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8°. Une décision du ministre des finances , du3 octobre 1821, insérée dans une circulaire , du *81du même mois, portant que les propriétaires deterrains joignant les forêts communales ne sontpoint tenus de supporter l’ouverture des fossés des-tinés à délimiter ces forêts. Au Recueil, t■ II ,[>. 960. V. Fossés.
9 0 . Une décision.’ du ministre des finances, du12 décembre l8bi , portant que les arrêtés deMM. les préfetspqui ordonnent la ruconnaissance etla fixation;-des limites des forêts royales et com-inunules ; doivent être soumis à l’approbation deSon'.'L'xcèllence. Au Recueil, t.Jl , p. q 65 .
Une décision, du 7 lévrier 1823, inséréedans une circulaire, du >4 du même mois, et por-tant <joe ies arrêtés des préfets qui ordonnent la déli-mitation des bois communaux et d’é ta b lisse mens pu-blics pourront être immédiatement mis à exécution;mais qu’ils devront être homologués par l’nutoritésupérieure, toutes les fois que -la délimitation devras’effectuer entre les bois dont il s’agit et ceux ap-partenant à l’état. V. au Recueil, t. III , p. 121,Cette décision et la note qui l’accompagne.
t 1“. Uhe instruction générale de l’Administra-tion, du 7 juillet 1824, sur la délimitation et l’amé-nagement des forêts.
Comme cette dernière instruction renferme lasubstance des décisions <jue nous venons d’indiquer,et qu’elle y ajoute de nouvelles explications, c’estcette instruction qu’il est principalement utile deconsulter pour la délimitation des forêts: son inser-tion dans notre Recueil nous dispense de l’analyseque nous nous proposions de faire des instructionsprécédentes.
Nous observerons seulement que les agens fores-tiers doivent s’occuper, i°. de la délimitation desforêts les plus importantes, et sur lesquelles il està présumer qu’il a été commis des anticipations;2°. de celles qui se trouvent sur les territoires descommunes dont les plans ont été levés récemment,soit par les ingénieurs du cadastre, soit par les ar-penteurs forestiers et autres.
Dans tous lescas, les premiers préalables à remplirconsistent à adresser à l’Administration des projets,et à lui indiquer approximativement la nature ainsique le montant destravaux que la reconnaissance etla fixation des limites de chaque forêt paraîtront de-voir exiger, aucune opération de ce genre ne pou-vant être entreprise sans une autorisation préalable.Ciroul. des 26 décembre 1811 et 14 février 1823.)
LIMON. On appelle ainsi un dépôt formé par leseaux et produit par le lavage des terres de toute es-pèce. Il est composé tantôt d’argile, tantôt de terrecalcaire , tantôt de terre végétale, selon que les eauxpluviales ont passé sur l’une ou sur l’autre de cesterres; mais en général il est formé du mélangede toutes ces terres avec des débris de végétaux etd’animaux entraînés avec elles. Toute eau courantequi est trouble doit déposer du limon; aussi toutesles grandes rivières en laissent sur leur fond eten forment, à leur embouchure dans la mer, des dé-pôts d’une étendue considérable.
Tous les limons sont fertiles; mais ceux où laterre végétale domine le sont plus que les autres.
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Lejlinipp qq’entrajjent les pluies dans les fossésest un Jxyi Qjtgpajs mettre, sur les terres.
Le Jimon au boue que l’on retire des étangs,d«& mores çt autre* eaux où il y a des plantes aqua-tiques,, forme une sorte de tourbe imparfaite, quidemande, à être exposée à l’air pendant une annéepour devenir propre à la végétation, en absorbantdu carbone ou en perdant de l’azote.
LIMONIER. {T. forestier.) Il se dit du boisuuiest assez *grot> pour pouvoir iaire des limons. Onne devrait, dit Duhamel, couper les taillis quequami ils commencent à limonerj mais ce seraitsouvent en retarder la coupe trop long-temçs. Lesbois commencent à limoner dans les bons fonds à4o et 5 o ans ; c’est-à-dire qu’ayant 3 o à 35 pouces(80 à 94 centim.) de circonférence, on peut jlesvendre en grume aux charrons pour faire des limonsde grosses voitures lorsqu’ils sont assez droits dansune longueur de 18 à 20 pieds (6 à 7 nièt.;
LIN. Y. Rouissage, à la Table du Recueildes réglemens forestiers , ou dans le Diction, desPêches.
LIQUIDAMBAR , liquidambar. Genre de plantesde la inonoécie polyandrie et de la famille des amen-tacées, qui renferme deux espèces d’arbres que l’onpeut cultiver en pleine terre dans le cEmat de Paris ;savoir, le liquidambar d’Amérique et liquidambard’Orient.
Le Liquidambar d’Amérique , liquidambarstyraciflua , est un arbre qui exige un terrain debonne qualité et frais. Il présente, dans son pays na-tal et lorsqu’il est serré parmi d’autres arbros, unetige parfaitement droite et d’une grosseur uniforme,jusqu’à une grande élévation, et il ne commence àse partager en plusieurs branches qu’à la hauteur de1 o à 1 3 mètres. Alors il a communément de 6 à 9 dé-cimètres de diamètre. Dans les terrains graveleux etsecs, qui sont peu favorables à sa végétation, il n’ex-cède pas 5 , 7 et 10 mètres d’élévation.
Le liquidambar d’Amérique est orné d’un beaufeuillage, qui devient d’un rouge terne, à l’automne,à l’époque des premières gelées, et qui tombe bien-tôt après. Ce feuillage se renouvelle, au printemps,sur des pousses lisses et d’un vert jaunâtre. Lesfeuilles ont de 9 à 18 centim. de grandeur suivant;la vigueur des arbres; elles sont alternes, pétiolées,et ont quelque ressemblance avec celles de l’érable-plane. Ces feuilles, froissées dansles mains,exilaientune odeur agréable.
Les fleurs mâles et les fleurs femelles sont sur lemême arbre, mais sur des branches différentes; lespremières sont des chatons de forme ovale et lon-gues de 4 centim. ; les fleurs femçlles sont ,trùs-pe»*apparentes ; les fruits qui leur succèdent, forment desboules sphériques, d’abord vertes, et qui finissentpar devenir un peu jaunâtres ; elles se composentd’un grand nombre de capsules intimement unies lesunes aux autres, et qui s’ou\rent pour laisser échap-per de petites graines noirâtres, oblongues , dépri-mées et surmontées d’une aile.
L’écorce des gros liquidambars est profondémentcrevassée et assez semblable à celle de plusieurs es-pèces de chênes. L’épaisseur de l’aubier varie beau-coup ; le cœur du bois est rougeâtre, et lorsqu’il est