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Tome second.
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ueux placé «ou* l’écorce du support ; elle recouvreimmédiatement les orgaots de la génération , on 1 anomme c&vlliJ inr. 1

Calice,.—• Le calice est la partie la plus exté-rieure du périantbe double. 11 est continu avec l’é-corce du tupportde la fleur, dont il a ordinairementla consistance ferme et la couleur herbacée. Sonépiderme est couvert de glandes miliaires comme ce-lui des feuilles. 11 contient presque toujours des tra-chées quand il est épais ou qu’il a des nervures sail-lantes. A la lumière directe des rayons solaires, ildécompose le gaz acide carbonique, rejettel’oxigèneet retient le carbone. A l’ombre, il expire du gazacide carbonique. Le périantbe simple quand sasubstance est verte, se comporte à la lumière et àl’ombre absolument comme le calice.

On a beaucoup d’exemples de calices d’une autrecouleur que le vert.

11 y a des ileurs qui ont un double calice , le plusextérieur prend le nom de ealicule.

Le calice est monosépale ou polisépale. Quand ilfait corps avec l’ovaire, il est nécessairement mo-nosépale {campanule, myrte.)

On distingue dans le calice monosépale, par exem-ple , dans celui de l’œillet, le tube qui ressemble àun tuyau, l’orifice du tube, qui en est l’entrée, etle limbe ou la partie supérieure, qui se prolonge enlame mince au-delà dés incisions ou de l’orificedu tube.

Le calice polysépale est nécessairement détachéde l’ovaire. Il tombe ordinairement quand la Heurs’épanouit, ou quand la fécondation est opérée , etque le fruit commence à nouer.

Le calice monosépale se maintient après la fécon-dation, et presque toujours il accompagne le fruitdans son développement. Il prend même alors, dansplusieurs espèces, un accroissement considérable.

Corolle. — La corolle, partie intérieure du pé-rianthe double, entoure immédiatement les organesde la génération. Elle est continue avec le tissu lig-neux situé sous l’écorce; mais il s’en faut beaucoupqu’elle en ait la consistance et l’aspect ; son tissuest mou, aqueux, coloré, fugace. Elle expire dugaz acide carbonique , et ne rejette pointd’oxigène,soit à la lumière, soit à l’obscurité.

La plus grande partie de son tissu est cellulaire ;cependant, au milieu des cellules allongées qui laparcourent comme un réseau vasculaire , on trouvedes trachées très-délicates que l’on parvient à dé-rouler en déchirant doucement le tissu. Il arriveaussi qu’alors des gouttelettes de suc propre parais-sent quelquefois aux endroits où le réseau est rom-pu. Cela est bieu apparent dans le liseron, dont lesuc a la blancheur du lait. Très-rarement l’épi-derme de la corolle offre des glandes miliaires. Sou-vent il est couvert de poils ou de glandes globuleu-ses. Dans l’œillet d’Inde, la pensée, etc., cet épi-derme présente à l’œil l’aspect du velours, parce queles parois cellulaires qui le composent, sedilatentenmamelons d’une finesse extrême. Les couleurs chan-geantes et harmonieuses d’une multitude de fleursrésultent de cette organisation délicate.

La corolle est régulière ou irrégulière. Pour qu’ellesoit régulière, il faut non-seulement qu’elle pré-

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sente des formes symétriques dans son ensemble,mais encore que toutes ses parties correspondantessoient parfaitement semblables entre elles (la rose, larenoncule, l’œillet, etc.) Sans cela, elle est censéeirrégulière ( la capucine , le pied-d’alouette , les la-biées ).

La corolle est monopétale ou polypétale : mono-pétale lorsqu'elle est formée d’une seule pièce, demanière que si on l’arrache du lieude son insertion,ou qu’elle s’en détache d’elle-même , elle offre untout parfaitement continu ; polypétale lorsqu’elleest composée de plusieurs segmens ou pétales dis-tincts, qui tombent séparément et qu’on peut arra-cher un à un.

Les corolles monopétales se classent par leursformes de la manière qu’il suit :

i“. Les campanulées : le tube est dilaté dès la base,et l’orifice est large, de sorte que les corolles res-semblent à de petites cloches (la campanule ).

2 °. Les infundibulformes : le tube est étroit etdilaté insensiblement; le limbe est large à la ma-nière des campanulées, ce qui lésa fait comparer àun entonnoir ( le tabac).

3°. Les hypocratériformes : le tube est étroit etne se dilate point à son orifice; le limbe est plane,un peu concave, en sorte qu’elles ont l’aspect d’unecoupe antique.

4°. Les rotacées , ou corolles en roues : le tube esttrès-court; le limbe est plane et découpé en plu-sieurs dents ou plusieurs lobes égaux ; le tube formecomme le moyeu, et les divisions du limbe commeles rayons de la roue ( solanum ).

5°. Les labiées : le tube est plus ou moins cour-bé, la gorge est dilatée; le limbe est divisé en deuxlobes principaux, dissemblables, disposés l’un audessus de l’autre , comme deux lèvres.

6°. Les personées : le tube est plus ou moinscourbé ; la gorge est large et enflée ; le limbe a deuxlobes principaux, dissemblables etdisposés en lèvresformées par la dilatation proéminente de leur surface.Ces corolles imitent grossièrement un mufle d’ani-mal , ou certains masques antiques ( mufle-de-veau) ;

7 °. Les ligulées ou demi-fleurons : le tube est dé-lié ; le limbe se prolonge d’un seul côté en languette.

Les corolles polypétales se classent également parla considération de leurs formes.

i°. Les cruciformes: elles ont quatre pétales pla-cés en croix (le chou).

2 °. Les caryophyllées : elles ont cinq pétales ré-guliers dont les onglets longs, dressés, sont envi-ronnés et cachés par le calice, et dont les lames, ou-vertes, sont éialées en rosace (œillet).

3°. Les rosacées ou roselées : leurs pétales, aunombre de cinq au moins, ont des onglets ordinai-rement très-courts, et sont disposés en rosace à par-tir de leur base (rose , fraisier , framboisier, etc.).

4°. Les papilionacées : celles-ci, composées decinq pétales qui ont reçu des noms particuliers, sontirrégulières. Le pétale supérieur, ordinairementgrand et redressé, est l’étendard ou pavillon; lesdeux pétales latéraux, rapprochés l’un de l’autrepar leur face interne, sont les ailes ; les deux pétalesinférieurs, taillésenrondache, se touchantou mêmese soudant par leur bord antérieur, imitent une ca-