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Tome second.
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qtrets, sitnéesâux aissellestfei feuillet, ëtcompo-posées d’un' calice à’ quatfe divisions très-pétrteS,d*ane corolle à qilatré’pétalesr,' un peU J jarmatrèi’ etd’autant d’étamines terminées par dés soûijnèts fortpetits. Il y a beaucoup de fleurs qui ne- cofitiènUentquç'les Organes femelles. Le fruit est une baie noire,arébndie, de 1* grosseur d’un pûiâ, mûrissant aumdfi’df'eéjittenfbéé’,-' dont la iehair est Vette, Aîs-queupe, styptique ; elle renferme quatre semetjcesffures , convexes d’un ctiêët âpïktifeiHdl’Bùtre. 1

Oaltdre.'^ Efe ; ‘nerprun ' sè u ntôlt3Jjlftf' par sesigrBîriès, qü’od'sèmfe, aussi rÛt'q'u’êTIèrè’sbîïtMVl res','dàrifrifti 1 terrain bien préparé •et'tjil’bh' ifééétÉvr^ de;3 à ; 4 lîgtteS 3e teéré. Elles lèvent ad Jirintétfibs 1 sui-ivatttj atet deux petites feuilles' Séminales bValès "étêpaîssés. Si on attendait après l’hiver pour les se-mer, elles ne lèveraient, pdifr la plupart, que lasëéohdè ànrtéé , ou même pôldt du tout. Les jeunes]liants 1 Croissent d’mte mariiSrè peu sensible dans lecbiumédcernent; oii lés 'fèirique, là seconde année,flatik ime aartée plàde , à’dn pied de distance, et onles conduit 1 cdiprte .lés autres arbustes des pépi-iHèrts, sèloh ladèstination qu’on veut leur donner.Oh petit aussLmultiplier le nerprun par marcottes,(pii feprenhent ordinàirement la même année, et parles drageons enracinés qni se trouvent auprès desgros pieds. Une'terfe forte et humide est celle quilui'Convient le mieux; cependant il n’est point dé-licat sur la nature du terrain, et il résiste bien auxalieŸnàtivei dès saisons dans notre climat. Le ner-prun lié mérite point d’être cultivé dans les forêts;înjus'îl’ ëst employé à l’ornement des jardins, oùl’éclat de séS'fleurs et le vert foncé de ses feuillespfddnisèiif ut» bel effet. Duhamel conseille de leplaCef aussi dan's les remises, parce que les oiseaux senOurrisseHVde ses fruits. On en fait de bonnes haies.

Qua/iie's èt‘usages. — Le bois du nerprun estdyt,' jaüJQà'tée, et susceptible d’un poli qui lui‘donne rapparence d’un brin de paille aplati; ilpèsë H 54livres" 4 onces par pied cube étant sec. Onl’emploie à quelques petits ouvrages de tour et demarqueterie, lorsqu’il fournit des échantillons assezforts pour cet’usage.

Son étorce, ses feuilles et ses fruits ont uneodeur partifculière, désagréable, une saveur nau-séeuse, un peu âpre et amère.

Ses_/rn/CS,OU baies , sont fréquemment employésen médecihé «comme altérans, purgatifs et hvdra-gogùes. On en fait un sirop qu’on trouve danstoutes les pharmacies. I.es paysans sepurgent quel-quefois avec 25 ou 3o baies fraîches qu’ils mêlentle matin avec leur soupe. On peut en prendre lamême quantité en décoction, ou réduites en poudreà ta dose d’un gros : mais le sirop qu’on prépareavec ces baies est préférable, pris à la dosé d’uneonce, plus ou moins , suiv ant les circonstances. En-fin elles sont regardées comme un ides meilleursmédicament dans toutes les maladies chroniques oùles*purgations sont nécessaires. La pulpe dès baiessèches, conservée un an, et enveloppant les se-mences, donnée à 6 grains, est, ditr-on, l’un desmeilleurs fondans, dans l’empâtement ' du foie, dela rate, èt du mésentère ou obstructions commen-çantes. Plusieurs goutteux ont éloigné et diminué

