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Tome second.
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pyramidal , ulmas majorJbliis exiguis , Tamis com-pressas.

9 0 . LP Orme à très-grandes feuilles , dont tesbranches s’étendent de côté et d’autre, ou impro-prement Orme femelle, ulmus major ampliore folio,ramos extra se spargens. « Cet orme, dit Du-hamel , branche beaucoup , et fournit quantité debois tortu , dont les courbes sont très-utiles auxcharrons. Cependant son bois n’est pas aussi dur quecelui de l’orme tortillard.

10*. LP Orme de l.ollande , à grandes feuillespanachées, ulmus major Hollandias, angustis et ma-gis acuminatis samaris, folio latissimo, scabro, va-riegato ( M. C. ) ; ulmus belgica ; en allemand , got-landische rester; en anglais , dutch elm.

i i°. LP Orme tortillard, dont les feuilles sont demoyenne grandeur, la tige marquée de protubé-rances et de renfoncemens, et les fibres du bois con-tournées et enlacées. C’est la meilleure des variétésde l’orme pour le charronage, et sur-tout pour fairedes moyeux de roues.

Ce sont les semis qui ont donné naissance à un sigrand nombre de variétés fPormes. Les auteurs sontpeu d’accord sur le nom de celles qu’ils décrivent,il ne faut pas en être surpris. En semant de la grained 'orme champêtre , on obtient des variétés à largesfeuilles et à petites feuilles, de tardives et de hâtives,à écorce lisse et à écorce raboteuse ; dans quelquesarbres, les feuilles sont très-rudes, dans d’autresplus molles. 11 y a des variétés qui s’élèvent plus hautque les autres. Il y en a dont les branches s’élancentavec la forme pyramidale, tandis que d’autres affec-tent la direction horizontale. Enfin, pendant que lebotaniste décrit, et que le cultivateur sème, la na-ture se joue dans les accidens et les formes dont ellerevêt cet arbre, et met en défaut la science du pre-mier et les espérances du second. 11 en est ainsi detoutes les plantes qui ont quitté depuis long-tempsleur état primitif et sauvage, pour entrer dans ledomaine de l’homme. Les soins divers qu’il leurrend, l’éducation variée qu’elles reçoivent, les cir-constances chaque jour nouvelles auxquelles ellessont soumises , les pays et les climats différensqu’onleur fait parcourir, changent à la longue leur port,leurs moeurs et leurs habitudes. A peine, en lesvoyant, reconnaît-on leur type originaire; la mainde l’homme l’a presque effacé : dès ce moment, cesplantes qu’il a conquises sont devenues en quelquesorte capricieuses et inconstantes comme lui.

On appelle vulgairement orme mâle celui qui a depetites feuilles, et dont les branches sont serréescontre la tige, et orme femelle celui dont les feuillessont plus grandes , et dont les branches s’écartentdu tronc. Ces dénominations sont impropres, puis-que les fleurs de l’orme sont hermaphrodites. Detoutes les variétés de cet arbre , la plus belle estl 'orme d larges feuilles ou de Hollande. On enfait de superbes avenues; mais son bois est léger,médiocre, et son écorce est fongueuse. LPorme à pe-tites feuilles est propre aux palissades, et donne unbois dur et de bonne qualité. Mais le meilleur et leplus estimé de tous les ormes pour le charronage,est l 'orme tortillard, ainsi appelé parce que son boisest sans fil, et que les fibres en sont extrêmement

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serrées et entrelacées. Est-ce une espèce ? est-ce unevariété? Cela n’est pas aisé à décider; multiplié degraines, il ne cesse pas d’être tortillard. Sa graineest beaucoup plus petite et plus arrondie que celledes autres ormes, et il en est en général peu chargé;dans certaines années, elle manque tout-à-fait. Sesfeuilles sont larges, et quand il est grand , des es-pèces de bosses entourent sa tige.

IPorme tortillard , dit M. Bosc , n’est point uneespèce ; mais c’est une variété fort remarquable,que l’on doit multiplier par tous les moyens possi-bles, et sur-tout par sa graine, qui a plus de dispo-sitions à le reproduire que celle de l’orme ordinaire ;il faut aussi profiter des rejetons qui poussent aupied de l’arbre , et le greffer en grande quantité dansles pépinières. Les propriétaires retireront un grandprofit de ces moyens de multiplication, puisque lebois de l’orme tortillard se vend trois et quatre foisplus cher que celui de l’orme ordinaire.

M. de Perthuis préfère la multiplication par dra-geons, par marcottes, à celle par semences , parceque celles-ci ne donnent pas des arbres aussi bon*que la plante-mère. Suivant ce même auteur, lesprincipaux caractères des ormes tortillards sont d’a-voir des graines en moindre quantité et moins fé-condes que celles des ormes communs; les feuillesd’un vert un peu plus foncé, et à 3 o ans un peu pluslarges; une ti^e verte et souvent lisse jusqu’à 120U1 5 ans, marquée à 8 ans de protubérances et de ren-foncemens, qui par la suite changent de formes,c’est-à-dire qu’en 2 ou 3 ans , ce qui était protubé-rance devient renfoncement, et‘vice versa , varia-tions qu’il attribue à une surabondance de sève, quisoulève et enlace les fibres minces et flexibles de oebois. Cet arbre a cela aussi de particidier qu’il nes’élève qu’à 35 pieds au pins sur 5 pieds de tour.

C’est sur-tout à Yareddes, auprès de Meaux , et àAmiens , que l’on cultive cet arbre en grand, et c’estprincipalement par les drageons. On m’a dit que lespépiniéristes labouraient le pied des arbres et en mu-tilaient les racines pour les forcer à produire unegrande quantité de rejets, que l’on plantait en pé-pinière. J’ai vu sur la route de Meaux à Paris luigrand nombre de ces ormes tortillards.

Les diverses variétés d’orme que nous venons d’é-numérer reçoivent différentes destinations commearbres d’ornement, « On peut, dit Duhamel, fairede superbes avenues avec l’orme à larges feuilles,des lisières admirables avec celui à petites feuilles( orme pyramidal ), de très-belles palissades, desboules en forme d’orangers et des tapis ou massifssous les grands arbres, dans les quinconces, avecl’orme à très-petites feuilles. »

L’OnaiE fongueux, ou orme-liége ( Y. la fig. àL Atlas, PI. XVII ), a les jeunes rameaux couvertsde saillies d’une nature et d’une couleur semblables àcelles du liège. Sçuvent ces saillies forment commedes ailes des deux côtés des rameaux; ses fleurs n’ontque quatre étamines, et ses fruits sont glabres. Onle trouve dans presque toute la France . 11 a été re-gardé jusqu’à ces derniers temps comme une variétéde l’orme commun, a On distingue trois sortes ouvariétés d’ormes fongueux : l’une est un grand arbrequ’on plante , comme l’orme champêtre , sur les