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LIS
LIS
débité en planches, on remarque de loin en loinquelques zones noirâtres qui le traversent. Ce bois,qui a le grain très-serré et d’une grande finesse,est susceptible d’un beau poli. On s’en sert pourla construction intérieure des maisons et sur-toutpour en faire les solives des étages supérieurs. On ledébite en planches, qui servent à doubler l’intérieurdes meubles d’acajou , lisage auquel il convient très-bien , à cause de la finesse de son grain et de sa cotr-leur rougeâtre. Ce bois a néanmoins le défaut depourrir promptement lorsqu’il n’est pas abrité desinjures de l’air, et il est peu estimé comme bois dechauffage.
Lorsqu’en été on entame la partie vive de l’é-corce, et même un peu l’aubier, il en suinte unesubstance résineuse dont l’odeur est très-agréable ;on la rainasse , dans l’Amérique méridionale , pourl’usage de la médecine ; mais en Caroline , l’arbren’en fournit qu’une très-petite quantité , et on secontente de faire bouillir ses jeunes rameaux dansde grandes chaudières pleines d’eau, et de prendrela liqueur huileuse qui surnage.
Depuis bien des années, on possède en Europe léIiquidambar styraciflua en pleine terre; mais iln’y donne pas encore de graines et on est réduit à lemultiplier de marcottes, ce qui fait qu’il n’est pasencore très-commun. Cependant, cet arbre mérited’être multiplié dans les parcs, où la teinte agréablede son feuillage et la forme singulière de ses feuillesproduisent un bon effet.
Le Liquidambar. d’Ouient , Iiquidambar orien-tales ou imberbe, a les feuilles moins grandes quecelles du Iiquidambar d’Amérique ; elles sont pluscourtes et plus sinuées, d’un vert glacé, et les fruitssont plus petits et moins hérissés de pointes. On croitque c’est lui qui fournit le styrax, appelé, dans lecommerce, storax calamite. On le cultive dans quel-ques jardins , où on le multiplie de marcottes. Lesgelées l’affectent moins que le précédent.
LISERONS. La coupe et l’enlèvement de geniè-vres et liserons dans un bois soumis à la surveillancede l’Administration forestière, constituent un délitprévu par l’art. 12 du tit. XXXII de l’ordonnancede 166g. ( Arr . de la C. de'çass., du 14 août 1812.)
LISIERE . On entend par lisière la limite, lesextrémités d’un pays, d’une province, d’un champ,d’un bois.
En terme forestier, on appelle aussi lisière lesarbres mêmes qui se trouvent sur l’extrémité d’unbois, dUitt canton do bois, ou même d’une coupe;et; dans ce'dernier cas, la lisière ou bordure secompose^!*» arbres qu’on Laisse entre 2 pieds cor-mers pour servir de parois et de limite à la coupe.
L’ordonnantede 166g, tit. XI, art. 5 et y, chargeleff arpénteb»ss)de visiter les arbres de lisières et d’ente*if registre', et les art; 6,9 et 11 du tit. XV veu-lent que ùék arbres, lorsqu’ils doivent servir de li-mites»'tUx&Vdiïfe^', soient marqués du marteau del’arpenteur et du marteau royal.
La crainte que l’on a de manquer de gros boisdoit engagé;'à-laisser des lisières sur les chemins etles routes pratiqués dans les bois. Ces lisières four-nissent des courbes et des bois très-durs pour le ser-vice de la marine, et des graines en abondance pour
les repeuplemens ; mais pour qu’elles ne fassentpoint de tort aux taillis, il faut éviter d’en laisser untrop grand nombre et choisir seulement les brins quipeuvent former des arbres.
Pannelier d’Annel, dans son petit Traité de l’a-ménagement des bois, proscrit cette méthode, parceque les arbres de lisière lui paraissent nuisibles auxtaillis; mais ils le sont moins que les futaies de l’in-térieur des taillis, puisqu’ils s’étendent beaucoup surles chemins et les routes. V. au mot Aménagement ,où nous avons traité cette question.
Il s’élève souvent des contestations sur la pro-priété des arbres de lisière qui séparent débit forêts,lorsque les limites ne sont point fixées par dés 1 bôrbesou des fossés. La règle, dans ce cas, est qu’une li-sière simple est mitoyenne, à moins qu’il n’y ait titrecontraire. On doit, cependant, lorsqu’il y a confes-tation, faire attention àl’empreinte du marteau : si,dans les forêts de l’état, les arbres sont marqués dumarteau royal et du marteau de l’arpenteur, confor-mément à L’art, g du tit. XV de l’ordonnance'de1669, et s’il n’y a aucune marque du propriétairevoisin, nul doute qu’ils n’appartiennent au do-maine ; si, à l’égard de deux bois de particuliers , lesarbres ne sont marqués que de l’empreinte du mar-teau d’un seul, ces arbres appartiennent 11 celuidont ils portent la marque; mais si les empreintessont différentes , la lisiènf est certainement mi-toyenne. V. Arbres mitoyens, t. I,p. a 5 g.
A l’égard des lisières doubles, elles donnent lieumoins souvent à des contestations, parce qu’elles oc-cupent plus d’espace sur le terrain du véritable pro-priétaire, et que dès-lors il a plus de moyens derepousser des prétentions injustes : nous conseille-rons donc de préférer les bordures doubles aux li-sières simples.
LISSES. ( T. de mar . ) Pièces de bois pliantes ,placées de distance en distance dans l’élévation ex-térieure d’un bâtiment, et qui servent à contenirsa carcasse pendant sa construction, en attendantque les préceintes soient posées,-et que le vaisseausoit bordé en dehors.
Dans l’architecture navale, lisse est le terme gé-nérique qui désigne les sections qu’on imagine êtrefaites dans le corps d’un vaisseau suivant des plansdiversement inclinés à l'horizon, soit à l’avant,soit à l’arrière , et qui d’ailleurs sont perpendicu-laires au plan du maitre-couple.
Ees principales lisses d’un navire sont :
La lisse du fond, la première qu’on met en place,ainsi que son nom le désigne; elle marque desdeux côtés du vaisseau l’étendue ou la largeur deses fonds.
La lisse du fort est placée à la plus grande capa-cité ou largeur du vaisseau, et c’est aussi celte posi-tion qui lui donne son nom.
La lisse de vibord est établie au niveau des extré-mités des allonges de revers qui terminent la partiede l’œuvre-morte du vaissëau , comprise entre lesgaillards.
Les lisses de couronnement de la tangue et de ladunette suivent, toutes, le contour de ’a lisse de ri-bord.