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Tome second.
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rêne et en prennent le nom {la plupart des légu-mineuses ).

Ces onze formes de corolles, tant-monopétales quepoly pétales, sont, en quelque façon , des types aux-quels on peut rapporter la plupart des corolles, enindiquant les modifications par des expressions con-venables.

Les corolles irrégulières monopétales ou polypé-tales, qui échappent à cette classification, sont ano-males, c’est-à-dire qu’elle sonthors de la règle com-mune {capuciney aconit, pied-d’alouette, etc.).

De toutes les parties de la fleur, aucune n’attireautant les regards que la corolle. La forme de cetorgane semble d’abord un caractère très-important;toutefois, les résultats de l’expérience ne s’accor-dent point avec les premières impressions. Les fa-milles les plus naturelles rapprochent souvent des co-rolles de formes très-diverses. Les corolles régulièress’associent aux corolles irrégulières dans les borra-ginées, les solanées, les légumineuses, etc. Les co-rolles monopétales s’associent aux corolles polypé-tales dans les jasminées {lilas , frêne à fleurs ), dansles solanées {solanum) , dans les légumineuses( robi-nia, mimosa ). Enfin, la même famille et le mêmegenre comprennent quelquefois des espèces pour-vues de corolle, et d’autres qui en sont privées. Lefrêne à fleurs se place de lui-même auprès des autresfrênes qui n’ont ni calice ni corolle.

C’est une loi assez constante que la corolle mono-pétale porte les étamines, tandis qu’il est assez rareque les pétdes des corolles polypétales en portent.

La corolle est attachée sous l’ovaire dans le lise-ron, etc.; autour de l’ovaire dans la campanule, etc.;sur l’ovaire dans le chèvre-feuille, etc.; sur le ca-lice dans la salicaire, la rose, etc.

Quand la corolle est grande, que sa forme est élé-gante, que ses couleurs plaisent à l’œil, et qu’elleexhale une odeur suave, elle est, sans contredit, unedes plus gracieuses et des plus riches productions de lanature : aussi les personnes qui ignorent l’existencedes organes sexuels dans les plantes, ne voient-elles defleursque làoùelles trouvent des corolles,ou des pé-rian thés simples qui en ont le tissu délicat et brillant.

La fraîcheur et l’éclat delà corolle dépendent del’extrême ténuité de son tissu, et sa délicatesse or-ganique est la cause de sa courte durée.

Aucune corolle n’est noire; beaucoup sont blan-ches, jaunes, bleues, rouges, violettes, etc. Il enest dans lesquelles plusieurs de ces couleurs sontfondues et nuancées, et d’autres , dans lesquelleselles sont rapprochées brusquement sans aucuneteinte intermédiaire.

La couleur de la corolle diffère souvent dans unemêmeespèce, et cette couleurchange aussi à mesureque cet Le enveloppe délicate approche du terme de sonexistence. Toutefois, il existe des espèces et mêmeîles genres dans lesquels la couleur est invariable.

Les huiles volatiles, élaborées dans le liss.u descorolles, sont la source ordinaire des émanationsodorantes que les fleurs répandent dans l’atmo-sphère. Ces odeurs varient à l’infini, et leur produc-tion résulte de mille causes internes ou externes quenous ne pouvons toutes également apprécier. Latempérature rend les odeurs des fleurs plus ou moins

sensibles Si la chaleur est très-forte, les huiles vo-latiles se dissipent plus promptement qu’elles ne serenouvellent; si la chaleur est très-faible, les hui-les volatiles restent concentrées dans les cellules, oùelles se sont élaborées : dans res deux cas , les fleur»sont à peine odorantes ; mais si la chaleur n’est ni tropforte ni trop faible , les huiles volatiles s’exhalentsans se dissiper, et forment, autour des fleurs , uneatmosphère parfumée. Voilà pourquoi les fleurs ont,en général,une odeur plus prononcée le matin et lesoir que durant la nuit, et que dans le milieu du jour;cependant, il ne faut pas regarder cette loi commeinvariable. L’humidité de l’air contribue aussi àrendre les végétaux plus odorans. Elle pénètre letissu délicat des corolles et en expulse les huiles vo-latiles. Les odeurs qu’exhalent les fleurs agissent surles nerfs comme stupéfiantes et narcotiques , et il estdangereux de les respirer long-temps.

Nectaires.

Les nectaires ou glandes florales sont des corpscharnus qui naissent sur le réceptacle, l’ovaire,les étamines ou les pétales, et qui séparent de lamasse des fluides le nectar, suc mielleux que l’ontrouve déposé au fond des périanthes. Les nectairessont souvent lisses et colorés. Leur substance estformée de tissu cellulaire très-fin, traversé pardes ramifications vasculaires. Dans certaines espè-ces, notamment dans le cobœa, les vaisseaux dupédoncule parcourent le nectaire, et y font plu-sieurs circuits avant d’arriver au pistil. Le suc miel-leux des fleurs s’échappe tantôt par un ou plusieurspores placés au fond île chaque repli du nectaire,tantôt par toute sa surface, couverte de porositésimperceptibles.

Dànsles rosacées , les légumineuses, etc., le nec-taire , sous la forme d’une lame charnue , tapisse enpartie la surface intérieure du calice. — Dans les.labiées, il tient la place d’un gynophore.. :—Dansle cobam, les personées, il entoure la base de l’o-vaire comme un anneau. — Dans le liseron, il faitcorps avec la partie inférieure de l’ovaire. — Dansl’œillet, il est placé au haut du gynophore.

C’est particulièrement avec les sucs que distillentles nectaires, que les abeilles composent leur miel.

Pédoncule.

Le support qui attache les fleurs à la plante s’ap-pelle pédoncule. Les dernières divisions d’un pédon-cule ramifié sont des pédicelles.

La distribution des vaisseaux du pédoncule va-rie dans chaque espèce. Elle s’accorde avec la dis-position des parties de la fleur auxquelles les vais-seaux portent la nourriture.

Enveloppes accessoires de la fleur.

Les fleurs sont accompagnées souvent d’enveloppesqui ont une grande aualogie avec les feuilles. Cesont les bractées : il y en a de plusieurs espèces.

Les bractées proprement dites sont, des feuillesordinairement très-petites, placées auprès des fleurs,et qui diffèrent des autres feuilles , soit par ieur cou-leur, soit par leur dimension , soit par leur forme,soit par leur consistance lavande sauge ,• etc.).

Les bractées deviennent des involucres quand elles