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Tome second.
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de champignons, de lichens, d’agarics et d’autresplantes parasites 5 si on aperçoit le long du tronc deschancres, des cicatrices, des nœuds pourris et en par-tie recouverts; s’il se rencontre desloupes fréquéntéd,des excroissances, des bourrelets, et autres signesqui annoncent la gelivure ou quelque autre vice in-térieur; si l’arbreest troué par les piverts; s’il a étéfrappé du tonnerre; si des branches ont été éclatéespar les vents; si en frappant sur l’arbre il rend unson creux"; enfin si sa configuration est vicieuse.Tons ces caractères, pris isolément, sont autant designes qui annoncent la défectuosité de l’arbre, etqui'doivent le faire comprendre dans le nombre desarbres à abattre, à moins pourtant qu’il ne soit utilecomme porte-graine 1

IV. Le bulivaaedes arbres réservés dans les coupesprécédentes se fait assez ordinairement en mêmetemps que celui des brins de l’âge , c’est-à-dire avantl’adjudication et l’exploitation des taillis. Cepen-dantil y a desarrondiœetnens où le choix des arbresà réserver parmi les baliveaux anciens et modernesne se fait qn’aprèa .l’exploitation du taillis. Ce modeest autorisé par quelques anciens réglemens locaux.Ceux de 1687 et 1698, rendus pour Dreux et Bau-gency, portaient que le balivage serait fait avantl’adjudication, à moins que les taillis ne se fissentsi forts que Uon ne put y entrer. Defroidouren parledans son Instruction, et il parait que de son temps(1668) on le pratiquait beaucoup plus qu’aujour-d’hui. Il recommande d’obliger l’adjudicataire, parune clause particulière, d« laisser un nombre debaliveaux déterminé par arpent.

Cuyot, dans son Manuel forestier, observe quedans les forêts où le taillis est affecté aux forges, 011oblige les mai très de forges ou les adjudicataires à lais-ser au moins 32 baliveaux par hectare, avec tous lesbaliveaux modernes et anciens ; que dans ce cas onne marque pas les baliveaux de l’àge ni les baliveauxanciens et modernes. On se contente, à l’égard despremiers, de recommander au garde du triage deveiller à ce que les bûcherons laissent les plus beauxbrins et de préférence ceux provenant de semences ;et à l’égard des autres, on examine, lorsque lacoupe du taillis est faite, s’ils ne sont pas en tropgrand nombre, et s’il y en a qui soient couronnésou dépérissans : dans ce cas, on marque sur unegrosse racine ou sur le pied, le plus près de terrepossible, ceux qui doivent être abattus, et on en faitl’objet d’une adjudication. Dans cette méthode, ilne se fait aucun martelage des arbres de réserve.

Mais ce n’est point seulement dans les forêts dontparle Guyot, qu’on ne fait le choix des arbres deréserve qu’après la coupe du taillis : cet usage se pra-tique encore dans quelques autres forêts, quoique letaillis et la futaie soient tous les deux destinés à êtremis en adjudication. Ainsi il y a deux époques où,suivant les localités, on procède au choix des ré-serves : dans les unes, c’est avant l’exploitation dutaillis, et dans ce cas, qui est le plus fréquent, lestaillis et la futaie se vendent en même temps, etdans d’autres localités, le balivage ne se fait qu’a-près l’exploitation du taillis, et on fait alors une ad-judication particulière pour la futaie dépérissante.Chacun de ces deux moues a ses partisans.

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Voici sur cet objet l’extrait d’un rapport fait àl’Administration des forêts, le 18 germinal an 10,par l’administrateur -chargé de la division des ex-ploitations, par suite d’une circulaire écrite auxconservateurs, le 8 nivôse de la même année.

L’Administration générale des forêts, par sa cir-culaire du 8 nivôse an 10, a consulté les conserva-teurs sur le meilleur mode à suivre pour la coupe desbaliveaux sur taillis.

Dans plusieursarrondissemens forestiers, les ba-liveaux s’adjugent eu même temps que les taillis ;dans d’autres, la vente ne s’en fait que l’année sui-vante.

Plusieurs Conservateurs ont transmis leurs obser-vations sur cette importante question.

Dans la comparaison des avantages et des inconvé-niens de l’un et de l’autre mode, neuf conservateurssur treize se déclarent pour l’adjudication et l’ex-ploitation en une seule fois, trois antres préfèrentune adjudication et une exploitation séparées, etun autre démontre l’inconvénient d’adopter sansrestriction l’un ou l’autre mode.

Premier mode. — Les partisans du premier mode,qui consiste à couper en même temps les baliveauxet le taillis, allèguent que ce serait nuire évidem-ment à la reproduction du taillis, que de faire troplong-temps du parterre de la vente un atelier d’ex*ploitation ; qu’en effet la hache de l’ouvrier, la chutedes baliveaux, la dent des bestiaux, les roues desvoitures et le tirage des pièces éparses sur tous lespoints occasionnent, dans un taillis d’un an, undégât irréparable; qu’un taillis à l’âge de sa coupen’èst pas assez fourré pour empêcher qu’on n’y dis-tingue parfaitement les arbres à réserver d’avec ceuxà abattre; que si on divisait la coupe des baliveauxet du taillis, il deviendrait indispensable, pour pré-venir de très-grands abus, de constater, par un pro-cès-verbal en forme, avant d’entamer le taillis, lenombre des baliveaux y existant, afin qu’au réco-lement les agens forestiers pussent vérifier si l’adju-dicataire n’a point porté la hache à la futaie , ce quitriplerait les opérations; que, sous le rapport de laconcurrence, il y en aurait peu entre ceux qui neseraient amateurs, chacun, que d’un objet particu-lier; cju’il y aurait conséquemment moins de pro-duit à attendre, car celui qui ne voudra que le tail-lis, convaincu que l’amateur de la futaie n’y mettrapoint d’enchère, sera à-peu-près le maître de dé-terminer le prix de la vente; qu’au contraire si letout est vendu ensemble, chacun sera forcé dépor-ter des enchères; qu’alors il en résultera une con-currence générale, que les adjudications partielles nepeuvent faire espérer; que la vente en deux partiesaugmente nécessairement les frais d’éxpielt'atîon,puisqu’il faudrait pour chaque partie des commis etdes garde-ventes, dont le salairedinrinuerait le bé-néfice de chaque adjudicataire^ tandis que, dans lecas contraire, il y aurait économie de moitié sur ladépense; que ce mode introduirait non-seulementsur le parterre deux exploitations, l’une du tailliset l’autre des baliveaux j et souvent une troisième,

f iarce que le délai d’un an étant à peine suffisant pour'abatage et la vidange, il est presque impossibled’éviter la complication de l’ancienne exploitation