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et sont coudées par deux lignes transversales d’unbrun foncé. Ils tiennent, dans le repos , leurs ailestendues verticalement sur le dos, et quelquefoisaussi déployées horizontalement.
Après l’accouplement, qui a lieu en avril, la fe-melle dépose ses œufs sur les feuilles et les petitsrameaux, et ces œufs donnent naissance, dans lemois de mai, à de nouvelles chenilles, comme nousl’avons dit.
Le Sphyxx du pin, sphynx pinaslri (Lin.).
La chenille de ce sphy nx, qui fait une grande con-sommation de •euilles, est de 2 à 3 pouces de long.Elle est marquée sur le dos par une longue raie d’unbrun ferrugineux, où viennent se réunir, de cha-que côté , de longues raies vertes et blanches. Ellese nourrit volontiers des feuilles du pin , et par cetteraison elle est très-nuisible à cette espèce de bois.
Cette chenille éclôt dans le mois de juillet, senourrit jusque dans le mois de septembre, se changealors en chrysalide dans le sein de la terre, et aumois de mai suivant paraitle papillon nocturne. Cepapillon est d’un gris brun; ses ailes antérieuressont beaucoup plus grandes que ses ailes postérieu-res, et toutes sont terminées par une bordure blan-che marquée de points noirs ; mais le dessous desailes est tout-à-fait noir.
Après l’accouplement, la femelle dépose, seul àseul, des œuls de couleur verte sur les aiguilles dupin, et c’est de ces œufs que naissent les chenillesdans le mois de juillet. *
Insectes du genre scolyte de Latreille, ou du genre
bostriche de Fabricius , ou du genre dermeste de
Linné } qui sont les plus nuisibles aux forêts.
Avant de passer à la description de ces insectespar M. Hartig, nous ferons connaître les observa-tions que M. Latreille a insérées en tête de sa fa-mille des scolytaires, dans son Histoire des insectes,ajoutée à VHistoire naturelle de Buffon, édition deM. Sonnini.
« De tous les insectes observés jusqu’à ce jour,ditee naturaliste, les scoly tes paraissent, malgré leurpetite taille, être du nombre de ceux dont les ravagessont les plus considérables. 11 est peut-être peu d’ar-bres qui 11e soient attaqués par une espèce particu-lière de ces insectes, et outre l’espèce propre, on enrencontre encore souvent, sur le même arbre, plu-sieurs autres. Nous nous contenterons , ici, de faireconnaître les dégâts causés par les scolytes typogra-phe , chalcograplie et ligniperde.
« Qui croirait, à le voir , dit Wilhelm , dans ses33 Récréations tirées de l ’ Histoire naturelle ( trad.n franc.), qui croirait que le bostriche commun,» scolytns typographus (V. les fig. 7 et 8 de la» Blanche des insectes ) , que les Allemands appel-3> lent encore chancre du pin , ver du bois , sait se» rendre plus redoutable que les animaux de proie3) les plus altérés de sang? Qui croirait qu’il est ca-33 pable de détruire de fond en comble les plus beaux33 bois de pins et de sapins rouges? Il ne s’attaque33 aux autres arbres conifères qu’à la dernière extré-» mité , jamais aux arbres à feuilles rondes. Depuis33 long-temps le bostriche était très-mal famé en33 Allemagne , sous la dénomination de ver du sapin
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33 ou de ver noir. La force et la solidité de la con-33 formation du bostriche le fait résister à des de-» grés de froid d’une rigidité qui enlève des mil-33 lions d’autres insectes. C’est au mois de mai que■a les bostriches, qui ont pris pendant l’hiver, dans33 l’intérieur des écorces , leur accroissement com-33 plet , se fraient, en rongeant, un passage au tra-33 vers de l’écorce extérieure desséchée; on les voit33 alors , sur le soir, quelquefois seuls, mais , dans33 les années qui leur ont été particulièrement fa-33 vorables , former des essaims qui semblent autant33 de nuages, et fondre sur les troncs des arbres.33 Lorsque le temps est froid , ils se tiennent dans33 les fonds; mais lorsqu’il devient chaud, l’essaim33 s’élève à une hauteur supérieure à celle des sa-33 pins les plus hauts, et va s’abattre, lorsque le vent>3 favorise leur vol , jusqu’à quelques milles de leur33 lieu natal. C’est à l’époque de ces émigrations en33 troupes que s’opère l’accouplement ; et alors cha-33 que couple de bostriches , et cela en très - grand33 nombre, va se chercher dans les parties attaquées33 de pourriture ou cariées des arbres fraîchement33 aoattus ou renversés, et au défaut de ceux-là , sur33 des arbres entièrement sains et sur pied , entre les33 écailles des écorces, une place où il puisse se33 ronger un logement. Lorsque l’arbre est en pleine33 sève, sa liqueur, qui jaillit à la rencontre de cet in-33 secte à étuis , le suffoque; et c’est par cette raisonai qu’il a soin de choisir les arbres où fa sève est figée.33 On peut l’entendre ronger, et la poudre de bois33 qu’il lait tomber le décèle. Une rainure en ligne33 droite est la première chose qu’on aperçoit, au bout33 de quelques jours, en dedans de l'écorce* (V. la33 Planche des insectes .) Aux deux côtés de cette rai-as nure, il creuse (1) des canaux latéraux , mais un33 peu en dehors, en sorte que ces derniers n’entrent33 pas touc-à-faUdans le canal principal. C’est dans ces33 canaux latéraux que la femelle pond ses soixante à33 quatre-vingts œufs , chaque œuf séparément dans33 une petite cavité arrondie, et le recouvre avec33 de la poudre de bois ; ensuite les vieux (2) , à» moins que la mort ne les surprenne dans le cours33 de leur travail, se percent une issue pour revenir33 au jour, et laissent le soin du reste aux larves, qui33 commencent leur travail dévastateur; c’est-à-dire33 qu’au bout de i 5 jours il sort des œufs , qui sont33 delà grosseur d’une graine de pavot, des larves33 en forme de vers, qui, grossis à la loupe, laissent33 apercevoir, dans le dessin, des anneaux fort renflés,33 des pattes terminées en pointe , et une couleur33 jaunâtre; et c’est alors que ccs larves, chacune33 partant de sa niche , travaillent à construire des33 galeries, qui vont en serpentant, et dont un air33 de ressemblance avec les lettres de l’alphabet, vé-33 ritablement assez difficiles à déchiffrer , a fait ac-33 quérir à l’insecte le nom de typographe. Jamais
(1) Comme l’accouplement île ces insectes a lieu sur letronc de l’arbre, il est probable que la femelle seule tra-vaille à loger sa postérité ; et comme il y a peu d’exemplesde ce soin , de la part du mâle, parmi les insectes , ce faitdemanderait à être étayé de nouvelles observations.
(2) D’après ce que j’ai dit dans la note précédente, cecine doit encore s’entendre que des femelles.