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Tome second.
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tion a une pérule particulière qui consiste en deuxstipules opposées: de sorte que ces boutons présen-tent une suite de pérules et de feuilles emboîtées les'unes dans les autres.

Le cultivateur distingue les boutons à feuilles, lesboutons à fleurs et les boutons mixtes.

Les premiers sont allongés et pointus. Ils donnentdes branches feuillées dépourvues de fleurs. Les se-conds, que l’ou reconnaît à leur grosseur et à leurCorme arrondie , ne donnent que des fleurs. Lestroisièmes, <Jui n’ont-d’ail leurs rien de remarquabledans leur forme, donnent à-la-fois des feuilles et desfleurs.

Le cultivateur habile précipite ou ralentit la mar-che de la sève par le moyen de la taille, et fait naîtreà son gré des boutons à bois ou des boutons à fleurs.

Les boutons des arbres septentrionaux commen-cent à poindre au printemps, et prennent le nomd 'yeux. Ils grossissent durant la belle saison, et de-viennent en automne, à proprement parler, desboutons; ils passent l’hiver enveloppés dans leurspérules, qui les garantissent de la rigueur du froid,et ils se transforment en bourgeons au printempssuivant.

Vers le temps du bourgeonnement, la base desboutons se gonfle, fait entr’ouvrir les pérules, et dèslors l’air et la lumière pénètrent jusqu’aux jeunesfeuilles, qui verdissent, se fortifient et se déploient.

Les boutons paraissent contribuer à la chute desanciennes feuilles, sur-tout lorsqu’ils percent im-médiatement sous les pétioles, comme dans le fauxacacia, le sumac, le platane.

Les tiges et les branches du faux acacia se fendentpour laisser échapper les boutons.

En général, les boutons situés à l’extrémité desbranches se développent les premiers, parce que legros de la sève se porte par la route la plus directe;mais quand l’année est tardive , il arrive quelquefoisque le? boutons latéraux bourgeonnent avant les au-tres, parce que la sève, lente à s’élever, pénètre lesparties inférieures avant de gagner la cime.

Feuilles. — Sous une même latitude , la germi-nation et le bourgeonnement s’opèrent durant unespace de temps dont les limites sont très-rappro-chées. Dans nos climats septentrionaux, c’est lors-que le soleil entre dans les signes septentrionaux, etcommence à jeter sur la terre des rayons moins obli-ques. Dans les climats situés entre les tropiques,c’est lorsque le soleil, laissant tomber ses rayonsd’à-plomb, attire lesnuages parl’énorme dilatationqu’il fait éprouver à l’atmosphère, et ramène ainsila saison des pluies.

Toutes choses égales d’ailleurs , la rapidité dubourgeonnement ou de la germination, dans une es-pèce donnée, aura lieu en raison composée de l’in-tensité de la chaleur et du temps durant lequel cettechaleur agira, bien entendu que la chaleur serasuffisante pour exciter la force vitale , et ne sera pasassez forte pour désorganiser l’individu.

Si la température est très-basse , l’année sera tar-dive, parce qu’il faudra que la chaleur soit pluslong-temps prolongée pour produire un effet mar-qué; maÿs.sija température est très-élevée, par laraison inverse , l’année sera hâtive.

n.i&l 20I a:

A certaines espèce^ graines et d’arbres lemèmè degré de chaleur qs£ y aux unes ,

pour germer ; aux autres , pqujc bourgeonner ,i ainsis’établissent des rapports,entre,la germination et lebon rgêonne ment.

Linné , qui avait fait des observations à cet égard,et remarqué , par exemple, qup le temps le pins fa-vorable pour semer l’orge qtiyit celui du bourgeonne-ment du bouleau, avait proposp d’établir sur cesrapports un Calendrier de Flore pour chaque pays,lequel aurait servi de hase aux cultivateurs; maiscette idée est plus ingénieuse que solide , lîécono-mie rurale exigeant que les operations agricoles sefassent à des époques fixes, sans considération desvicissituues des saisons.

La formation des feuilles a lieu nécessairementavant celle des fleurs; les exceptions que l’on a cruremarquer à cette règle, où les fleurs devancent lesfeuilles, 11e proviennent que de ce que les fleursétaient depuis long-temps organisées dans le bouton,et appartenaient à la végétation précédente. Ainsi,les faits allégués rentrent dans cette loi, que l’onpeut énoncer ainsi : la formation des organes de lavégétation précède toujours celle des organes de lareproduction.

Les feuilles dans le bouton sont roulées ou pliéessur elles-mêmes , et arrangées diversement les unesà l’égard des autres. 1

Forme et structure des feuilles. — Les feuillessortent des graines et des boutons. Elles sont ,! engénéral, composées d’une lame, expansion mincequi termine la partie du végétal exposée à l’air eten augmente la surface, et d’un pétiole , petit sup-port qui unit la lame au végétal, et que l’on nommeordinairement la queue de la feuille.

La lame a une marge ou bord , c’est la ligne quedessine son contour; un disque , c’est toute l’éten-due de sa surface ; une face supérieure , c’est la par-tie de son disque qui regarde le ciel; une face infé-rieure , c’est la partie de son disque qui regarde laterre ; une base, c’est l’extrémité par laquelle ellefait corps avec le pétiole; un sommet , c’est l’extré-mité opposée à sa base; deux côtés , ce sont les deuxportions du disque partagé par une ligne médiane ,fictive ou réelle, qui s’étend de la base au sommet.

Le pétiole part, soit du collet, soit de la tige,soit de la branche. Il renferme, sous une enveloppede tissu cellulaire, qui est un prolongement de lasubstance herbacée de l’écorce, des filets composésde trachées, de fausses trachées, de vaisseaux po-reux , en communication directe avec l’étui médul-laire et le liber.

Quand les filets vasculaires du pétiole sont dis-posés en cylindre ou en gouttière, ils se soutien-nent mutuellement, et chacun met obstacle à laflexion des autres : c’est ce qui a lieu dans la plu-part des feuilles. Mais quand ces filets sont rangéssur un même plan, ils cèdent tous à-la-fois; le pé-tiole est très-flexible, et le moindre mouvement del’air agite la feuille : c’est ce qui parait dans plu-sieurs peupliers, et sur-tout dans le tremble.

Le pétiole est tantôt tout d’une venue, et tantôtramifié et comme composé de plusieurs pièces réu-nies par des articulations. Dans le premier cas ; la