les dttès delà goutte 1 en avalant, tous les Matins,deux'Wresdé neq)Hm''séfcfes.-’ ’ s r• iLèüüàlës faVanHéitr maturité, dehi'nentàfrre tfeîA-' titré jirtifiè;'itrai'stàrsqùVllès sont btûrès, elles fotit-'(fissent uuÀ couleur véttè, appelée ü-trrt' tié ivssie,parte'dtrè'c’est danè déèt vessies qfi’dn la Renfermé.LeS p3rhtresea font lin grand uïhgUpoér' la pein-ture en détrempe, le laVis , feustir-itArif pour la mi-■rthituré. O à l’obtient en exprttriafitlè'Snt 'SèBbalM,qu’on fait évaporer à un fèn lérft, julqii’èfbe qA’îl ait laccmsistancedemiel, étiàuqûéltin^dfë'fllipëijfl’lfluhdlssdus dan^l’eaib Oh’èjnme, datislç b'bfnMênrè’jléVèrt de vessie’lotsqü’H est compacté, Mué 1 ,' pééaht,d’une couleur verte, brune ou noire, luisant Sîftè-rîeurement, mais qui,- étant écfàsé oni pulvérisé,devient tout-à-fait vert et d’un goût doudeâtre.

L’écorce, lorsqu’elle est fraîche, dorinè Ifîne cou-leur jaune; et lorsqu’elle est Sècbp, trfië' COUleurbrune foncée. ’ 1

Le NerprAn GRAnm 'i>*AVtdkb(f \M fctei 'ttiik-TtrRiERs ,'est un arbrisséarf des pArtiés HiêtMieWMlesde la France , qui rebsArhblè béàucdnp frtf jtfétédfertt,mais qui s’élève à 3: ou^pfeds'dèliaW: seulement ;dont les rameaux sont-dîffus, ifrégillieds; tbttneùx,revêtus d’une écorce brune, èf terminés én épine»;les feuilles alternes, presque rondes, dentées surleurs bords, légèrenfèut velues,'mtinîèS à IeAt basede deux stipules linéaires caduques ; les Heurs diûï-ques; 'verdâtres, eii-petits boUqUets axillidreS; Icibaies petites , arrondies , nôîrès uâUs'rrtitniaftirité.Il croît en abondance aux envi rôtis: d’Avîgncm l 'etdans le comtat Venaîssin; on‘ le trouve 'aussi'enLanguedoc, en Provence , en Dauphiné, et c’estordinairement dans les haies, sur le bord des ri-vières, sur Iesmontagnes, dans les terrains inculteset dans les forêts. 11 fleurit au milieu du printemps,et ses baies mûrissent en automne.

On le cultive comme le précédent, et if ne craintpoint les hivers du climat de Paris. On peut le pla-cer dans les jardins paysagers au second rang desarbustes. On en fait aussi des baies qni valent mieuxque celles du nerprun purgatif.

On lui attribue les mêmes propriétés médicinales.Ses fruits , étant cueillis verts, se nomment grained’Avignon , et fournissent une bonne teinture jaunedont on fait un grand usage. Les peintres à l’huileet en miniature se servent aussi de ces baies quandon a incorporé leur teinture Hans une'matiètè fer-reuse, qui est souvent la base de l’alun, poureft fairece qu’on appelle stif de grain.

Le stil de grain est une pâte jaune, faite avecune espèce de marne blanche qn’on teint paf unedécoction de graine d’Avignon dans l’eau jointe àde l’alun ordinaire. Il doit être tendre, friable,d’un beau jaune-doré.

H parait que le nerprun ala terne et Je" nerprunsaxàtile fournissent aussi des graines propreté lateinture eu jaune des étoffes et des soies.

Les baies du nerprun des teinturiers servent à lafabrication du vert de vessie comme celles dii nér-prun purgatif.

Elles font partie des produits forestiers dans lemidi de la France .

Le Nerprun des rochers ou ssxatiee s’élève