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PEU
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beaucoup (le prise aux vents par ses larges feuilles,il est facilement rompu, si on n’a soin de soutenirses jeunes tiges par de forts tuteurs. On le multipliepresque exclusivement par la greffe sur le peuplierd’Italie, et il réussit rarement de boutures et demarcottes.
Le Peuplier -Baumier, ou Tacamahaca, estainsi nommé à cause de ses bourgeons enduits d’unehumeur visqueuse, odorante et balsamique. Il estoriginaire de l’Amérique septentrionale, et Pallasl’a trouvé aussi dans quelques parties de la Russie .H êst très-multiplié dans les contrées fort au nordde l’Amérique , par exemple, entre le 47 e - et le 49 e -degré de latitude, et dans ces contrées où la tempé-rature est très-rigoureuse et le sol humide, il s’é-lève à 8o pieds sur 3 pieds de diamètre.
Description. — Ce peuplier et celui dont nousallons parler sont les seuls dont les pétioles soientarrondis. Il a les feuilles ovales-lancéolées, d’unegrandeur variable , finement dentées sur les bords ,veinées en réseaux, d’un vert foncé en dessus, d’unblanc argenté en dessous , et mêlées d’une teinte fer-rugineuse.
Culture. — Cet arbre aime l’humidité, et on lemultiplie de boutures etdedrageons enracinés; maisil paraît, contrairement à l’assertion de Fougeroux,que la propagation de cet arbre est difficile, et queses pousses annuelles atteignent rarement la lon-gueur d’un demi-pied. Il est toujours rare dans lespépinières, et il ne s’élève guère dans nos climatsqu’à la hauieur de i 5 à 20 pieds.
Qualités et usages. — Le bois de ce peuplier estblanc et tendre , et il ne parait pas que les habitans(lu Canada en fassent usage. Mais on retire de cetarbre la résine tacamaque, ou tacamahaca , dont levrai nom, suivant M. Bosc , est celui de baumefocot, laquelle est connue en France depuis environ1 73 o, et Irès-reconunaqdée pour la guérison des bles-sures , de la goutte, des rhumatismes, des maladiesde matrices, et pour calmer les douleurs des nerfs.On peut, jusqu’à un certain point, remplacer cettesubstance balsamique par de l’huile, dans laquelleon fait infuser, au printemps, les bourgeons du peu-plier-baumier, ou du peuplier blanchâtre, dont il vaêtre parlé. Il paraît que l’on connaît aussi deux au-tres résines qui portent le nom de tacamahaca , etqui proviennent d’arbres autres que les deux peu-pliers- baumiers.
Le Peuplier-Baumier blanchâtre, ou peuplierà feuilles vernissées et vulgairement le peuplier liard,offre des différences très-marquées. IL a les feuillestrois fois plus grandes, parfaitement cordiformes etles pétioles souvent garnis de poils; elles sont,comme dans l’autre espèce , d'un vert sombre endessus, et blanchâtres en dessous. Au printemps,les bourgeons sont aussi enduits d’une substance ré-sino-balsamique d’une odeur agréable. Mais ce peu-plier s’élève dans nos climats à 40 ou 4 5 pieds sur18 à 20 pouces de diamètre. Son tronc est couvertd’une écorce verdâtre et unie , et ses branches, malplacées, ne lui donnent pas un aspect agréable.
Cet arbre, que l’on trouve à la Louisiane , à la Ca-roline , dans la Virginie et au Canada , est cultivéen Fra nce depuis long-temps sous le nom de peu-
plier liard, nom qui lui a été imposé, à cause de lasouplesse de ses rameaux , propres à faire des liens.
Culture. — On le multiplie facilement de bou-tures, et il se contente mieux d’un terrain sec queles autres peupliers. Il mérite d’être propagé plusqu’il ne l’a été jusqu’à ce jour.
Qualités et usages. — Son bois et léger, liant etdifficile à fendre- Les Canadiens en font de longuespirogues. Ses boutons, pendant la chaleur, répan-dent une odeur qu’on (lit très-saine pour les phthi-siques.
Le Peuplier argenté est un grand arbre, qui estaussi originaire de l’Amérique septentrionale, d’oùil fut apporté en France en 1765. M. Micliaux, quil’a observé dans plusieurs contrées de cette partie dumonde, dit qu’il s’élève quelquefois jusqu’à 70 et80 pieds sur 2 à 3 piedsde diamètre. Son écorce alorsest très-épaisse et profondément crevassée. Les jeunesbranches et les pousses de l’année sont arrondies etnon anguleuses, comme dans le peuplier de Caro-line. Les jeunes feuilles sont couvertes d’un duvettrès-épais et de couleur blanche , qui disparaît lors-qu’elles ont acqnis toute leur grandeur. Elles sontlisses en dessus, et restent seulement un peu velou-tées à leur surface inférieure. Cesteuilles, soutenuespar de longs pétioles, ont souvent 6 pouces de lon-gueur sur une largeur égale; elles sont très-réguliè-rement en cœur, d’une texture assez épaisse et den-tées dans leur contour ; elles présentent, à leur base,deux lobes, qui se croisent et cachent le point d’at-tache du pétiole. Les chatons sont moitié moins longsque ceux du peuplier anguleux.
Le bois de ce peuplier est tendre et léger ; le cœuren est jaunâtre, tirant sur le rouge, et les jeunesbranches sont pleines d’une moelle qui est aussi dela même couleur. M. Michaux croit que ce bois estinférieur en qualité à celui du peuplier blanc et despeupliers de Virginie et d’Italie .
Ce peuplier vient très-bienenFrance, et ne souf-fre pas des gelées comme le peuplier de Caroline.
On le multiplie de marcottes et par la greffe surle peuplier d’Italie, et encore mieux sur le peupliergrisard. Il convient très-bien dans les jardins pay-sagers , où il produit un très-bel effet par ses largesfeuilles de couleur changeante.
Le Peuplier faux tremble est très-peu répanduen France ; il a beaucoup de rapport avec le trem-ble ; mais sa hauteur est bien inférieure. M. Mi-chaux dit qu’il s’élève à environ 3 o pieds dans lesEtats-Unis , où il l’a observé. Les feuilles, suppor-tées par d’assez longs pétioles, comprimés à leurpartie supérieure , ont environ 2 pouces de diamè-tre ; elles sont d’un vert foncé, et traversées, auprintemps , par des nervures rougeâtres. Leur gran-deur varie, au surplus, suivant l’àge des individusqui les portent ; elles sont presque rondes sur les ar-bres un peu élevés. Leur mobilité est semblable àcelle des feuilles du tremble de l’Europe . Son boisest très-léger, fort tendre et n’a aucune force. Sonaspect est moins agréable que celui de beaucoupd’autres peupliers de l’Amérique septentrionale :ainsi, il n’offre aubun intérêt aux Européens .
Le Peuplier a grandes dents est, comme l’es-pèce précédente, fort peu cultivé en France . Il est