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maire an 8 , et que le nouveau système continueraità être le seul employé dans toutes les aidministra-tions publiques, comme aussi dans les marchés, hal-les , et dans toutes les transactions commerciales etentre les particuliers.
VII. C’est en conséquence de ces lois et des ar-ticles 4*4 et 479 du Code pénal de 1810 que sontpunis ceux qui font usage de poids et mesures dif-férens de ceux qui sont établis. ( Arr. de la C. decass., du décembre 1818. )
Mais un procès-verbal de délit forestier n’est pasnul, parce que le garde rédacteur aurait fait usaged’anciennes mesures. ( An- du u décembre 1812.)
VIII. L’Administration des forêts a rédigé, etadressé aux agens, par sa lettre du a4 nivôse an 11( i4 février 1804) » l’instruction dont suit l’extrait :
Lamesure fondamentale, l’élémentde toutescellesdont on doit faire usage, se nomme mètre. Sa lon-gueur exacte est de 3 pieds 11 lignes 296 millièmesde ligne, ou 3 pieds 11 lignes 3 points un demi-point et 52 millièmes de point.
Le mètre a été divisé en 10, en 100, en 1000 par-ties égales, afin d’obtenir des dimensions déplusen plus petites : ces subdivisions ont reçu des nomsdiftérens, mais faciles à retenir.
Ces noms, comme on le verra plus bas, s’appli-quent à toutes les mesures, qui ont été rangées encinq classes; savoir,
i°. Mesures linéaires ou de longueur;
a®. Mesures de superficie ou carrées ;
S*’. Mesures de solidité ou cubiques;
4 °. Mesures de capacité ou de contenance ;
5 °. Mesures de pesanteur ou poids.
i°. Mesures linéaires. — Le mètre, dont la lon-gueur est, ainsi qu’on l’a dit, de 3 pieds 11 lignes3 points i et de point, se divise de dix en dix,comme il suit :
Le 10 e . de mètre se nomme décimètre ( le déci-mètre vaut 3 pouces 8 lignes 3 points de point).
Le 100 e . se nomme centimètre (il vaut 4 lignes5 points -'i 6 0 de point).
Le iooo«. se nomme millimètre (il vaut 5 pointset tWo de point).
Pour obtenir de grandes dimensions, on a multi-plié le mètre par 10, par 100, par 1000 et par10,000. Ces produits ont également reçu des nomsdifférens.
I de 10 mètres se nomme décamètre(le décamètre vaut 3 o pieds 9pouces 4 lignes 11 points depoint) ;
de 100 mètres se nomme hectomètre( 5 i toises 1 pied 10 pouces 1 li-gne 7 points i de point);de 1000 mètres se nomme kilomètre( 5 i 3 toises 5 pouces 4 lignes, ou- de lieue commune) ;de 10,000 mètres se nomme myria-mètre ( 5 t 3 o toises 4 pieds 5 pou-ces 4lignes, oudeuxforteslieues).Il n’y a donc que huit mots à retenir pour con-naître toutes les mesures de longueur. Ainsi, encommençant par le mètre, on dira :
Tomé II.
toitei.
pi. po.
lig- points.
C
<0
Mètre.
O.
3. 0.
11. 3 iet, 4 ;tr
î
1 Décimètre, 10'. du mètre
0.
0. . 3 .
8. 3
IOOO*
«
1 Centimètre, 1 oo*. du nièt.
O.
0. 0.
4. 5 -iftl.
T ;o»o‘
à
Millimètre, tooo'. du ra.
O.
0. 0.
0. 5 -iti.
j 000
1
Décamè.tre, 10 mètres. .
0.
3 o. 9.
4 - »
c
1 Hectomètre, tco mètres.
5 i.
). io.
1. 7 h
, Kilomètre, 1000 mètres.
5 i 3 .
0. 5 .
4. 0.
1
Myriamètre, xo,ooo mèt.
5 ,i 3 o.
4. 5.
4. 0.
Le mètre étant très-connu en France , et le prixde cet instrument n’excédant pas communément unfranc , les conservateurs doivent exiger que chaquegarde en soit pourvu. Ils doivent les astreindre aussià avoir une chaînette de deux mètres de long,subdivisée en décimètres et centimètres par desanneaux plus ou moins grands. Cette chaînette ser-vira à prendre le contour des arbres; et dès-lors ilsera facile aux gardes d’exprimer en mètres et partiesdu mètre, dans leurs rapports et procès-verbaux,les dimensions des chablis, arbres de délit et de toutautre objet dont ils auront à donner la longueur, lalargeur, etc. : s’ils négligeaient d’ailleurs de se con-former à ce que la loi prescrit à cet égard, ils en-courraient, pour chaque infraction, une amendede 5 o francs. L’intérêt des gardes et des agens fo-restiers doit donc les porter.à se servir constammentdes nouvelles mesures; mais dans l’usagequ’ils en fe-ront, s’ils écrivent en chiffres les dimensions qu’ilsauront prises, ils doivent avoir la plus grande atten-tion à séparer les chiffres qui annonceront les mètresde ceux qui exprimeront les fractions ou parties dumètre. Par exemple, si un arbre porte 6 mètres 82centim. de long, on écrira 6 m . 82 e ., ayant toujourssoin de placer une virgule ou un point entre leschiffres qui marquent les mètres et ceux qui expri-ment les centimètres, et encore de désigner les mè-tres par une m, et les centimètres par un c.
Les quantités d’arbres relatées dans les procès-verbaux, et leurs dimensions , doivent au surplusêtre énoncées en toute écriture dans ces procès-ver-baux : ainsi, pour l’arbre indiqué ci-dessus, on écri-rait six mètres quatre-vingt-deux centimètres.
2°. Mesures de superficie. — Le mètre est égale-ment employé pour calculer les surfaces.
Une figure carré comme celle-ci Q, ayant sur leterrain un mètre de long sur un mètre de large ,renferme un espace appelé centiare. Dès qu’oa con-naît le mètre, on a donc une idée exacte du centiare;c’est, on vient de le dire, un petit espace d’un mètrecarré.
Cent centiares dounent une surface appelée are.L’are, de figure carrée, a dix mètres de long et dixmètres de large. Il contient cent centiares ou centmètres carrés, comme on le voit à la page suivante.
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