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Tome second.
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L Ail

des, notamment dans les ci-devant provinces duBordelais, de Béarn, de la Sologne et de la Bre-tagne .

On pourrait les cultiver en bois, et principale-ment en pins, ainsi qu’on le fait depuis 3 o ans danscelles de Bordeaux . ( Y. Dunes.) La conversion deces terres en forêts et en cultures ordinaires équi-vaudrait à une conquête de trois départemens.

Le gouvernement s’occupe en ce moment d’arra-cher à la stérilité ces vastes étendues de terres , enfaisant rechercher celles qui peuvent être vendues,affermées ou plantées. ( Instr . des 7 juillet 1818 etmai 1819.)

Les succès d’une telle entreprise ne peuvent êtredouteux, si on éclaire les cultivateurs sur leurs pro-pres intérêts, et si, à l’exemple de ce qui s’est fait enWestphalie , on favorise et encourage l’établisse-ment de quelques fermes ou ateliers de plantationsdams les landes. V. Dune, Pin et Terre .

LAPINS. V. ce mot à la Table du Recueil, oudans le Dictionn. des Chasses.

Les lapins font le plus grand tort dans les forêts ,notamment dans les semis et plantations, et lesjeunes repousses. Ils rongent l’écorce des arbresdans toute leur circonférence, coupent les jeunesbrins, les renversent en culbutant la terre , ou lesfont périr en grattant et retirant la terre qui est auptés des racines.

Il faut leur faire une chasse active dans tous lesendroits où l’on fait des semis et plantations, dé'truire et renverser leurs terriers, les prendre au furet ou avec des filets , et même entourer les planta-tions de treillages faits de perches et d’échalas. Onenfonce en terre les grands échalas et les perches ,et entre ces grands échalas on en place de petits de2 pieds et demi ( 80 centim. ) , qu’on enfonce de 4pouces (io centim.), et qu’on attache aux autresavec du fil de fer. On peut encore planter des ar-bres enracinés de l’espèce la plus commune et laplus convenable au terrain ; on les palisse par lesbasses traverses , et ils forment par la suite une es-pèce de haie, qui, après avoir pris assez de force,forme une enceinte capable d’arrêter aussi lagrosse bète.

C’est sur-tout dans les temps de neige que les la-pins et les lièvres, ne trouvant pas de nourrituresur la térfe , mangent l’écorce des arbres. Dans cescirconstances, et lorsqu’on 11e peut détruire les liè-vreh et les lapins, comme dansles réserves de chasse,vin peut garantir les jeunes arbres de leurs dents,eh entbtirant le pied avec de la paille longue jusqu’àla hauteur d’un à 2 pieds ( 3 a à 65 centim.) V. <Se-mii : e tr Plantations.

LARDOIRE. Eclat de bpis d’un mètre à un mètre'ètdemi de lôngnénr, qui reste quelquefois sur lasoridhfe d’en arbre abattu, faute par le bûcherond'avoir fait'l’erttaille assez profonde d’un côté. Pourévitéif 'tet éclat ; qui fait perdre du prix à la pièce ,ét pour foire tomber l’arbre du côté que l’on veut,on doit faire pénétrer l’éntaille dans le corps del’arbre au-delà du cœur^ et faire ensuite une con-tre-entaille qui aille jusqu’à la première : alors ilne reste point dé lardoire après la chute.

LARIX . C’est le nom latin du Mélèze. Y. ce mot.

LAU

LARVE. Du latin larva, masque. Les entomolo-gistes désignent par ce mot les insectes à métamor-phoses lorsqu’ils sont dans leur premier état, c’est-à-dire cachés sous une espèce de masque. V. Insecte.

LATI’E, la tus. Bois de chêne refendu et fortmince, ordinairement de 4 à 5 pouces (10 à i 3 cen-tim.) de large , sur 4 pieds et demi environ (un met.et demi) de longueur, il doit y en avoir vingt-cinqou cinquante à la botte, suivant l’espèce de lattes.

La fabrication des lattes exige de la part des fen-deurs beaucoup d’attention. On Choisit des pièces dechêne sans nœuds et les plus propres à la fente, onles coupe par billes de 4 pieds (1S0 oentim.) de lon-gueur; on les fend d’abord en deux, et chaque moi-tié encore en deux , et enfin chaque quartier encoreen deux. Sur chacune de ces quartelles; l’ouvrierlève trois échalas , qui sont presque entièrementd’aubier , et 11’ont que 4 pieds (i 3 o centim.) de lon-gueur au lieu de 4 pieds etderui (146 centim.) qu’ilsdevraient avoir ; la tranche restante qui fournit deslattes , supposée de i 5 à j 6 lignes (34 millira.) d’é-paisseur , dans une quartelle de bille de 9 pouces(25 centim.) de diamètre, donne la largeur des lat-tes pour la tuile, qu’on nomme lattes carrées. Il di-vise cette tranche en deux, et fend ensuite chaquemoitié aussi en deux, de sorte que chaque quart luifournit trois lattes , qui doivent avoir 2 lignes etdemie ou 3 lignes (81 millim.) d’épaisseur. Les lat-tes doivent être plus épaisses d’un côté que de l’au-tre , et les couvreurs mettent le côté le plus épais enhaut, pour recevoir le crochet de la tuile ; maisquand elles se trouvent considérablement plusépaisses par un des bouts que par l’autre , le fendeuren enlève un copeau avec le coutre à deux biseaux,ou avec le grand coutre. Il arrange ensuite leslattes par bottes de cinquante, et vingt de ces bottesfont une charretée, qui, conséquemment, contientmille lattes. Souvent la latte se vend au cent debottes.

Pour Paris , on fend et on débite en lattes carréesdes tranches qui ne sont presque que de l’aubier ,qu’on nomme latte blanche, qui sert à lutter les par-ties qui doivent être recouvertes de plâtre , commeplafonds, cloisons, etc. Les maçons prétendent quela latte de cœur de chêne tache le plâtre ; mais c’estpeut-être un prétexte pour employer la latte blan-che , qui leur coûte moins que l’aütre.

Les lattes à ardoise se fendent comme celles pourla tuile : elles ont de même 4 pieds ( 3 o centim.) delongueur et environ 2 lignes et demie (6 millim.)d’épaisseur; mais comme elles doivent avoir 3 pou-ces et demi ou 4 pouces (8 à 10 centim.) de lar-geur, il faut que la tranche ait 4 pouces d’épais-seur, ce qui oblige de choisir des arbres plus gros ;les bottes de lattes voliges ne sont que de vingt-cinq lattes. Les échalas feits avec les lattes sont peuestimés, parce qu’ils sont d’uuderui-pied plus courtsqu’ils ne devraient l’être , et qu’ils ne sont presqueentièrement que de l’aubier.

LATJKÉOLE. V. Daphné.

LAURIER, laurus. Genre de plantes qui com-prend des arbres et des arbrisseaux dont les feuilleset le bois exhalent une odeur agréable. Une seuleespèce croit en Europe , c’est le laurier cômmun ,