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Tome second.
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316 LOU LUM

LOUPE, du latin barbare lapa. * . ' I ! . . >

Les loupes, en botanique, sont* des excroissancesligneuses ou charnues qu'on renoontre sur lia tigeetlus branches des plantes et notamment des arbres.Le sont de véritables exostoses, qui «ont ordinaire-ment occasionnées par des .contusions ou. des bles-sures faites aux arbres, ou par toute autre cause quiarrête le fluide nourricier dans son cours. Ce fluidefavorise le développement rapide de la partie de laplante où iL abonde, et le dépôt qui sè forthé d’aborddans l’écorce, s’étendant vers le côté où il éprouvele moins de résistance, se porte naturellement à lacirconférence.

« Quelquefois on aperçoit, ditDuhamel , de gros-ses tumeurs qui sont recouvertes d’écorce comme lereste de l’arbre; mais quand onexamine l’intérieuron voit qu’elles sont formées d’un bois très-dur, dontles fibres ont des directions très-bizarres. Ces ex-croissances ligneuses changent la direction régu-lière des fibres de l’écorce qui les recouvre, et ellesne paraissent provenir que d’un développement de lapartie ligneuse , qui s’est fait avec plus d’abondancedans cet endroit qu’ailleurs. JNous n’avons pu dé-couvrir quelle peut être la cause de cet accident ,quoique nous ayons tenté inutilement divers moyensd’pccasionner artificiellement de pareilles tumeurs.Au reste , cet accident ne porte aucun dommage ùl’arbre : le bois,qui se trouve sons ces espèces d’exos-tosçs est ordinairement de bonne qualité.

» On aperçoit encore plus fréquemment des exos-toses d’une autre espèce : ces accidens, au lieu deformer une grosseur qu’on pourrait comparer à uneloupe, occasionnent des éminences qui suivent ladirection du tronc dans toute sa longueur et quidéfigurent sa forme. J’ai vu quelquefois que la plusrande partie desarbresd’une avenue étaient affectése ce défaut ; et comme ce renflement se trouvaitetre place sur un même côté de tous les arbres decette avenue , il y a lieu de présumer qu’il avait étéproduit par une cause commune à tous. Ce sera peut-être l’effet d’un coup de soleil vif, ou d’une fortegelée, qui aura altéré les couches ligneuses nouvel-lement formées, et l’effort que l’arbre aura fait pourréparer cette altération aura occasionné le boursouf-flement local dont il s’agit. J’ai examiné l’intérieurde quelques-uns de ces arbres, et j’ai trouvé, dansles.couches ligneuses, des défauts qui m’ont faitsoupçonner les causes que je viens d’indiquer. J’aioccasionné des exostoses assez semblables en faisant,aveG la pointe d’une serpette, des incisions longitu-dinales (pii traversaient toute l’épaisseur de l’é-corce, iet qui pénétraient un peu dans le bois. »

M.'Bosc.observe sur cette explication donnée parM. Duhamel, que la cause d’une partie des loupesdont il vient d’être parlé, est véritablement unépanchement de sèveoccasionné par l’affaiblissementde l’écorce. iOu par une blessure. Il fait remarquer,à l’appui de cette 1 opinion, que les arbres des forêtssont bien plus rarement affectés de ces loupes queceux des grandes routes, des promenades et autreslieux très-fVéquentés,. et que d’ailleurs la plupartdes loupes:se trouvent dans la partie inférieure deces arbres qui -est la plus exposée ù être frappée parles voitures, a II faut donc, dit-il-} obitridérer ces

sortes de loupes comme des bourrelets d’une natureparticulière et très -oirconscrite. Il y en a de toutestes formes et de toutes lea grosseurs.

» On voit très-fréquemment, ajoute-t-il, uneloupe nu point où , aété placée une greffe, pateecpi’il s’y forme un bourrelet , soit à raison de la plusgrande faiblesse dei l’arbre greffé ou du sujet, soitpar quelque autre, cause de perturbation dans lemouvement de la sèvt»' »}.*

Les arbres soumis à des élagnges fréquent, telsque les orme», les érabW, la$ friêivtp, ■ fos saulqs,présentant aussi des excroissances ou sortes dq lou-pes connues sous-le nom d o brxmssins op brouzins,qu’on recherche pôur la. fabrication (dp jolis puvfagasd’ébénisterie et de tabletterie. .

Parmi les. autres.causes qui donnent lieu à la for-mation des loupes, on cite-les ; blessures produitespar les insectes et les plantas parasites. f .

Quoique les loupes 1 ne paraissant point* nuire àl’arbre ; cependant lorsqu’elles.sont en grand nom-bre, elles peuvent faire sonpçonuofjquolque vice in-térieur.

On peut couper, sans dangey, lef jeunes loupes àl’instaait de leur naissance, en appliquant sur laplaie l’onguent de tSaint-Fiacre ; mais cette extir-pation aurait des dangers quand elles sont d’une cer-taine grosseur sur le tronc de l’arbre, parce que laplaie se ferme difficilement et qu.’elle peut se trans-former en un ulcère incurable. V, Brqussin, Excrois-sances,

LOUVETER1E. V. VInstr. du? septembre i8i8,et le mot Louveterie dans le Dictionn. des Chusses.

LUMIÈRE, du latin lumen } contraction de lu-cimen, fait de lucere, luire. C’est un fluide très-délié , qui affecte notre œil de cet,te impressionvive qu’on nomme clarté, et qui rend les objets vi-sibles. Ce fluide réside, comme. intermede, entrel’objet visible et l’organe qui en reçoit ^impression,et il occupe par lui - même et par son action l’in-tervalle qui les sépare.

Plusieurs physiciens ont donné des théories .plusou moins ingénieuses sur la nature de la lumièrie ;mais aucune de ces théories n’a un degré d’évidencenécessaire pour satisfaire l’esprit- Ce qu’il y a deplus certain, c’est que le corpsliwnineux fait:pas-ser son action à l’organe par un fluide qui lui sertde véhicule; mais quelestice fluide?

On observe que la lumière est capable d’embraserles corps, propriété qui appartient au fou. ^ • Feu.

On observe aussi que le feu est capable d’éclairer,propriété qui appartient à la lumière ; on en conclutqu’un seul et même fluide produit £6$ deux effets,que la matière de la lumière est La même que celledu feu, mais différemment modifiée.

La lumière se comptute-idfcïftptre ntartiéfes parrapport aux corps qu’elle touche :

Ou bien elle est-réfléchie tout) entière delboristir-fttee vers nos yeux, et elle;fait naître la sensationdublanc; * ijm ■..;■! :t.

Ou bien elle est décomposée et ; réfléchie seule-ment dans quelques-unes de.ses parties i de là laeo-lorationdiverse;

- Ou bien elle est plus ou moins complètement ab-sorbée et donne naissance au nojf.fc