Band 
Tome second.
Seite
438
JPEG-Download
 

NO Y

NO Y

é

45 tf

les inférieures sont proportionnellement beaucoupmoins grandes que les deqx suivantes, qui le sontpresque autant que l’impaire. Celle-ci a souvent 3 ocentim. (un pie^) de longueur sur locentini. (4 pou-ces) de largeur.. Ctjmme dans l’espèce précédante,les fleurs mâles sont disposées sur des clinton s longsde i 3 4 »6 centim. (5 à 6 pouces), glabres, flexi-bles et pendans, réunis trois à trois et supportés parun pétiule commun. Les fruits , qui sont tfès-abon-dans , varient pour la grosseur, qui est assez géné-ralement de’,i 5 centim. >(5 pouces et demi) de cir-conférence; le brou, qui est très-épais, se partageen quatre segmens égaux î tes noixiaont petites ,blanches et à quatre angles. V. PI, XVI,.

De tous les noyers de l’Amérique septentrionaleque nous connaissons, c’est celui dont les noix,après celles du pacanier , renferment l’amande laplus douce et la plus fournie ; néanmoins les noixd'Europe leur sont bien préférables.

le bois du jugions squoftiosa possède toutes lespropriétés particulières aux noyers hickérys, quisont la pesanteur, la force, l’élasticité et là téna-cité ; comme eux, il a le même défaut, celui de pour-rir très-promptement et d’être attaqué par les vers.Il est employé à faire des paniers, des manches defouets, des baguettes pour former le dos des chai-ses , et à plusieurs ouvrages qui exigent de la sou-

Î desse : on l’emploie aussi comme bois à briller...'auteur pense qu’en considération de la hauteur etde la belle venue de cet arbre, il mérite d’être in-troduit dans les forêts européennes, et qu’on doit leplacer de préférence dans les endroits frais , analo-gues à ceux où on le trouve le plus souvent dansl’Amérique septentrionale.

Les envois de noix de cette espèce , que M. Mi-chaux a faits à l’Administration , ont donné de très-beaux plants dans les pépinières de Mouceau. Ceuxqui ont été transférés à la Ferté - N idame, départe-ment d'Éure-et-Loir, y ont parfaitement réussi,quoique dans un terrain de médiocre qualité, maishumide. Il existe, aussi en France des individus decette espèce qui portent des fruits ; il y en a un àDenainvilliers, dans les plantations de Duhamel, etl’autre à Saint-Germain-en-Laye, dans l’ancienjardin du maréchal de Noailles. On peut donc regar-der dorénavant la multiplication de cet arbre utileet très-beau comme assurée dans nos forêts.

Le Noyer eacinié , jugions laciniosa. Cette es-pèce s’élève , comme le jugions squamosa , à plus dea 5 met.., et sa cime, très-élargie , est aussi suppor-tée par un ti;onc droit et d’une grosseur proportion-née p son élévation; son écorce présente aussi cetteniêniç disposition singulière qui a lieu dans jugionssquamosa } seulement les laines sont plus étroites etplus nombreuses, mais le caractère qui le distinguebien du précédent est d’avoir des feuilles composéesde neuf folioles, tandis que dans l’autre elles »’enont que cinq.

Du reste, son bois, qui est de la même contex-ture et de mèine couleur, en réunit, égalementles propriétés ; mais sous |e rapport de ses fruits,quoique plus gros , cet arbre est inferieur opt jugionssquamqso : c’est par cette considération < et parceque ce dex,nier .vient très-bien dans des terrains:

moins fertiles et moins élevés qu’on doit l’admettrepréférablement au noyer laeinié dans les forêts deL’Europe .

Le Noyer a ronc, jugions porcina. C’est un desplus grands arbres des États-Unis , car il s’élève en-viron de 22 à 26 mèt. sur 10 à 12 décinfét. de dia-mètre s dépourvu de feuilles en hiver, i! est facile àreconnaître à ses dernières pousses, qui sont de cou-leur brune et de moitié moins grosses que cellesdes jugions tomentosa et squamtisà, et terminéespar dss bourgeons ovales et très-petifs. SèStfènillesvarient, pour la grandeur et le nombre des follbles,suivant que l’arbre croit dnns un terrain phfs fraiset plus fertile : dans ce cas, elles ont près âéi 48 ten-tira. (18 pouces), et leur nombre complet de foliolesest de six, plus une impaire. Ces foliotes , longuesd’environ 10 à 12 centim. (4 à 5 pouces), lancéolées,acuminées, dentées et presque sessileS, sôntglabresen dessus et en dessous. Les fruits sont soifvêtitréunis deux à deux , couverts d’un brou d’un beauvert, assez mince. Les noix sont fort petites, lisseset d’uhe grande dureté ; l’amande ést dbucè, maispeu.fournie et très-difficile à extraire , à t'ause descloisons fortes et ligneuses qui les partagent. Cesnoix ne sont jamais portées au marché j elles de-viennent la pâture des cochons, des racoons et desnombreuses espèces d’écureuils qui peuplent les fo-rêts de ces contrées.

Le bois du jugions porcina est semblable, pour lacouleur de l’aubier et du cœur, à celui des autreshickérys; il en possède également tous tes avantageset tous les défauts. Cependant l’auteur a vu dans lescampagnes plusieurs charrons qui lui trouvaientplus de force et de ténacité, et qui, pour cette rai-son , le préféraient aux autres espèces pour en faireles essieux des voitures et les manches de cognées.C’est d’après ces considérations qu’il pense que lejugions porcina mérite d’être introduit dans les fo-rêts européennes , où sa réussite peut à l’avenir êtreregardée comme certaine.

Le Noyer a noix grises , jugions myristicœfor-mis. Cette espèce est particulière aux états méridio-naux de l’Union ; mais l’auteur pense qu’il est peumultiplié dans les forêts de ces contrées, ne l’y avantpas rencontré.

Les noix, renfermées dans un brou mince et légè-rement inégal à sa surface , sont fort petites, lisses,de couleur brune et parsemées de lignes blanchâtres.La coquille est tellement épaisse, qu’elle composeplus des deux tiers de leur grosseur : aussi ces noixsont-elles d’une dureté extrême, et ne. contiennentqu’une amande fort petite; enfin elles sont'eWcoreinférieures à celles du jugions porcina.

Résumé des

îes propriétés et de Vemploi d'"du bois des noyers hickérys.

dans les arts

M. Michaux résume les qualités et les défautsque présentent les noyers hickérys quv forment saseconde section, et les caractères qui'les distinguentdes autres noyers. Les propriétés de ces arbres sontune extrême* pesanteur, une très-grande force, beau-coup de ténacité , et la même disposition à pourrir.très-promptement, lorsqu’ils sont exposés aux alter-natives de la chaleur et de l’humidité, enfin â être