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Tome second.
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multiplication des plantes par bouture, peut à lalongue leur faire perdre la propriété de se régénérerpar les sexes. Ils expliquent de cette manière la sté-rilité de plusieurs espèces cultivées depuis un tempsimmémorial. Exemple : la boule de neige, l’ horten-sia la canne à sucre.

Généralement parlant, les arbres renouvelés parla graine ont cet avantage sur les autres, que leurracine a un pivot, que leur tige est plus droite etplus élevée, et qu’en tout ils sont plus vigoureux

Souvent il suffit d’environner de terre humide lapartie inférieure d’une branche encore attachée à laplante-mère, pour lui faire produire des racines;c’est ce qui s’appelle multiplier les végétaux desmarcottes. On hâte l’enracinement par des incisionsou des ligatures.

Dans les forêts, .cette méthode de multiplicationprend le nom de couchage.

La greffe, considérée sous le point de vue le plusgénéral, est l’union de deux parties d’un même vé-gétal ou de deux végétaux différens; mais le culti-vateur donne spécialement le nom de greffe à l’opé-ration qui consiste à détacher d’un végétal ligneuxune branche ou bien une portion d’écorce, pourvued’un bouton , et à la transporter sur un autre végé-tal ligneux, de manière que les deux libers soienten contact immédiat. La branche ou la portion d’é-corce détachée est aussi appelée greffe. L’arbris-seau, ou l’arbre destiné à recevoir ia greffe, est dé-signé sous le nom de sujet.

Les procédés pour opérer la greffe sont très-inul-lipliés ; mais le point essentiel est la rencontre et ledéveloppement simultané des deux libers, d’où ré-sulte leur union intime

On ne parvient à greffer que des végétaux qui ontentre eux la plus grande analogie, tels que les dif-férentes variétés de cerisiers, de pommiers, etc.L’expérience journalière ne permet pas d’ajouter foià l’union delà vigne et du mûrier, du rosier et duhoux, et à tant d’autres greffes hétéroclites dont ilest fait mention dans les livres des anciens.

On remarque même quelle succès de l’opérationest de peu de durée entre des espèces de genres très-voisins ( lilas, frêne ), s’il n’existe un certain accorddans la végétation «le la greffe et du sujet; si, parexemple, l’un est tardif et que l’autre au contraireentre promptement en sève.

Comme la nature du sol influe visiblement sur lesvégétaux, il se peut que la greffe, qui n’est aprèstout qu’une bouture plantée sur une substance vé-gétale vivante , soit modifiée par la sève qu’elle reçoitdu sujet. Cependant il ne parait pas qu’aucun jardi-nier ait obtenu des variétés nouvelles par ce pro-cédé, qui a bien plutôt pour objet de conserver etde propager les variétés et les espèces utiles, qued’en augmenter le nombre.

La plupart des arbres ne donnent ni Heurs ni fruitsdans les premières années de leur développement;mais si l’on greffe sur un sujet de quelques mois unbouton ou un rameau détaché d’un arbre en pleinrapport, avant la fin de l’année, l’arbre naissant secouvrira de fleurs et de fruits. Par ce moyen , lesjardiniers font porter de belles oranges à des tigesd’un décim. de haut et de 3 à 4 niiilim. d’épaisseur.

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Ces petits arbres, trop faibles pour fournir sans s’é-puiser à une si grande dépense de sucs nourriciers,ont une vie très-courte.

Les tiges et les racines des arbres s’unissent quel-quefois d’elles-mêmes, et l’on peut croire que la na-tureafournià l’homme le premiermodèledetagreffe.

On voit beaucoup de ces greffes naturelles danstes forêts; ce qui a fait donner à ces unions le nomde greffes sylvaines.

Bouton .—On distingue quatre sortes de boutons,i°. la bulbe ou l’oignon ; 2 °. ie turion ; 3 U . la bul-bille;4°- le bouton proprement dit. Ces divers bou-tons ne sont souvent que des modifications les unsdes autres.

.Nous n’avons à nous occu; er ici que des boutonsproprement dits.

Les boutons se montrent communément à l’extré-mité des branches , et à l’aisselle des feuilles des vé-gétaux ligneux. Ils sont ronds, ovales, coniques, etc.On doit les considérer comme les premiers dévelop-inens manifestes de l’herbe annuelle, c’est-à-dire duliber. Ils offrent presque toujours sous une pérule ,enveloppe de forme, de structure et d’origine ditfé-rentes selon les espèces, un petit axe central chargéde jeu nés feuilles a ppliquées les unes contre les au très.

Les boutons des arbres des climats Iroids ou tein -pérés sont, d’ordinaire , revêtus de pérules écailleu-ses, ceux des climats chauds en ont rarement de telles.

Les écailles sont des lames en forme de cuillersou d’écailles de poissons. Les extérieures sont sècheset dures; les Intérieures sont succulentes, souventvelues et accompagnées d’une espèce de bourre. Pillessont enduites aussi de sucs résineux qui empêchentl’accès de l’humidité. L’observation lait reconnaîtredes feuilles avortées, ou des bases do pétioles, oudes stipules, dans les écailles de la plupart des pé-rules. Ces écailles recouvrent si exactement le rudi-ment de la jeune pousse, que l’on a pu conserver in-tacts, sous l’eau, pendant des années entières , desboutons détachés de l’arbre, que l’on avait enduitsde résine à leur base.

En général, les boutons sont simples, c’est-à-dire,qu’ils ne présentent qu’un simple rudiment de bran-che sous chaque pérule; mais les pins ont des bou-tons composés , c’est-à-dire qu’ils ont des pérulescommunes qui revêtent plusieurs rudimens de bran-ches , ce qui, d’ailleurs, n’empêche pas que chaquebouton en particulier n’ait sa propre pérule. Ces en-veloppes, formées d’étuis membraneux emboîtés lesuns dans lesautres, se déchirent longitudinalement,et se divisent à leurs bords en un réseau filamenteux.

Les boutons de Varistolochia sypho, d’abord ca-chés sous les pétioles, sont recouverts, après lach u te des feuilles, d’un duvet semblable à du velours.

Les boutons du robinia pseudo-acacia , et ceuxd’un grand nombre d’autres arbres de la famille deslégumineuses, sont engagés dans la substance mêmedes tiges.

Les boutons des platanes , des sumacs, et ceux detous les végétaux de ia famille des polygonées,sontrecouverts par la base creuse du pétiole.

Les boutons des figuiers, du cecropia , des ma-gnolia, du tulipier, etc., terminent les rameaux,etchacune des feuilles qui entrent dans leur composi-

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