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Tome second.
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relie de leur propre substance. Certaines espèces depolypes produisent de petits tubercules qui se déta-chent et forment d’autres polypes. Les nereis , petitsvers aquatiques , se séparent en plusieurs tronçons,qui sont autant de nouveaux nereis.

On sait qu’un polype coupé en plusieurs mor-ceaux, donne un égal nombre de polypes, et qu’unebranche, ou même une feuille détachée d’un arbre,peut produire un arbre tout entier.

De la comparaison que M. Mirbel établit entre lesanimaux et les végétaux par les caractères qui leursont communs, et dont nous n’avons extrait queceux relatifs aux végétaux, il résulte que ces êtressont étroitement unis sons les rapports de l’organi-sation ; qu’il semble impossible de les distinguer parun trait prononcé qui appartienne exclusivementaux uns et aux autres ; que la liaison des deux classesse montre sur-tout dans les espèces les moins par-faites, et qu’en général les différences sont plus nom-breuses et plus marquées à mesure que l’on s’éloignede ce point de départ : en sorte que les animaux etles végétaux forment deux séries graduées, ou , sil’on veut, deux chaînes ascendantes, qui, partantd’un point commun, s’écartent l’une de l’autre àmesure qu’elles s’élèvent.

Aperçu des caractères extérieurs du végétal. —Lesvégétaux sont l’ornement de notre globe; ils cou-vrentles plaines, descendent jusqu’au fond des mers,s’élèvent presque sur les sommités des plus hautesmontagnes. Tous ont des pores par le moyen des-quels ils puisent leur nourriture, f.a partie qui lesfixe à la terre et y absorbe les sucs nécessaires à lavégétation, est la racine : cet organe ne manquejamais.

La tige part de la racine; quelquefois elle rampesur la terre, plus souvent elle s’élève vers le ciel,soit par ses propres forces , soit en s’appuyant surquelque corps étranger.

La tige se divise en branches et les branches se di-visent en rameaux.

Les tiges, les branches et les rameaux des arbris-seaux et des arbres portent,chaque année, des bou-tons qui recèlent les germes des productions des an-nées suivantes. Ces boutons sont formés, dans nosclimats froids et tempérés, de lames ou d’écailles,qui garantissent les germes de l’intempérie des sai-sons; et dans les contrées équinoxiales , les boutonssont presque toujours dépourvus d’écailles.

Les racines qui survivent à la chute annuelle destiges herbacées, et celles d’un grand nombre de vé-gétaux à tiges ligneuses et par conséquent vivaces,produisent des boutons que l’on nomme titrions.

La bulbe ou l’oignon des lis, des aulx, des scilles,ne diffère pas essentiellement des turions.

Le bouton commençant à se développer, devientun bourgeon , et celui-ci en s’allongeant forme unebranche ou un rameau.

Les arbustes se distinguent assez nettement desarbrisseaux , parce qu’ils n’offrent point de boutonsà l’époque où la végétation est suspendue ; mais lesarbrisseaux ne diffèrent des arbres que par la fai-blesse et le peu d’élévation de leurs tiges.

Les feuilles sont communément des lames vertes,minces, molles,de peu de durée, que l’on doit con-

sidérer à-la-fois comme des racines aériennes etcomme des poumons propres aux végétaux, parcequ’elles ont, plus qu’auc me. autre partie, la pro-priété d’observer l’eau et l’acide carbonique de l’at-inosphère, de décomposer l’un et l’autre, et d’ex-pirer du gaz oxigène au contact des rayons de la lu-mière. Elles sont souvent resserrées à leur base enune espèce de queue que l’on nomme pétiole , et sontaccompagnées quelquefois de stipules , appendicessemblables à de petites feuilles.

Les végétaux, comme tous les êtres organisés,donnent naissance à des êtres semblables à eux, etperpétuent ainsi l’ouvrage de la création. Cet im-portant phénomène s’opère, dans la plupart, par leconcours de deux organes, Vétamine et le pistil, quel’on assimile, non sans raison, aux parties mâles etfemelles des animaux.

Les espèces dans lesquelles ces organes existentd’une manière bien évidente, sontdites phénogames ;celles dans lesquelles l’existence de ces organes estplutôt soupçonnée que démontrée, sont dites cryp-togames; celles dans lesquelles on croit que les or-ganes n’existent pas, sont dites agonies.

La présence d’une étamine ou d’un pistil suffitpour constituer la fleur; mais ellen’est complète quelorsque les deux organes réunis sont environnés d’undouble périanthe. Les personnes étrangères aux con-naissances botaniques donnent exclusivement le nomde fleur A ces enveloppes , qui se font remarquerpar la vivacité de leurs couleurs, l’élégance de leursformes et la suavité de leurs parfums.

L’organe mâle ou l’étamine comprend trois par-ties : le pollen, poussière composée ordinairementd’une quantité innombrable de vésicules rempliesd’une liqueur fécondante; l 'anthère, sac membra-neux qui contient le pollen et le répand au tempsde la fécondation; l 'androphore (filet), support del’anthère.

On retrouve l’anthère et le pollen, quoique sousdes formes très-variées, dans toutes les fleurs herma-phrodites (celles où les deux sexes sont réunis) etdans les fleurs mâles. Quant à l’androphore, il n’existepas toujours.

L’organe femelle ou pistil comprend quatre par-ties : les ovules, premières ébauches des embryonset de leurs tégumens ; l 'ovaire , cavité du pistil, danslaquelle sont renfermées les ovules; le style , es-pèce de trompe ou de filet qui s'élève de l’ovaire;le stigmate, extrémité supérieure du style, par la-quelle on soupçonne que la liqueur du pollen estabsorbée.

Le style manque dans beaucoup d’espèces ; lesovules, l’ovaire et le stigmate sont des parties es-sentielles qui ne manquent jamais dans les plantespourvues de fleurs.

Le périanthe est une enveloppe placée immédia-tement au-dessous des organes sexuels.

Dans beaucoup de végétaux, le périanthe estsimple; dans un plus grand nombre, il est double,et alors sa partie externe est le calice , et sa partieinterne la corolle.

Le calice est presque toujours vert, herbacé etplus susceptible de se dessécher que de se flétrir.

La corolle, à l’exception de la couleur noire, se