnqnpe de 1669défend aux usagers et tous autres d’abattre la. glan-dée , faine et autres fruits des arbrçf, de les amasseret emporter, à peine de 100 fr. «l’amende. La loidu 12 fructidor an 2 a ievécette prohibition ; maisune lettre du grand-juge, en date du I er . thermidoran 10, en interprétation de cette loi , annonce queses dispositions sont purement transitoires , et queson exécution a dû cesser avec lps circonstances cjuil’ont fait porter; néanmoins la jurisprudence destribunaux varie un peu sur ce point, attendu que, laloi n’a pas été rapportée.V. Glandage.

Fabrication de l’huile de faines. — Voici la mé-thode indiquée par M. Hartig : Quand on veut fairede l’huile bonne, à manger , on débarrasse lesfaînes de leur écaille, après les avoir bien fait sé-cher, et on les presse à froid dans des sacs neufs etpropres ; mais si on veut se borner à faire de l’huileà brûler, on presse les faines à chaud avec leurécaille. Dans le premier cas, on obtient une huiledouce, limpide , et qui, pour le goût, ne le cèdepas à L’huile de Provence ; elle a encore l’avantagede se conserver pendant beaucoup d’années, et ues’améliorer si, après qu’elle a été bien clarifiée, onla renferme dans des cruches bien lutéqs , que l’onenterre dans le sable à la cave.

Voici une méthode plus détaillée, que M. Bosc arapportée dans le Nouveau dictionnaire d’agricul-ture , et qu’il a tirée en partie d’une instructkm, pu-bliée en 1793, par ordre du gouvernement : «Lors-que les faînes ont été bien nettoyées (au moveudescribles ou des claies et ensuite par le van), elles doi-vent être déposées et éparpillées dans des greniersou des hangars bien aérés , pour que leur dessicca-tion puisse se faire très-promptement; car l’humi-dité, les faisant moisir ou germer, leur est très-nuisi-ble. Ce n’est que lorsqu’elles sont bien ressuyéesqu’on peut les mettre en tas sans inconvénient, etencore ces tas doivent-ils être remués de temps en