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grandes routes; la seconde s’élève à io ou 12 pieds; j dans ce dernier, est lisse : ces deux caractères sontla troisième est un arbuste. » ( Nouv. édit, de Du- I assez prononcés poùr faire distinguer l’un de l’autre,hamel. ) Son bois est employé aux mêmes usages, 1 même lorsqu’ils sont dépouillés. L’orme pédonculeet sa culture est la même que pour l’orme commun. I a en outre une cime beaucoup plus étalée que celleL’Oume pédoncule aies fleursportées par de longs 1 de l’orme champêtre, et le port de ces deux espècespédoncules, et les fruits ciliés à leur circonférence, lest, comme on le voit, tellement tranché , qu’çnCette espèce est peu connue ; on l’a observée, il n’y I peut les signaler même à une assez grande distance,a pas fort long-temps dans le jardin de l’Arsenal de I Le faciès des arbres 11e saurait être trop étudié parParis, sur les remparts de Soissons , et dans les fo- Ile forestier désireux de connaître les espèces; cetterêts des environs de cette ville. M. Desfontaines dit I connaissance, qui suppose du tact et de l’habitude ,qu’elle est originaire de la Russie , quec’est un grand I est, dans nos opérations forestières, d’une utilitéet bel arbre dont le bois a beaucoup de dureté, et qui I bien plus immédiate que la considération des carac-inérite d’être propagé dans nos forêts. I tères pris des parties de la fructification, par exem-
Feu M. de Foucault, inspecteur des forêts, nous! pie; caractères solides sans doute, mais couvertsa communiqué un mémoire sur cet arbre, que nous I souvent d’un voile qui ne peut être déchiré que paravons inséré dans les Annales forestières de 1811 , et I le scalpel du botaniste muni d’une bonne loupe,que nous transportons ici avec d’autant plus de con- I En effet, le premier a déjà trouvé plus que le secondfiance que nous connaissons l’exactitude de l’obser- ne cherche encore.
vateur qui l’a rédigé. I » On croyait, il n’y a pas 3 o ans, qu’il n’existait
« L’orme pédonculé, ulmuspedunculata. (Poir. ) d’orme en France que l’orme champêtre, produisant,
— effusa. ("Willd. ) 1 il est vrai, plusieurs variétés, mais les botanistes
— octandra. ( Hoffm. ) |en connaissent maintenant trois espèces bien dis-
— ciliata. ( Ehr. ) tinctes; savoir, V ulmus campes tris, V ulmus pcduncu-
—>■ la vis. ( Pol. ) | /a/a, Vulmus suberosa; ce genre mieux étudié pourra
est une espèce intéressante et originaire de Russie , len présenter encore d’autres.
dont nous devons la connaissance à Fougeroux del » Le bouton à bois, dans l’orme pédonculé, estBondaroy , qui l’a, le premier, décrite dans les Mé -1 long , très- pointu et verdâtre ; dans l’orme cham-moires de !Académie des sciences , année 1784. Les I pètre, il est court, obtus, pileux, et ayant les poilsbotanistes savent qu’elle diffère principalement de I grisâtres; l’orme fongueux l’a encore plus court quel’orme champêtre ( ulmus campestris ) par les pé- I le second , aussi obtus , et d’une teinte verdâtre,doncules lâches de ses fleurs, et par son fruit cilié 35 Cettedernière espèce a, comme on lésait, l’écorcesur les bords. Mais ils n’ont observé que quelques I très-fongueuse, et elle est connue dans beaucoup deindividus de cet arbre, et ils n’ont rien ajouté aux | cantons sous le nom d’orme à écorce d’érable. C’estobservations publiées par Fougeroux. I cette écorce qui a dû fournir à M. Vauquelin des
» Cet orme, qui est très-commun sur les routes de propriétés fort analogues à celles du chêne-liègeVillers-Cotterets à Paris etàCrépy, et probablement ( quercus suber).
sur toutes celles de la France , pousse ses premières I » J’ai remarqué, lorsque j’habitaisParis, des ormesfeuilles i 5 à 20 joursplus tôt que l’orme champêtre, Isur les boulevarts , dont la végétation était beau-et même un mois avant quelques variétés de celui-ci: I coup plus précoce que d’autres avec qui ils étaientcet avantage, dans un genre dont les espèces ont la associés; ces individus appartenaient probablementvégétation si tardive, doit le rendre précieux aux à l’orme pédonculé. La croissance de cet arbre estpropriétaires qui plantent des avenues d’ormes près vigoureuse. J’en ai mesuré un, âgé de 25 ans, plantéde leurs domaines. L’utilité d’ailleurs se concilie sur une grande route où on remplace des ormesavec l’agrément, parce que la croissance de l’orme par d’autresormes depuis un temps immémorial, le-pédonculé est plus rapide que celle de l’orme cham- [quel a, malgré ce mode de plantation très-vicieux,pêtre, ainsi que j’ai eu occasion de le vérifier tous les plus d’un .mètre 32 centimètres de circonférence,jours, par la comparaison d’un grand nombre d’in- Fuissent ces observations, étendre la culture d’undividus des deux espèces. Le bois du premier , arbre aussi majestueux qu’utile ! oqui passe pour être très-dur, ne doit point le céder I L’OniiE d’Amérique , ulmus americana ( Lin. )en qualité à celui du second. L’orme pédonculé, sui- I ( V. la fig. à VAtlas , PI. XVII ), est un arbre qui,vant Pallas, est beaucoup plus commun en Russie I suivant M. Michaux, est connu dans tous les États-que l’orme champêtre ; il y est par conséquent plus | L'nis sous le nom de v/hite elm , orme blanc. 11généralement adopté ; mais je ne puis, faute de ren-I abonde dans les Etats de l’ouest, et entre les 46seignemens suffisans et d’expériences comparatives, et 42 degrés de latitude, intervalle qui comprend ledire si le charronage de Russie l’emporte sur celui ] Bas-Canada, la Nouvelle-Brunswick et la Nouvelle-de France. Ecosse , etc. Il a les feuilles longues de 3 à 4 pouces,
» L’orme pédonculé , indépendamment des carac- | portées sur de courts pétioles, ovales, acuminées, ettères qui le différencient de l’orme champêtre, et I doublement dentées sur les bords ; les fleurs fort pe-que je viens d’énoncer, s’en distingue encore par son | tites, réunies en paquets au nombre de 8 à 1 o, por-feuillage plus large, et d’un vert assez clair pour con-1 tées sur de petits pédicules inclinés; le calice et lestraster sensiblement avec la verdure sombre, du se- | étamines de couleurpourpre foncé ; le stigmate blanccoud; le tronc du premier est évidemment d’une)et comme laineux; les graines ovales, échancréesteinte moins rembrunie que celui de l’orme cham-1 à leur base, et bordées de cils très-visibles,pêtre, et son écorce, au lieu d’être sillonnée comme Différent de nos ormes, il aime les terrains bas,