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LABIE . (T. de bot.) Les plantes labiées farinentune famille dont les fleurs ont le limbe partagé endeux divisions principales , l’une supérieure et l’au-tre inférieure. Ces deux lames sont ce qu’on ap-pelle lèvres. Y. Botanique.
LABOUR. Du latin labor, travail. .C’est le re-muement de la terre, fait à dessein de la rendre fer-tile. Le labour doit être profond, léger pu superfi-ciel, selon la qualité du sol et le besoin des plantesou des graines qu’on veut confier à la terre, et d’au-tres circonstances.
Les labours ont pour objet non-seulement de dé-truire les mauvaises herbes, mais encore de souleverla terre et de la rendre perméable aux influences del’air , du soleil, des pluies, des rosées , de la ge-lée , etc. On fait des labours avec des charrues traî-nées par des chevaux, et à bras avec la houe, labêche, le crochet, la pioche, etc. On appelle labou-rage le travail du laboureur, et l’on dit qu’une terreest labourable , pour dire qu’elle est propre à êtrelabourée.
Par le labour, on enfouit les plantes et la terre vé-gétale qui se trouvent à la surface du sol ; ces plan-tes , en pourrissant et se décomposant, fournissentde l’engrais fux racines, au lieu de dévorer les subs-tances nécessaires aux productions utiles.
Comme nous traitons, aux articles Pépinières ,Plantation et Semis , et à l’article de chaque arbre,des labours à donner aux terrains suivant les di-verses circonstances, nous renvoyons à ces articles.
LACINIE . ( P. de bot.) Découpé inégalement enlanières allongées et plus ou moins étroites.
LAIE ou LAYE. Terme forestier qui signifieune route étroite, un chemin tracé dans une forêt.
L’ordonnance de i 5 i 6 , art. 3 , porte que l’arpen-teur marquera de son marteau les laies ou layes sé-paratives des ventes.
Ce mot est employé dans la Coutume de Normandiepour signifier le droit d’un usager d’avoir du boispar mesure ou quantité d’arpens , parce que les laiesse font pour le mesurage des coupes. On dit des boislayés pour des bois marqués par des laies.
L’ordonnance de 1669, tit. XV, art. 6, défendaux arpenteurs de donner aux laies qu’ils ouvrentpour séparer les coupes, y porter leurs chaînes etles arpenter, plus de 3 pieds (un mèt.) de largeur.
Laies se dit aussi des lignes sommières et de di-visions de coupes qui s’ouvrent dans les forêts pourleur aménagement 5 mais , dans ce cas, ces laies oulignes de division sont permanentes, et servent cons-tamment à séparer les triages d’abord, et ensuite lescoupes. Celles qui séparent les triages et qui doi-vent aroir au moins 4 mèt. de largeur, s’appellentlaies ou lignes sommières : ce sont de véritables che-mins. Celles de division des coupes ont ordinaire-ment un à 2 mèt,.(Instr. du 7 juillet 1824, art. 80.)
11 est défendu aux gardes et à tous autres d’em-porter ou de disposer du bois provenant de l’ouver-ture des laies , lequel doit rester sur place pour être
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compris dans l’adjudication de la coupe. ( Ord. de1669, tit. XV> art. 8.)
fieux qui achètent d’un garde des bois, sachantqu’ils proviennent d’une laie, doivent être condam-nés à la même peine que le garde, solidairement aveclui. ( An. delà C. decass., du 9 février 181 1.)
Lorsque dans un bois domanial ou communal , ilexiste des portions appartenant à des particuliers ,les géomètres du cadastre chargés d’en faire l’arpen-tage se font autoriser, conformément aux règlement;forestiers, à ouvrir les laies reconnues indispensa-bles. V. l 'Instr. du 24 messidor an 12, au Recueil,1.I, p. 688 .)
LAINEUX. ( T. de bot. ) Recouvert d’un duvetcomposé de poils mous, peu longs et entrelacés oufeutrés.
LAIS. Ce mot, dans les anciennes ordonnanceset coutumes, est synonyme à baliveau et quelque-fois à bordure.
Les douairières et autres usufruitiers , dit la Cou-tume d'Anjou, art. 117, ne peuvent toucher auxlais des taillis qui servent de limitations et ceinturesdu bois : dans ce cas , ces lais sont des bordures oucordons.
La même Coutume, tit. XY, art. 3 11, et celle duMaine , tit. XVI, art. 324, défendent .aux douai-rières de couper le9 lais ou laigs que le défunt au-rait laissés ès bois taillis : dans ce cas, les lais sontdes baliveaux laissés lors de la dernière coupe. Y. ,au surplus, ce que nous avons dit au mot Baliveau ,p. 332 .
LAME , lamina. (T. de bot.) Surface plane d’unefeuille ou d’un pétale.
LANCÉOLÉ. ( T. de bot.) Feuille lancéolée ,celle qui, étant d’une largeur relative notable , maismoindre que la demi-longueur, se rétrécit à-peu-près également en angle aigu par les deux bouts,de manière à ressembler à un fer de lance.
LANÇOIRS, ou COULISSE, ou GLISSOIRS.Petits sentiers en pentes, sur lesquels on fait glisserles arbres qn’on exploite sur les montagnes es<ar-pées , pour les faire arriver ainsi au bas de ces mon-tagnes. V. Transport de bois.
LANDES . Quelques étymologistes font dériverce mot de l’allemand land, qui veut dire pays", terre,champ ; mais cette étymologie est douteuse , car lemot allemand s’applique à toutes sortes de terres.
Quoi qu’il en soit, nous entendons par landesdes terres d’une certaine étendue , ordinairementarides, et ne produisant que des genêts, des bruyères,des ajoncs et autres arbustes de peu de valeur.
Dans quelques pays, les landes sont appélêes^n-tine ou bocage ; mais cette dernière dénominationconvient mieux à un petit bois agréable’. Le joncmarin ou l’ajonc se nomme lande en Bretagne .
La connaissance de toutes les questions ; coiicer-nant les landes et bruyères était de la compétencedes officiers des eaux et forêts. ( Ord. de 1669,tit. 1 , art. 2.)
Pour l’usage des landes qui sont communes, \ .Biens communaux et Pâturages .
Relativement au feu qu’on peut mettre dans Leslandes, Y. Feu , Incendie.