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sont nus, convexes, immobiles, et recouverts d’unesubstance dure, cornée, luisante et transparente.Outre ces yeux, on distingue très-bien, avec unesimple loupe, dans la plupart des insectes, tels queles hémiptères , les diptères , etc., plusieurs petitspoints luisans , qui représentent drs espèces de pe-tits yeux , nommés par la plupart des naturalistespetits yeux lisses , et p ir quelques autres stemmates.J1 ne parait plus douteux que ces points brillans nesoient de véritables yeux.
Les antennes , au nombre de deux , sont des es-pèces de cornes mobiles, articulées, plus ou moinslongues, div isement figurées, qui partent oe lapartie antérieure de la tète.
ha front est la partie la plus antérieure de la Lèle,et celle qui occupe l’espace compris entre les yeuxet la bouche.
2 0 . Le tronc comprend le corselet, la poitrine, lesternum et l’écusson.
On a donné plus particulièrement le nom de cor-selet à la partie supérieure du tronc , celle qui setrouve entre la tète et la base des ailes. Cette pièce,qu’il ne faut pas confondre avec la poitrine, dontelle est très-distincte, donne naissance aux deuxpremières pattes dans presque tous les insectes
La partie du tronc d’où naissent les quatre pattespostérieures, et qui se trouve placée entre la partieinférieure du corselet et le ventre , a pris le nom depoitrine : elle a un peu plus de consistance que leventre, et elle est munie latéralement de petites ou-vertures en forme de boinonnières, nommées stig-mates , qui sont les organes extérieurs de la respira-tion des insectes.
3°. Le sternum est la partie du milieu de la poi-trine, celle qui se trouve entre les quatre pattespostérieures.
L 'écusson , dont la figure et la position varientbeaucoup, est placé à la partie postérieure du cor-selet , à la base interne des élytres ou des ailes. Onle distingue facilement dans presque tous les coléop-tères : c’est cette petite pièce triangulaire qui se trouvederrière le corselet, entre les deux élvtres. L’écus-son est ouelquefois si granddansles hémiptères, qu’ilcache entièrement les ailes et qu’il recourre ioul leventre. On a donné aussi le nom d 'écusson à la par-tie postérieure du corselet des hyménoptères , desdiptères , etc.
h" 1 abdomen , qui vient immédiatement après lapoitrine, et qui se trouve souvent caché sous lesailes des insectes, est composé d’anneaux ou desegmens, dont le nombre varie. On voit de chaquecôté de ces segmens un stigmate. On désigne quel-quefois la partie inférieure de l’abdomen sous lenom de -ventre , et la partie supérieure sous celui dedos. Ou y remarque l 'anus, qui est cette ouvertureplacéeordinairement à bipartie postérieure, laquelledonne issue aux excrémens, et renferme, dans pres-que tous les insectes , les organes de la génération.L’abdomen est souvent terminé par une espèce dequeue ou appendice, qui n’est presque jamais com-mune aux deux sexes , et qui parait servir tantôt àla femelle, de tarière pour percer le bois et y dépo-ser ses œufs , et tantôt au mâle, de pince pour ac-
crocher sa femelle et faciliter l’accouplement, tan-tôt à l’un et à l’autre pour attaquer et se défendre.
4°. On divise les membres en pattes et en ailes.
Tous les insectes parfaits ont des pattes compo-sées de plusieurs pièces articulées, presque tous enont six; quelques-uns cependant en ont un plusgrand nombre , mais ceux-ci sont privés d’ailes; ilsne subissent point de transformation , ils semblents’éloigner des vrais insectes , et former un passageentre cette classe et celle des vers. ims principalespièces que l’on remarque aux nattes des insectessont la itanche , la cuisse , la jambe et le tarse. Cettedernière pièce est composée d’un , de deux , trois,quatre ou cinq articles au plus, dont le dernier esturiné de deux ou de quatre crochets recourbés, min-ces et très-forts.
Les ailes , au nombre de deux ou de quatre, sontmembraneuses et parsemées de nervures qui for-ment quelquefois un joli réseau ; les supérieures sontou simplement membraneuses, ou plus ou moinscoriaces : on leur a donné le nom àlélytres , d’unmot grec qui signifie étui , lorsqu’elles ont de laconsistance, qu’elles ne servent point à l’ insectepour voler, etou’elles font l’office de véritables étuis.
Indépendamment des ailes et des élytres, on re-marque dans l’ordre des diptères , les caillerons etles balanciers. Les cuillerons sont deux pièces con-vexes d’un côté, concaves de l’autre, en forme depetites écailles ou de cuillers, oui so trouvent un peuau-dessous de l’origine des ailes, un de chaque côté :ces pièces manquent dans quelques espèces. Les ba-lanciers sont de petits fileis mobiles , très-minces ,plus ou moins allongés, et terminés par une espècede bouton arrondi ; ils sont placés sous les cuilleronsdans les esoères qui en sont pourvues , ou se trou-vent à nu dans celles qui n’ont point de cuillerons.
Organisation e< structure des insectes.
Sous ce litre se trouvent compris : i°. les organesdu mouvement, 2 °. ceux de la nutrition , 3°. ceuxde la circulation et ceux des sécrétions, 4°• ceux dela respiration, 5°. ceux de le. génération, 6 e . ceuxdes sensations.
Le détail de ces organes et de leurs fonctionsnous mènerait beaucoup trop loin, et sortirait d ail-leurs de l’ordre de notre travail ; il doit nous suffirede présenter, sur les principaux objets de l’histoir^naturelle des insectes, quelques idées générales, etd’indiquer au lecteur , comme nous l’avons fait aucommencement de cet article, les ouvrages qui trai-tent de ces objets d’une manière spéciale.
Nous dirons cependant un mot de la générationdes insectes, de leurs métamorphoses et de leurssensations.
De la sénération dans les insectes.
Les insectes sont, avec les crustacés, les seulsanimaux sans vertèbres chez lesquels, les sexesétant séparés , l’accouplement se fasse par l’intro-mission de l’organe du mâle dans la partie sexuellede la femelle, et par l’éjaculation de la semencedans les ovaires. Tous les individus, dans la classedes insectes , sont mâles ou femelles ; il faut en ex-cepter cependant quelques genres de l’ordre des hy-