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Ou enfin elle passe au travers des corps, en éprou-vant une diversion plus ou moins forte , en se rap-prochant de la perpendiculaire : c’est ce qui constituela transparence.
Les anciens physiciens ont cru que les corpsétaient colorés par eux-mêmes; mais l’on sait au-jourd’hui que les couleurs ne sont que des modifica-tions de la lumière , et qu’on peut changer la cou-leur des corps en modifiant chimiquement la dispo-sition de leurs principes.
L’action de la lumière sur les animaux ot sur lesvégétaux n’est point douteuse, ses influences surleè'Végét’auüt otft été 'Constatées par les expériencesdé Sennèbier ; d’ingenhouae r ' de Théodore de Saus-sure, etc.
La-lumière Colore les végétaux , puisque ceux quivivênt dans l'obscurité sont étiolés; elle augmenteleur vigueur, assure leur fécondité, et donne de lasaveUr à toutes leurs parties; telle favorise la succionet la transpiration des plantes-} elle leur est telle-ment nécessaire qu’elles la cherchent constamment,ainsi qu’on le voit par les plantes qui, placéesdans l’intérieur d’une chambre, dirigent leurs bran-ches vers la fenêtre ; par les branches des espaliers,qui s’éloignent des inurs, et par les arbres des fo-rêts, qui étendent- leurs branches vers les clairières.V., à l’article Aménagement, les observations quej’ai rapportées sur eet objet.
M. fiosc, en partant des bienfaits de la lumièresur les plantes et de la nécessité de leur en procu-rer, fait une observation dont j’ai souvent reconnu1a justesse, c’est qu’en général on a la malheureusehabitude de semer et de planter trop épais, et que ,par cette fatale manie, on n’obtient que des planteschétives et sans valeur. Il place ce malheur au-des-sus de tous les fléaux qui pèsent sur l’agriculture.J’ai retrouvé la même observation dans les ouvragestraduits de l’allemand de M. Thaër; ce qui prou-verait que les Allemands commettent la même fauteque nos agriculteurs.
L’effet le plus important de la lumière sur lesplantes est d’en tirer le gftsroxigène en décomposantl’acide carbonique. Dans l’obscurité, dit Ingenhouze,les plantes changent en acide carbonique plus d’airqu’elles n’en peuvent digérer ; elles en rejettent unegrande quantité,-et rendent d’autant moins propreà la respiration l’air avec lequel elles se trouvent encontact.
Dans le jour, au contraire , elles absorbent avecl’air de l’atmosphère une si grande quantité de ca-lorique fourni par le soleil, que ne pouvant le digé-reren entier, elles en rejettent le superflu, qui, com-biné avec l’oxigène, forme le gaz oxigène, qu’ellesrendent alors en si grande abondance.
LUMIÈRE (ARBRE DE>). V. Arbre de lu-mière.
LUNE. C’eét la planète la plus proche de la terre.L'influente -de cet astre silr les vicissitudes du tempsest généralement admise par les cultivateurs et parplusieurs savans ; elle est douteuse aux yeux dequelques autres. Nous n’entrerons dans aucune'dis-cussiun à cet égard, et nous renvoyons aux obser-vations que nous avons rapportées aux articles Dé-cours et Exploitations.
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LUZERNE. La luzerne et le sainfoin font dutort aux jeunes arbres par leurs longues racines, qüidisputent la nourriture à celles de ces arbres. 11 fautdonc, lorsqu’on plante des arbres dans des prairiesartificielles composées de ces plantes, ou lorsqu’onen sème dans de jeunes plantations, laisser un es-pace de quelques mètres autour des plantes , sauf àremplir cet espace de terrain par des pois , des fèveset autres menus grains.
LYMPHE , du latin lympha , qui vient, dit-on,du grec numphé, nymphe, divinité des eaux, et parextension eau. C’est, en physiologie, unehumetiraqueuse , limpide , un peu visqueuse, presque sanscouleur et sans odeur.
La lymphe des plantes est, suivant Duhamel,une liqueur peu différente de l’eau la plus simple :on peut la retirer de plusieurs espèces d’arbres , etparticulièrement de la vigne , de l’érable , du bou-leau et du noyer, lorsqu’ils sont en pleine sève.Quelques personnes croient y sentir an) peu d’aci-dité ; cependant l’usage que l’on fait dès pleurs deta vigne pour étuver les yeux malades,-prouvequ’en quelque quantité que l’on s’en serve, elle n’ycause aucune cuisson.
Duhamel a fait concentrer, par l’évaporation ,des pleurs de la vigne et n’a rien obtenu de fort dif-férent du flegme pur : il a seulement vu quelquefoisso précipiter au fond des vafees où. l’on conservaitune certaine quantité de cette liqueur une espècede fécule, ou un coagulum blanc , qui dit-il,''n’estprobablement pas indifférent à la végétation.
Nous renvoyons sur ce sujet au Traité dé la phy-sique des arbres, par Duhamel , t. I, p. 62.
LYRE , feuille {foi. lyratum) oblongwe, dont ledisque, élargi et entier à sa partie supérieure, estdivisé inférieurement par des sinus latéraux enplusieurs lobes, qui décroissent rapidement en gran-deur.
M.
MADRIER. Ce mot vient du latin materia,nom que les Romains donnaient à toute' espèce debois d’œuvre.
C’est, chez nous, une sorte d’ais fort épais, et,dans les constructions navales, une longue piècede bois plus large qu’épaisse.
MAGISTRAT. Mot qui vient du latin magistra-tus, dérivé de magister, maître, etqul signifie unofficier qui rend la justice ou maintient taj«police.
Dans quelques villes , on dit simplement le ma-gistrat, pour dire le corps des officiers muaieipdùx.V., pour les peines prononcées iea cas 1 d’injures etoutrages envers des magistrats de'Bordre adminis-tratif ou judiciaire, les art. 2aac a 3 B du-Code pé-nal, et quant aux crimesuèt , 4 éIits«çommis: par desmagistrats, l’article Fonctionnaire.
Magistrat bu Rhin . On appelle ainsi une colli-sion établie pour les travaux.du Rhin . iV., dan» lesAnnales forestières de 1809 , p, 110, de décret du-aqoctobre 1808 , qui a établi cette commission,- et quirègle les indemnités à accorder pour la fournituredes fascines. Y. aussi Fascines.UL iî