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Tome second.
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On appelle de même les chose» que la loi réputémobilières t quoique par leur nature elles ne soientni meubles ni immeubles. V. Bois, Catteux , Fu-taie .

JV&oyns ) en agriculture, se dit d’une terre quiest friable , aisée à labourer, et de celle qui a étébien divisée par de fréquens Labours.

Une terre meuble est souvent avantageuse à la vé-gétation des plantes; mais si elle l’est trop et qu’ellelaisse passer rapidement l’eau des plpie?.,. et évapo-rer l’humidité, elle est nuisible, et.c’est le cas dela raffermir avec le rouleau.

MBZÉRÉON mj MBZÉRBUM^V. Daphné.MICOCOULIER, celtis (Lin,). Genre d^arbres delà polyga mie monoécie et de la famille des amentacees,dont six espèces peuvent être cultivées en Franpe.

Voici sur ce genre d’arbres l’extrait d’un excel-lent mémoire publié en 1808 par M. de Cubières.

I. Le MicocouLipa. ^.ustrau ou de Provence ,celtis australis .( Y. v lja fig. à VAtlas, PL XV) , estle plus commun eg. France $ il est indigène à l’Es-pagne , à l’Italie et à la Provence.

Il s’élève à la hauteur de 4 o à 5 o pieds ; sa tigeest droite; son écorce unie, grisâtre et chargée depetites taches jaunâtres en forme de globules.

Ses feuilles sont un peu dures au toucher, alter-nes, ovales-lancéolées, dentées en scie, et a ner-vures obliques, de manière que, considérée à sa base,la feuille forme un ovale concentrique sur l’un deses bords , tandis que la partie opposée en présenteun excentrique.

Ses branches, très-abondantes, garnies de longsrameaux alternes, sont minces, flexibles, et pen-dantes à-peu-près comme celles du saule-pleureur.L’écorce en est grisâtre comme celle du tronc; maisles pousses de l’année sont verdâtres.

Los branches du micocoulier ne craignent, dansaucune saison, l’effet du croissant, de sorte que lesplaies qu’elles reçoivent des instrumens tranchans,ne lui portent aucun préjudice.

Ses.Heurs, qui reposent sur des chatons , parais-sent dès le mois de mai, avant même le développe-ment de ses feuilles; elles sont axillaires, pédon-culées, solitaires, rosacées, polygames, monoïques,les unes mâles , les autres hermaphrodites , de cou-leur verdâtre, et très-peu apparentes.

Les, fruits qui lui succèdent sont peu charnus,noirâtres, globuleux, de la grosseur à-peu-près deceux du houx, renfermant un noyau presque rond,qui est en pleine maturité au mois de novembre. Sesfruits restent sur l’arbre jusqu’au retour du prin-tem ps, lorsque les oiseaux qui aiment à s’çn nourrirne les enlèvent pas.

Le micocoulier austral se multiplie facilement parse» graines, qui parviennent, même dansie nord dela France , à leur parfaite maturité- On doit les so-mer en automne, immédiatement après le? avoirrécoltéesj dans ce çaSj ces graines développent leurgermination au printemps qui suif; mais, si on neles confie à la terre qu’au mois de mars ou d’avril,,elles ne lèvent qu’on, deux et même trois ans après.

Cetta graine de micocoulier, mise dans le sableun peu humide, et convenablement soignée^peu t p

quoiqu’elle soit oléagineuse, conserver m facultégerminative pendant plusieurs aanées.

La végétation de la graine du micocoulier'étantbien développée, le sujet croît rapidement, et sareprise, à la transplantation, est très-prompte ettrès-facile.

Tputeexposition convientau micocoulier, tous lesterrains lui sont également favorables, et il a l’avan-tage, sur presque tons les autres arbres, de croîtreparfaitement bien sur le sol le plus sec et le,plus aride.

îDaus les pays rocailleux, dans.les pays de mon-tagnes , on voit les racines de cet arbre pénétrerdans les plus étroites fissures des rochers, sur les-quels il présente une très-brillante végétation.

La facilité qu’a le micocoulier de croître sur tousles terrains , est d’un extrême avantage pour legrand propriétaire; car quel est le but auquel ildoit tendre? C’est d’utiliser un sol aride ! il trouveradonc dans la culture de cet arbre un Accroissementà ses richesses végétales, eai y employant des por-tiona de terre sur lesquelles les autres arbres rtbis-sent difficilement.

Le seul inconvénient que le micocoulier présente,seulement dans le nord de là France , c’est; dans sapremière jeunesse, d’être un peu sensible à la gelée;mais il est facile de le soustraire à ses effets, en l’a-britant pendant ses deux ou trois premières années.Après ce temps, c’est-à-dire lorsqu’il a atteint lahauteur de 5 à 6 pieds, il acquiert une force capablede le faire résister aux hivers les plus rigoureux.

La gelée, cependant, ne porte ordinairement sonaction que sur les branches, et quelquefois sur latige du sujet, qui, dans cette dernière circonstance,repousse ordinairement du collet.

Je dois faire observer que la perte de ses premièrespousses inilue sensiblement sur son port et sur labeauté naturelle de sa tige, d;ui alors devient' tor-tueuse et irrégulière, au lieu d’être élancée, si onn’a pas le soin d’en diriger verticalement la maîtressebranche par des liens et des tuteurs. Il est mêmenécessaire lorsqu’on veut avoir cet arbre dans tou tesa beauté , de le couper à rase terre, à l’âge de deuxou trois ans, pour le mettre sur une seule tige, oud’en extraire annuellement les branches nombreusesqui, naturellement, en surchargent le tront.

La principale racine du celtis est un pivot, quis’enfonce assez profondément dans la tefre, *où ilva puiser au loin les sucs nourriciers qui sont né-cessaires à sa croissance.

Le bois du micocoulier est compacte, liant et tel-lement souple, qu’une branche de 5 à 6 pieds delong, sur un pouce de diamètre, peut former le cer-cle avant de rompre.

11 mérite, par sa densité, d’être placé entre lechêne vert et le buis, étant plus dur que le premieret moins que le dernier.

Il pèse, sec , 70 liv. 3 onces pour, pied cube 5 cequi le place immédiatement après le cormier poin-ta pesanteur. ' u;

Ce bois présente de grands avantages. L’emploique Ji’tfh-peut en faire est très-étendu, etsôiis-cte rap-port il y à peu d’arbres qui puissent rivaliser d’uti-lité' aTee lui. - 'hi' ■ —

i Susceptible de recevoir un très-beau poli, il peut