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Tome second.
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un peu arrondies. Il passe l’hiver en orangerie dansle nord de la France .

L’Orme a feuilles extières , que Roxburg afait connaître dans son ouvrage sur les plantes deCoromandel, est encore plus rare que l’espèce pré-cédente. Je n’en donnerai point la description.ORMEAU. V. Orme.

ORMILLE. On donne ce nom à l’orme et auxalissades qu’on forme avec les plants de cet arbre.'. Orme.

ORNE . C’est le frêne à fleurs. Y. Frêne.

Orne est aussi un terme forestier : quand les bû-cherons commencent par abattre les arbres dans unecertaine étendue de terrain, allant toujours devanteux, ils appellent cela faire une orne.

•OSERAlE. Lieu planté d’osiers, qu’on peut con-sidérer , relativement à l’exploitation, comme untaillis. V. Osier.

OSIER. On donne ce nom à plusieurs espèces desaules, dont les jeunes rameaux, menus et flexibles,sont employés à faire des liens, des corbeilles , despaniers, des vans et autres ouvrages.

Les trois principales espèces d’osiers sont : l’o-sier rouge , salix purpurea (Lin.) ; I’osier jaune ,salix -vitellina (Lin.) ; I’osier blanc , salix -vimi-nalis (Lin.). V. Saule.

L’Osier rouge a les rameaux plus lians que lesdeux autres; mais il acquiert moins de longueur etdegrosseur.il convient aux jardiniers et aux vanniers

Î iour les ouvrages délicats. Un terrain sec et argi-eux est celui où il convient de le placer , quoiqu’ilvienne mieux dans ceux qui sont frais et légers;mais dans ces derniers il prend ce que les ouvriersappellent le gras , c’est-à-dire qu’il ne se fend pasnient

L’Osier jaune ( Y. la fîg. àl’ Atlas, PI. XXIF)a les rameaux un peu moins lians que ceux du pré-cédent, plus gros, plus longs, et on les emploie plusgénéralement dans les ouvrages communs. Il de-mande un terrain frais, mais non aquatique. Lesterres fortes, qui retiennent l’eau pendant l’hiver,et qui sont desséchées pendant l’été, lui conviennentbeaucoup, ainsi que les berges des fossésau fond des-quels il y a de l’eau , sur-tout quand ces berges sontde bonne terre. Il réussit assez bien dans les terreslégères, pourvu qu’elles soient rendues un peu hu-mides par des sources superficielles, le voisinage d’unétang ou d’une rivière.

L’Osier blanc a les rameaux encore moins liansque ceux des précédens ; mais ces rameaux acquiè-rent jusqu’à 3 mèt. et plus de longueur, et quelque-fois la grosseur du petit doigt. On les emploie à lierles gerbes dans les campagnes, et à construire la car-casse des paniers, les bannes et autres gros ouvragesde vannerie. On peut le cultiver dans les sols pro-fonds , fertiles et humides; il vient même assez, biensur les terrains élevés , pour peu que le sol soit fraiset argileux ; mais il préfère le bord des rivières ,les terres d’alluvion. Il offre dans cette dernière si-tuation l’avantage de fixer les terres contre les effortsdes eaux.

Exploitation des osiers. —■ Les osiers forment depetits taillis qu’il faut couper tous les ans , parcequ’on perdrait beaucoup à attendre la seconde an-

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née : il se formerait des branches latérales qui fe-raient perdre au brin son principal mérite, qui .estd’être droit, souple et sans nœud. D’ailleurs les jetsde la seconde année seraient beaucoup moins longsque ceux de la première. On les coupe rez terre ouà quelques lignes de la souche avec la serpette. C’estdans les mois de février, mars etau commencementd’avril qu’il faut y procéder : si on les coupait plustôt, ils seraient plus cassans, et plus tard , les pous-ses à venir souffriraient de l’épanchement de la sève.Comme on coupe sur le bois de l’année pour faci-liter la sortie des nouveaux bourgeons, il en résulteque les souches prennent, chaque année, un peud’élévation.

Dès que les jets d’osier sont coupés, on les dé-barrasse avec une serpette bien tranchante de toutesles brindilles latérales, et on les met en bottes, quel’on serre fortement, afin de redresser les brins.

On fait sécher et on conserve en bottes avec leurécorce les osiers destinés aux jardiniers et aux vi-gnerons.

On refend en deux ou en quatre l’osier destiné auxtonneliers , avant qu’il soit complètement sec.

Celui qui doit être employé dans la vannerie sedépose dans une cave ou autre lieu frais , ou mêmeon le trempe dans l’eau, et lorsque les boutons com-mencent à s’épanouir, on passe chaque jet entredeux morceaux de bois dur et coupant, disposés enforme de mâchelière , et le tirant à soi, on enlèvecette écorce par lanières.

Jamais on ne doit employer l’osier vert dans lavannerie ou la tonnellerie , à cause du retrait qu’iléprouve par la dessiccation.

Culture des osiers .— Les diverses espèces d’osiersse multiplient uniquement par boutures. On coupeles plus forts jets avec le gros bout, et on les met enterre en ne laissant dehors que 3 ou 4 pouces. Cetteplantation se fait indifféremment en automne, enhiver ou au printemps. On se contente ordinaire-ment de faire sur un labour à la charrue des tran-chées de la largeur et de la profondeur d’un ferde bêche , au milieu desquelles on place les bouturesun peu obliquement. Les rangées doivent être à ladistance de 65 à 8o centim. (a pieds ou a pieds etdemi) entre elles, et les plants à 5o ou 6o centim.(un pied et demi à a pieds) entre eux, sur chaqueligne. Dans les terrains de bonne qualité et frais, oulorsqu’il s’agit de l’osier blanc, on écarte davantageles plants.

La méthode de planter les osiers dans des trousfaits avec des piquets est vicieuse, parce que les pe-tites racines qui sortent du plant ont dq la peine àpénétrer les parois du trou , et que dans les annéessèches la plupart des boutures périssent.

On donne un petit binage aux plantations dansles premières années, et l’on a soin d’en arracherl’herbe exactement.

La première coupe doit se faire à la seconde an-née de la plantation.

Les oseraies sont d’une grande utilité sur les bordsdes fleuves et rivières; elles procurent, par leurexploitation, des produits considérables, fournis-sent des objets de première nécessité aux fascinesqui servent à contenir les fleuves ; elles affermissent