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Tome second.
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MIG

être avantageusement ersploryéàla menuiserie , à lamarqueterie , à la fkbrioation dedifférens meubles ,et La. la édi té qu’il offre pour être travaillé' dans «dusles sens, lui donne Le droit d’ètne admis dans l’ate-lier des sculpteurs en bois.

J’ai vu, dit M. de Cubières, dans les églises deFlorence des statues de saints laites avec ce bois, quirecevaient les ho aunages de la piété religieuse et l’ad-miration des artistes ; je l’ai vu aussi, sçus la for-me.de coupes, servira l’usage des habitans. Ces dif,féreas emplois rappellent le vers du statuaire de 1 LaFontaine ; Serait-il dieu, table ou cuvette?

Coupé obliquement à ses fibres, il imite assezbien le bois satiné. Sa ténacité, sa souplesse et saflexibilité le rendent propre à faire d’excellens Cer-cles de tonneaux. Il est bon à faire des fourches àtrois fourchons, pour remuer le fourrage; des pieux,des écbalas, des vis, des planches d’impression pourles étoffes et papiers de tenture, des manches decouteaux,' et mille autres petits ustensiles.

Dans lé département du Gard , commune de Sauve,on voit sept arpens métriques de roches confusémententassées;,.qui sont plantés de micocouliers dont ontire annuellement à-peu-près cinq mille douzainesde fourches, qui produisent un revenu de a5,ooo fr.

Eu coupant la tige du micocoulier rez terre , ildonne, en peu de temps, de grandes et fortes pous-ses , propres à faire d’exceliens fouets de cochers ,de très-bons bâtons pour les lignes, des baguettesde fusils, et des cannes qui ont presque la souplessedu jonc. Lorsqu’on destine ces arbres à cet emploi,on plante, contre les principes ordinaires de la cul-ture , les micocouliers en grande masse , très-prèsles uns des autres, afin que par l’étioleinent, ce quiest l’effet de la privation de la lumière, ils crois-sent plus en hauteur qu’en diamètre.

Les habitans de Narbonne le cultivent particu-lièrement pour cesdifférensusages; et, comme dansle département de l’Aude , le micocoulier n’a pointà craindre les effets des hivers rigoureux, on em-ploie à sa culture la meilleure terre du pays, danslaquelle ses nombreux rejets acquièrent, dans l’es-pace de deux ans, une dimension et une longueurqui les rendent propres à être inis dans le commercesous le nom de bois de Perpignan , pour être placésdans les mains de tous les cochers de l’Europe .

En> Angleterre, on s’en sert pour faire des ins-truirions à vent.

Tourné en serpent, il soutient la voix des fidèles,dont il porte les accens religieux jusqu’à la voûte dutemple.; formé en clarinette, il est distingué dansles concerts par l’éclat de ses modulations; et réduiten hautbois, il anime nos scènes champêtres.

Mais lin art essentiel auquel le micocoulier pré-sente de grandes'ressources, est celui du charron-nage. 11 est excellent pour faire des brancards decabriolets, des bâtons dé chaises à porteurs , des es-'sieuxfiftt sur-tout pour la formation des moyeux,auxquels on n’emploie ordinairement en France quele:bois de hêtre ou de l’orme.

Cette seule qualité devrait suffire pour exciter 1ezèle des propriétaires en faveur de la culture d’un telarbre, d’ailleurs si distingué par d’autres avantages.

Celui qtJÜhoffre d'être élagué en tout temps, sans

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en être sensiblèntentifatigrté', téTëhdJfcuweeptibledepouvoir être? em ftWirtér déapâliissadeedt des

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Il a des branches et des feuilles nombreuses; 90»»envergure est assez étendue UtètrptireeonS&jfrtefcff- üdonne beaucoupd’ombragéPll* * souffreycoituué'jri H*idéjà dit, la taillé érdtonü «mpsSdl’tvVi' pas besoind’être échenillév ™ T 'j 1 - ’

Il èsty par* nature,-4 l’abri debatteintesducos&us ’ (M 'djepuis qnélqwe telnps, eftiêvç à, nosgrands OheèttirtsJteur parure Végétetle< tmuii'I i;

La souplesse et le long.pivot du micocoulier laidonneftt-h^ fiwtuh^ jdéT&dsW* •#tï t ?î.4& s !T$ ntsles plus vp.olens.,11 diffère en cela /^e,l’^qa^ia_^pntle hoi,s, très-cassant, pefle^ aux effets du ventile {dus

ordinaire. ;

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On pourrait doue s en servir, je crois, cuojme

arbre d’alienemint, et l’employét à la plantationdes grandes routes, des avenues et des cnemins vi-cinauxTOh le voitf plarSî ainsi dans'lëti Wiivîrbni deMilan , de Mantôüe fet autres vifles d’Italie ; Télienvoit un, près de Motftpeüter ,-qui a 1 o pied y dè (cir-conférence , et le Jardin débPlantes de Paris en pos-sède plusieurs qui s’élèvent à la hsfuteuT dé 60 pieds,sur un diamètre d’un pied et demi.

Ne pourrait-il pas aussi remplacer l’orme dani lesterrains fatigués par la culture dé ce dernier? Car laculture bien entendue exige que le terrain soit re-nouvelé par des engrais lorsqu’on veut le chargerde nouveau de la végétation de sujets de la même es-pèce ; ou bien il mut que cette espèce soit rem-placée par une autre dans le même terrain. Le goûtdes personnes qui tiennent à la similitude des ar-bres dans la plantation des avenues ou du genre (tan-çais, ne pourrait être choqué de .ee mélange dumicocoulier avec l’orme, par la ressemblance quiexiste entre eux. ,0( '

I Le micocoulier peut être agréablement employédans les jardins paysagers; ses feuilles ,• d’un vertagréable, n’éprouvent aucun changement pondanttoute la durée de la belle saison : elles ne sé fanentpoint sur l’arbre, la chute s’en fait simultanémentvers le mois de décembre; et des feuilles de tons lesarbres ce sont à-peu-près celles qui tombent lesdernières.

Elles ne. produisent donc aucune malpropreté dansles allées des jardins soignés, ce en quoi le mico-coulier diffère essentiellement du marronnier.

La racine fibreuse du micocoulier n’est pas aussicompacte que son bois ; elle est onctueuse r on s’ensert pour teindre les étoffes de laine en jaune.

Son écorce peut être employée à mettre le cuir encouleur, et son bois est susceptible de recevoir toutesles teintures.

Ses feuilles conviennent à la nourriture de* bes-tiaux, et sur-tout à celle des chèvres, qui les recher-chent beaucoup. 1 Ces mêmes feuilles , considéréessoussle rapport de la médecine ; sont astringentes.

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* {xf Le cossns liguiperda {cossus gdte-Bois) et I é'-’-ga-lerue sont (tes insectes qui se noarrisSenOdeS bois du sanie,du peuplier, du. «hù*e et de l’orme. Après cri avoir percél’écpjce, ils se tracent des routes daijsfp çprps même defarbre èV parviennent jusqu'au coeurdont ils dévorent etle boisét istsévbf ms ‘ '