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Tome second.
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croissance, leur âge, leur degré de sécheresse. V.l’art. Bois , t. I er . p. 4 J 5 , où nous faisons connaîtreleur pesanteur relative.

PESSE, nom que l’on donne à une espèce de sa-pin, à Val/ies picea, ou sapin épicéa. Y. Sapin.

PÉTALE. ( T. de bot. ) C’est le nom que l’ondonne à chacune des pièces qui composent les co-rolles polypétales. On dit qu’une corolle est dipé-tale , tripétale , tétrapétale, pentapétale, polypétale,quand elle est composée de deux, de trois, de qua-tre , de cinq, ou de plusieurs pétales dont on ne dé-termine pas le nombre. V. Botanique.

PETALE . Pourvu d’une corolle.

PÉTIOLE , petioius. C’est le nom que l’on donneà cette partie de la plante qui sert de support auxfeuilles seulement. Le pétiole est la queue de lafeuille, comme le pédoncule est la queue de la fleurou du fruit.

Le pétiole n’est qu’un prolongement nu de la ner-vure médiaire.

Dans la feuille composée , celui qui porte toutesles folioles est dit pétiole commun, et celui de chaquefoliole pétiole partiel , ou pétiolule. Les ramifica-tions du pétiole commun dans la feuille surcompo-sée sont appelées pétioles secondaires. V. Physio-logievégétale, 4 e - section.

PÉTIOLÉE ( FEUILLE ), portée sur un pétiole.Son opposé est sessile.

PÉTITOIRE, du latin petere , demander. Cemot signifie une demande faite en justice pour obte-nir la propriété d’un héritage. On dit, dans le mêmesens, action pétitoire.

Le pétitoire est opposé au possessoire s celui-cise juge par la possession d’un an et jour, et celui-làpar le mérite du fond, sur les titres et la possessionimmémoriale. V. le Code de procédure civile, ar-ticle 23 à 27.

PEUPLIER , populus. Genre d’arbres de la dioé-cie octandrie et de la famille des amentacées, quicontient un grand nombre d’espèces plus ou moinsimportantes pour l’économie rurale et forestière.

Dénomination.— Le nom latin populus vient d’unmot grec qui signifie je tremble , et l’on a donné cenom aux végétaux de ce genre , à cause de l’extrêmemobilité de leur feuillage qu’agite le moindre mou-vement de l’air.

Le peuplier se nomme en vieux français peuple;en italien , pioppo, oppio , ou talpone; en espa-gnol, alamo ; en anglais, asp ; en allemand , pap-pel, et en flamand, popelin.

Histoire .—Le peuplier est souvent cité par les au-teurs anciens et par les poètes. Pline reconnaissaittrois sortes de peupliers, le blanc, le noir et celui deLybie : Populi tria généra : alba, ac nigra, etqucc li-byen appellatur. (P lin., lib. X VI, cap. XXIII.) Onles cultivait dans les champs pour servir d’appui à lavigne : Populi vitihus placent et ccccuba ( [vina ) edu-cnnt. ( Ib ., cap. XXXVII.) On les plantait en quin-conce , parce que cette disposition donnait un pluslibre accès à l’air et qu’elle était plus agréable àl'œil. Le bois du peuplier ainsi que celui de tous lesarbres aquatiques étaient regardés comme propres àfaire des boucliers, parce qu’étant plus flexibles etse resserrant lorsqu’ils ont reçu quelques coups, ils

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pouvaient être moins facilement percés par les ar-mes : Populus apta sentis. (Ib.)' Les anciens appli-quaient des feuilles de peuplier macérées dans le vi-naigre sur les parties affectées de la goutte. Plinedit que les abeilles font la propolis avec le suc quitranssude des feuilles des peupliers. Ce suc, ainsique la propolis, étaient d’usage en médecine.

Le peuplier blanc était consacré à Hercule :

Populus Alcidæ gratissima .

Vise., Ecl. VII,

parce que, suivant quelques-uns, ce héros s’étaitsouvent reposé sous son ombrage, et suivant d’au-tres, parce qu’il l’avait rapporté des bords de l’Aché-ron : il revint, dit-on, des enfers, le front ceint d’unecouronne de peuplier blanc : Olympionicus , inquit,Herculem cum ad inferos descenderet, invenissecircd Aclierontem , inferni jluvium , nascentem po-pulum albam , eamque ad homines portasse , quamUomerus idcirco Acheroida vocavit. ( Stap ., Comm.in Theophr., p. 217.) Ceux qui faisaient des sacri-fices à Hercule se couronnaient de peuplier blanc :

Dixerat : Herculeâ bicolor cum Populus umbrâVelavitque comas , joliisque innexa pependit.

Tum Salii ad cantus, incensa allaria circumPopuleis adsunl evincti tempora ramis.

Virg. , AEn., lib. VIII.

II dit : du peuplier la douteuse verdureUe sa double couleur orne su chevelure.

On allume les feux, on commence les chants :

Deux chœurs de S.liions , partagés en deux rangs,

Ceints des rameaux du Dieu, pleins d’une sainteivresse,

Chantaient.

Dei.ille.

On portait aussi des couronnes de peuplier dansles fêtes appelées bacchanales ; enfin les athlètes secouronnaient quelquefois de jeunes rameaux et desfeuilles de cet arbre.

Virgile , en parlant de la culture des arbres , citele peuplier comme venant spontanément aux bordsdes rivières, et comme se reproduisant mieux derejetons transplantés avec leurs racines que de bou-tures :

Plantis edurce coryli nascuntur, et ingens

Fraxinus , hervuleceque arbos umbrosa corona;.

On sait que les peupliers se plaisent dans les lieuxaquatiques : c’est ce que Calepin rappelle dans sonDictionnaire : Populus locis aquosis gaudet et pa-lustribus. Virgile dit :

Aie candida Populus antro imminet.

Enfin Horace , dans son ode â Dellius, liv. Il ,en parle comme d’un arbre qui se plaît sur les bordsdes ruisseaux :

Quà pinus ingens aIbaquepopulustimbrant hospitalem consociare amantRamis, quà et obliqua laboratLympha fugax trepidare rivo.

11 parait qu’Ovide avait en vue le peuplier d’Ita-lie , qui s’élève beaucoup plus que les autres, lors-