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ménoptères , tels que les abeilles, les fourmis, lescryptocères , etc., dans lesquels, outre les individusmâles et femelles , il y en a encore d’autres eii plusgrand nombre , que les naturalistes ont nommésmulets ou neutres, parce qu’ils 11’ont aucun sexeapparent et qu’ils ne sont point propres à la géné-ration.
Les mâles sont toujours plus petits que les fe-melles , et la proportion , dans certains insectes,disparait au point que les mâles sont d’une extrêmepetitesse relativement à leurs femelles.
Da ns la plupart des espèces d’insectes, les mâles Isont ornés de couleurs infiniment plus brillantes;dans quelques espèces, les couleurs des deux sexessont dilférentes. Les antennes du mâle sont ordinai-rement plus grandes, et souvent les femelles man-quent d’ailes, tandis que les mâles en sont pourvus,ainsi qu’on en trouve un exemple dans les coléop-tères et les lampyres, et qu’on en trouve de pareilsdans les genres des blattes, des noctuelles , des boni-byces, etc.
Mais la véritable distinction des mâles et des fe-melles consiste dans les organes sexuels. V. la des-cription de ces organes dans le Nouveau dictionnaired’histoire naturelle , article Insecte .
Accouplement. — Dans les insectes , il n’y a que\es faucheurs et les araignées qui s’accouplent ventreà ventre; tous les autres s’accouplent à la manièreordinaire, le mâle monte sur la femelle, et la natureles a pourvus d’instrumens propies à les tenir danscette posture.
Ponte .— L’accouplemenf achevé , les mâles meu-rent, et les femelles se livrent à la ponte de leursoeufs, les unes plus tôt, les autres plus tard , et or-dinairement elles les pondent un à un. Elles ontsoin de les placer dans des endroits où leurs petits,à leur naissance, trouveront tout ce dont ils ontbesoin pour subsister. Ainsi, suivant les espèces,les œufs sont placés par la mère sur les plantes ondans les plantes, dans les animaux vivans ou morts,sur la terre ou dans la terre, près de l’eau ou surl’eau, etc. Après la ponte, les femelles meurent ,de même que les mâles.
Les œufs des insectes sont, pour ainsi dire, de deuxsortes : les uns restent membraneux, comme ceuxdes tortues et de la plupart des reptiles; les autressont crustacés, comme ceux des oiseaux La variétéqui existe entre ces œufs , quant à la forme et à lacouleur, est telle , qu’on pourrait dire qu’elle égalele nombre des espèces.
Le petit reste dans l’œuf jusqu’à ce que la matièreaqueuse qui s’y trouve en surabondance eu soit dis-sipée , et que les membres de l’insecte aient acquisassez de force pour pouvoir rompre la coque et ensortir. Tous les insectes ne restent pas le même es-pace de temps dans leurs œufs: quelques-uns ( lespucerons, les scorpions , etc.) éclosent dans le ven-tre de leur mère , et sont pondus vivans peu d’heuresaprès l’accouplement, tandis qu’il en est à qui ilfaut plusieurs jours ou même plusieurs mois. On aremarqué que les insectes qui doivent passer l’hiverdans leurs œufs n’en sortent pas avant la naissancedes feuilles qui doivent leur servir de nourriture.
Des métamorphoses et des mues dans les insectes.
La plupart des animauxconservent, toute leur vie,Informe qu’ils ont apportée en naissant; mais iln’en est pas ainsi des insectes, ils éprouvent au con-traire de si grands changemens, soit dans leur in-térieur , soit dans leur extérieur, qu’un individu decette classe , pris à sa naissance, diffère entièrementde ce même individu parvenu à l’âge de maturité.La vie des insectes se partage naturellement en troispériodes principales : ce sont ces changemens qu’ona désignés parle mot de métamorphose ou de trans-formation.
Tous les insectes cependant ne sont pas soumisà subir la loi des métamorphoses ; il y en a un bonnombre qui ne changent aucunement de forme. Engénéral, les insectes qui n’ont point d’ailes, et qu’ondésigne sous le 1.0m d 'aptères ( privés d’ailes ), nais-sent avec la même forme qs.’ils doivent toujoursconserver.
L’insecte, dans sa première période, se produitsous la forme de ver, désigné sous le nom de larvedans les uns , et sous celui de chenille dans les au-nes ; son corps est allongé et formé d’une suite d’an-neaux ordinairement membraneux et emboîtés lesuns dans les autres. Il rampe, soit à l’aide de ses an-neaux ou des ciochets dont ils sont souvent garnis,soit à l’aide des diverses paires de pattes, dont lenombre est quelquefois assez grand.
Dans la seconde période, l’insecte parait sous laforme de nymphe, ou de chrysalide ou fève. Ce n’estplus un ver improprement dit, c’est un insecte, maisdont tous les membres , renfermés dans une ou plu-sieurs enveloppes, sont couchés sur la poitrine et nese donnent aucun mouvement. Cette métamorphoses’opère de plusieurs manières : tantôt la peau du vers’ouire et laisse sortie le nouvel insecte , revêtu des.égumens qui lui sont propres; tantôt cette peau sedurcit autour de lui, et devient une espèce de coquequi le cache entièrement.
Dans la troisième pii iode, l’insecte s’élève àtoute sa perfection organique; les liens de la nym-phe ou de la chrysalide se brisent, et l’insecte com-mence une nouvelle vie; tous ses membres, aupa-ravant repliés, mous et sans action, se déploient,se fortifient, se mettent en jeu ; porté sur six pattes,il marche lentement sur la terre ; soutenu par deuxou quatre ailes, il voltige légèrement dans l’air.
Pour se faire une idée de ces métamorphoses , onpeut examiner ce qui se passe dans le ver à soie.Ce bombyee dépose des œufs, d’où sortent des larvesou chenilles, qui, après avoir changé plusieurs foisde peau, filent un cocon de soie dans lequel ellesse transforment eu nymphes, et d’où sort ensuite uninsecte parfaitement semblable au père et à la mère.
Nous avons vu qu’il y a des insectes qui ne chan-gent jamais de forme ; il y en a encore d’autres quitiennent le milieu entre ceux-ci et les insectes quisubissent des transformations. Ils ne passent pasproprement par l’état de nymphe ou de chrysalide.Leur vie n’est partagée qu’en deux périodes : ilsmarchent dans la première, ils volent dans la se-conde ; ainsi toute leur métamorphose se réduit àprendre des ailes, et cela s’exécute sans que leur
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