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originaire du nord des Etats-Unis , où il croît aussibien dans les terrains élevés que dans le voisinagedes marais. Sa hauteur est d’environ 40 ù 4 $ piedssur 10 à 12 pouces do diamètre. Son tronc est droitet couvert d’une écorce unie , verdâtre, et rarementcrevassée. Ses branches sont peu nombreuses et fortespacées. Les feuilles, au moment de leur dévelop-pement , sont couvertes d’un duvet très-épais de cou-leur blanche, qui disparaît à mesure qu’elles gran-dissent. Elles ont environ 2 à 3 pouces de diamètre,sont parfaitement glabres en dessus et en dessous,presque rondes dans leur état parfait, et remarqua-bles par les crénelures ou dents très-larges de leurs'bords.
Le bois de cet arbre est très-tendre et fort léger;AI. Alichaux le regarde comme bien inferieur à celuidu peuplier d’Italie et du peuplier de Virginie, quioffrent encore l’avantage sur lui de croître plus ra-pidement et de parvenir à une hauteur bien plusconsidérable. Ainsi, ce peuplier n’offre que peu d’in-térêt sous le rapport de l’utilité. Il ne peut être con-sidéré que comme un arbre de pure curiosité, àcause de son joli feuillage.
On lecultive dans les pépinières, où il se multi-plie par marcottes et par la greffe sur le peuplierd’Italie et sur le peuplier grisard.
PHYSIOLOGIE. Mot composé de deux motsgrecs, phusis , qui signifie nature, et logos , qui si-gnifie discours, traité; c’est un traité sur la nature.
La physiologie est définie une science pratique,qui a pour objet la connaissance des choses natu-relles qui constituent le corps de l’homme et qui luisont nécessaires pour l’exercice de ses fonctions.
PHYSIOLOGIE VÉGÉTALE. C’est la sciencequi a pour objet la connaissance des choses quiconstituent les végétaux; ce qui comprend l’ana-tomie des végétaux et la description de leur struc-ture et des fonctions de leurs organes.
Nous ne pourrions, sans dépasser les bornes assi-gnées à notre ouvrage, présenter ici un traité com-plet de cette science. Nous devons donc, en nousrenfermant dans le plan que nous nous sommestracé, nous borner à l’exposition des principes gé-néraux. Nous les puiserons dans l’excellent ouvragequi a pour titre, Elémens de physiologie végétale ,par M. Mirbel, membre de l’Institut ; et à cet égard,nous userons de la permission que ce savant a bienvoulu nous donner, et dont nous lui témoignons icitoute notre reconnaissance. Les extraits, souventtextuels, que nous allons présenter, donneront surles principes qui en seront l’objet, des idées justeset précises, et ils feront naître, au profit de lascience, le désir de puiser à la source même les dé-veloppemens des savantes leçons de AI. Alirbel.
PREAHÈRE SECTION. — notions préliminaires.
Tous les êtres de la nature ont été divisés par lesanciens naturalistes en trois règnes : le règne minéral,le règne végétale t le règne animal. Les modernes n’ad-mettent que deux grandes classes, celle des êtresorganisés et celle des êtres inorganisés. Cette der-nière classe embrasse toute la nature brute : les flui-des, les gaz, les minéraux; l’autre classe renfermeles végétaux et les animaux. Un grand nombre de
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caractères séparent les végétaux des animaux; d’au-tres caractères les rapprochent et semblent les con-fondre, sur-tout dans les espèces placées aux der-niers degrés de l’échelle des animaux, telles que leszoophytes (plantes animales). La difficulté d’établirune ligne de démarcation bien positive entre le rè-gne animal et le règne végétal, a donc déterminéleur réunion en une seule classe, sous la dénomi-nation d 'êtres organisés.
Le carbone, l’hydrogène, l’oxigène, et quelque-fois l’azote, forment la base des substances végé-tales. Oit y trouve aussi, mais en moindre quantité,quelques oxides métalliques, quelques sels alcalinset terreux.
Une substance homogène, transparente, flexible,incolore, quelquefois formant une masse, dans la-quelle l’œil, aidé des verres les plus forts, né dis-tingue aucune organisation, mais plus souvent éten-due en membranes et façonnée en tubes et en cel-lules , constitue le végétal.
Les plantes se nourrissent de substances inorga-nisées; elles absorbent, avec l’eau , les matières mi-nérales , végétales et animales que ce liquide tient endissolution. Les parties vertes , soumises au contactde la lumière, décomposent l’eau et l’acide carbo-nique, rejettent l’oxigène de cet acidepresqu’en tota-lité , et retiennent le carbone et les principes del’eau avec un peu d’azote, que les gaz et le liquideabsorbé ont introduits dans le tissu. Elles s’assimi-lent ces substances , et leur donnent, pour un temps,les caractères de l’organisation.
La sève, balancée dans les longs tubes qui par-courent le végétal, se répand de tous côtés, se porteà la superficie, et particulièrement dans les feuilles,où, se mettant en contact avec l’air et la lumière,elle éprouve des décompositions et des combinaisonsdiverses , et acquiert les qualités nécessaires pournourrir le végétal.
La nutrition , ou la propriété qu’ont les plantesde s’incorporer de nouvelles molécules et de les as-sujettir aux lois de l’organisation, suppose une forcede succion qui attire les sucs nutritifs. La succion nepeut s’expliquer autrement que par la contraction etla dilatation alternatives des vaisseaux absorbans.Le phénomène de la nutrition est donc une preuvede l’irritabilité ; et puisque les plantes croissent, ilest clair qu’elles se nourrissent et qu’elles sont irri-tables. D’ailleurs, plusieurs espèces, la sensitive parexemple, exécutent des mouvemens très-visibies,qu’on a tenté vainement d’expliquer par les lois or-dinairesde la physique, et qui résultent, selon touteapparence, d’une contractilité analogue à celle dela fibre musculaire.
Les divers modes de la génération unissent étroi-tement les plantes aux animaux. Si presque toutesles plantes ont des graines, presque tous les animauxont des œufs ; car on peut croire que les viviparesen produisent de même que les ovipares, mais qu’ilséclosent dans la matrice. 11 est aussi des plantes dontla graine germe dans le fruit encore suspendu à labranche.
Quelques végétaux n’ont point de graine; quel-ques animaux n’ont point d’œufs. Les uns et les au-tres se multiplient par extension et séparation natu-
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