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Tome second.
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frene, l’orme, l’érable, le châtaignier, le hêtre etle chaime aux bois blancs, qui périssent prompte-ment, et ne sontpas d’une grande utilité dans lesarts. Cependant on réserve le bouleau , à défaut debois durs, parce qu’il donne beaucoup de semence,et que son bois est, dans quelques forêts, employéa la fabrication des sabots. Quant au hêtre, il fautéviter d’en multiplier la réserve, parce que cet arbrenuit aux taillis par ses racines traçantes et par sesbranches presque horizontales, et parce qu’à un cer-tain âge il repousse difficilement de souche.

Uorigine d’un arbre n’est point indifférente à sonsuccès; 011 obtient rarement une belle pièce d’unetige poussée de souche, tandis qu’on doit tout es-pérer d’un arbre de brin, c’est-à-dire venu de graine,ou poussé par les chevelus d’une racine vigoureuse.Cependant lorsqu’on ne trouve pas de chêne de brin ,il vaut encore mieux en conserver provenant desouche, que de réserver des baliveaux d’essences in-férieures ; car si les chênes sur souche sont exposésà se gâter , ils se maintiennent pourtant dans les ter-rains de qualité moyenne assez de temps pour four-nir quelque ressource, et d’ailleürs on est toujours àmême de les remplacer à la coupe suivante par desbaliveaux de brin.

L 'état actuel d’un jeune arbre, observe M. Dra-let, fait bien ou mal présager de sa destinée; celuidont la croissance est forte et rapide, dont la tige estdroite et sansi vice, dont l’écorce est unie et lui-sante, dont les branches bien élevées sont propor-tionnées avec le corps, celui-là doit être préféré auxarbres qui n’ont p'êint les mêmes qualités.

Ajoutons que la configuration de l’arbre doit en-core être prise en considération pour les usages dela inariue et des arts.

A l’égard de la position, quelle que soit la quan-tité de baliveaux qu’on se propose de réserver, ils11e doivent pas être également éloignés les uns desautres dans toutes les parties d’une forêt. On doit lesmultiplier dans les meilleurs terrains de chaquecoupe, parce qu’ils y réussiront mieux qu’ailleurs;mais si elle.renferme des fonds bas et humides où lestaillis aient à craindre les gelées du printemps , onn’y marquera de baliveaux qu’à de grandes distancesles uns des antres, On les rapprochera au contrairedans.lesenvirorfs des clairières à repeupler.

Cependant,: qr.H oit, tout-s choses égales d’ail-leurs, èspacêr les*réserves aussi également que celaest possible sur toute la surface du bois.

« Quint au nombre des brinsàréserver par hectare,observe çtfooreM. Dralet, le propriétaire se détermi-ner*a.sürie succès des baliveaux des dernières coupes.Mais, par-tout où l’expérience a appris que les bali-vea,uxt(iVÎv^ORt jusqu’à la révolution des coupes, ilparait qti’tyc peut prendre pour minimum la quan-tité fixée,, -pas* Jriutdonnance de 1669, c’est-à-direcellede ^a.par hectares pour les taillis, et de 30 parheçt&re poulies futaies. Moins ces baliveaux pros-péreront,, moins ils porteront de préjudice aux tail-lis, et dâns.jln supposition établie, ils acquerronttoujours.upe,-grosseur qui indemnisera de la placequ’ils aurontioccupée.

o Ce cjui justifie les dispositions de l’ordonnancede 1669 à ce sujet, c’est que les particuliers n’ont

cessé de faire les réserves qu’elle prescrit, quoiquela loi du 29 septembre 1791 leur ait laissé la libredisposition de leurs bois. »

M. Dralet conseille ailleurs d’adopter pour maxi-mum des baliveaux à réserver dans les bons fondsconvenablement aménagés, et sut-tout pour les dé-partemôns septentrionaux, le nombre fixé par l’or-donnance de Lorraine , c’est-à-dire de 60 par hec-tare. Ce sont de telles réserves qui constituent dansles départemens des Vosges, de la Meurthe , de laMeuse et de la Moselle , le fonds et la richesse desbelles forêts qu’ils possèdent.

Ce que dit cet auteur relativement-au pen depréjudice que les baliveaux portent au taillis dansles terrains maigres où ils ne prennent pas beau-coup d’accroissement, est conforme® l’expérience.Mais suivant M. Hartig, c’est sur-tout dans cesterrains et dans les climats chauds qu’il convient deréserver un très-grand nombre de baliveaux de l’àge(îoo et plus par hectare), pour procurer de l’om-brage et de la fraîcheur au jeune taillis y et des se-mences pour le repeuplement; mais l’auteur alle-mand veut qu’on abatte la majeure partie et mêmela totalité de Ces réserves à la première coupe, etplus têt, s’il est possible. (V., au mot Exploitation,le chapitre concernant l’exploitation des taillis.)M. Dralet en conseillant, p. 97 de son Traitéd’aménagement, de faire peu de réserves dans cesterrains, considère particulièrement le peu de succèsdes baliveaux qui y existent, et les dommages quepeut causer au taillis l’extraction des arbres, qui ysont facilement renversés par les vents; mais, aumoyen de la coupe qui sera faite de ces nombreusesréserves à la révolution suivante, on n’aura pointces inconvéniens à craindre. Ainsi il est, pour tousles terrains, avantageux de conserver beaucoup debaliveaux de l’âge, sauf, dans les mauvais terrains,à les abattre après la première révolution.

III. Les baliveaux anciens et modernes qui setrouvent sur les coupes des taillis soumis au régimeforestier, doivent être réservés avec ceux de l’àge;cependant si, par leur quantité ou grosseur, ilsempè-chaient le taillis de pousser, ils peuvent être coupésen vertu de l’autorisation du gouvernement. C’est,comme nous l’avons observé précédemment, la dis-position de l’art. 12 du tit. XV de l’ordonnance de1669. On opère le balivage et le martelage à l’égardde ceux de ces arbres qui peuvent vivre ou profiterjusqu’à l’exploitation suivante. On en juge par com-paraison avec ceux des coupes voisines, par la têtede l’arbre, par son écorce, par le plus ou moins devigueur de ses feuilles, et en général par l’état de saTégétation.

On estime qu’un arbre ne promet rien d’avanta-geux s’il commence à se couronner, c’est-à-dire siles branches de la tête sont jaunes ; si plusieursd’entre elles, sur-tout les plus élevées, sont mortesou languissantes; si les dernières pousses sont très-courtes ou nulles ; si les feuilles sont paies et si leurchute est précoce ; si l’écorce «st terne, fort galeuse,se séparant d’eUe-mème ou facilement avec la main ;si on y aperçoit de grandes taches blanches ourousses, ce qui est l’indice des gouttières et desécouleinens d’eaux; si elle est couverte de mousses,