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Tome second.
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IIÈT HÊT 259

temps. L’époque la plus favorable pour en extrairel’huile est depuis le commencement de décembrejusqu’à la fin'de mars: pins tôt, elles fourniraientmoins d’huile, et une huile plus chargée de muci-lage ; plus tard, Cettè huile serait moins bonne etmoins susteptible de se garder , parce qu’elle auraitdéjà des principes de rancidité.

n En général, on extrait l’huile de la faine amsenlever son écorce ; mais cette méthode a l’incon-véhifent d’en faire perdre environ lin septième, quiest absorbé par cette écorce, de donner à-celle quicoule une saveur moins d'once, et d’en rendre l'é-purement plus difficile. Ainsi, on fait sagementde mûrfdét Cettè écorctt , soit enprenant les fainesune à une avec là main , soit en la faisant légère-ment rôtirau four ou sur des plaques de fer chau-de!», et en les frottant avec la main , sfort enfin enles faisant passer entre des meules de iaoulin con-venablement espacées»; Cette dernière-méthode mé-rité d’être préfétée sous tous les rapport». Lee aman-des éeoréêèé doivent être employées sur-le-champ,parte qu’èllesValtèrêttt promptement; mais il estbon j au préalable , de les vanner de nouveau pouren èxtrîiiré les restes de l’écorce qui auraient pu yrester , fet sur-tout une pellicule qui leur est adhé-rente et qui est très-âcre: les'écorces ne sont plusbonnes qu’à brûler ; lorsqu’on les brûle convenable-ment, on en Retire beaucoup de potasse.

» Pour obtéhir l’huile, il faut réduire l’amandeen pâte , sbit en la pilant dans des mortiers, soit enl’écrasant sôus des meules verticales qui tournentautour d’un axe, soit en la moulant dans des mou-lins à-peu-près semblables à ceux à farine. Danstous ces cas, il faut que les instrumens soieîit exac-tement nettoyés, car là plus petite portion d’huilerance qui s’y trouverait suffirait pour gâter touteune provision. L’eau chaude ne suffit pas toujourspour les laver; on doit employer une lessive caus-tique, et y revenir à plusieurs reprises. Cette opé-ration faite , il s’agit de mettre-la pâte en presse ,seul moyen pbur en extraire l’huile. Une tempéra-ture dOute et de l’eau sont nécessaires pour en ob-tenir une plus grande quantité; trop de chaleur ettrop d’eau l’altèrent. Ou met la pâte mélangée d’eauchaude dans des sacs de grosse toile ou de crin : cesderniers sont préférables, parce qu’il» ne boiventpoint d’huile. 11 faut ménager l’action de la presse,pour donner le temps à l’huile de s’égoutter. Aprèsune première pression, on pulvérisedenouveau le ré-sidu, qu’on appelle tourte ou tourteauj on y ajoute denouvelle eau chaude , mais en moins grandei quan-tité ; et on presse encore. On doit retirer en huileenviron un dixième du poids des amandes.

« Comme je l’ai déjà dit, l’huile de faines bienfaite est', après l’huile d’olive, la meilleure qu’onconnaisse en Europe ; elle a même sur cette der-nière un grand avantage, c’est de pouvoir se garderJO ans et plus lorsqu’on la tient dans un lieu frais.Elle acquiert de la qualité en vieillissant, au moinspendant les 5 ou 6 premières années ; mais pour làfaire jouir de ces avantages, il faut la débarrasser de,la matière extractive mucilagineuse qu’elle contienten abondance , c’est-à-dire l’ôter de dessus son dépôtdetix fois dans les 3 premiers mois, une troisième.

fois fi à 6. mois après, et ensuite une fois tqus lesans; de plus* il faut la tenir dans dés caves bienfraîche* , spit dans des vases de bohyj, soit dans desvases de térre de grés. Il faut repousser.tes Vases deterre, vernissés , parce que l’huile en dissout la cou-verte et devient dangereuse. Cette huile peut sup-pléer presque toutes les autres, soit dan% vyconomiedomestique, soit dans les arts.

n Les tourteàux se donnent aux .cochons, auxvaches, aux volailles, qu’ils engraissent'rqpjJement:ceux dans lesquels on a laissé l’écorpe contiennentquatre dixièmes de matière indigestible;, ce qui faitqu’on ne peut en donner à-là-fois autant à ctjs ani-maux. «

Avantages particuliers des forets dt.Aétre,-rr Lesavantages considérables que présentent les forêts dehêtre, notamment celles qui sont aménagées eri fu-taie , doivent engager à les conserver «t rà?ies. aug-menter. Elles ne produisent pas , prfuçdes construc-tions, un bois aussi utile que cellesdb-thène $ maiselles offrent un grand nombre die compensationsqui les placent immédiatement après!celles-:.!,t. Ellesn’ont point à souffrir des accidrns .particuliers quiendommagent ces dernières. Les gelées tardlVesdumois de mai, les chenilles, les hanpetvn» attaquentbien un peu les feuilles, du hêtre!; mais ce»; acci-dens n’occasionnent pas là mort de'l’aébre. On voitparaître, lors (le la. seconde sève , df «nouvellesfeuilles et de nouvelles pousses*--quiiréparént, ledommage. norfulti' su

Il existe plusieurs autres espèces, de hêtre , maisqui ne sont pas indigènes à l’Europe : . .

Le Hètbe blanc d’Amérique ; figut ■ syjvèsttisamericana, et le HêtbB fébr/uoineUX bn AbüSE,f'agus ferruginea, sont naturels aux Etats-Unis ; •

La première espèce, qtli aime nfitérràîrt profondet un peu humide et une température fibiddy, esttrès-commune dans les états du üiilîëfj dé'l'Améri-que septentrionale, et sur-tout dahifdé^x' de l’oHést :M. Michaux en a mesuré sur lêïbordsdé l’Ohio quiavaient 8, 9 et 11 pieds (2, 3 et 4 nlèf:)çdë circon-férence , et cjui excédaient 90 à r 00 pléds (35 hiètj)d’élévation. Cette espèce est plus belle, plus‘fian-cée et moins rameuse que le hêtre rougé ; mais ellea beaucoup d’aubier, et sbii bois est. én général ,moins estimé que celui de l’àïlfrè espeèè: ' l u

Le hêtre ferrugineux ou rouge se tfouve’ préiSqueexclusivement dans le nord des Etats-Unis ', dû ilforme souvent, à lui seul, des forêts d’iirie grandeétendue. Il a plus de ressemblance avec le Hêtred’Europe qu’avec lé hêtre blanc d’AittériqUe ; ilégale ce dernier en diamètre, mais il n’acquiert pasune aussi grande élévation. Son bois, de tbnl'eurrouge, a beaucoup plus de cœur que celui <M Hêtreblauc; il a d’ailleurs le-grain plus sérrè , et aLêst.plus fort et plus résistant : c’est à càiise de êès pro-priétés qu’on le préfère. Débarrasse de soit àübier,il est employé dans quelques parties de ï’Ariilriqueoù le chêne est rare , concurremment avec l’érable àsqcre et le bouleau jaune, pour la charpente infe-rieure fle^ navires , à quoi il tonvient parfaitement,a^ten4u que cette partie dû .nâvifé"estycqhGnüfcl-leryent suDnlèrgée : on I’f'mploie aussi’-à une infinité