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Tome second.
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parcourt cette contrée célèbre ne trouve à la placedes belles forêts <1 orties montagnes étaient couron-nées, des riches, moissons que récoltaient vingt na-tions industrieuses^ des, nombreux troupeaux quifertilisaient les campagnes, que des rochers déchar-nés et des sables arides habités par de misérablesbourgades. Vainement il cherche plusieurs fleuvesdont l’histoire a conservé les noms, ils sont effacésde la terre. (Je n’est doue pas assez que la fureur desconquêtes et le despotisme renversent les villes, dé-peuplent les provinces, et replongent l’espèce hu-maine dans la barbarie, il faut encore qu’ils taris-sent jusque dans leur source les richesses naturellesd u sol.'

Je pourrais opposer à ces tristes résultats de nospassions les heureux effets de notre industrie ; denombreux troupeaux rendant à la terre les subs-tances nutritives que les végétaux lui enlèvent, lesdébris des corps organisés transportés des villes dansles campagnes; les substances terreuses mélangéesavec art, se corrigeant les unes par les autres ; lessaignées faites aux fleuves pour arroser des terrainstrop secs ; les marais pestilentiels transformés en degras pâturages ; les dunes inconstantes fixées par deslorêts; les bois abattus et replantés avec une intel-ligente économie; la mer refoulée dans son lit etcontenue par des digues; l’Europe associant à sa vé-gétation celle des autres parties du monde, et ré-pandant sur tout le globe les végétaux utiles qu’ellepossède, etc. Mais ces considérations importantesse rattachent plus naturellement à l’art de la cul-ture ou à la scieuce administrative qu’à la physiolo-gie végétale, et sur-tout cju’à la botanique.

L’extrait que nous venons de donner du discoursde M. Mirbel sur la végétation, nous a paru trou-ver naturellement sa place dans cet ouvrage, puis-que les considérations générales qu’il contients’appliquent aux forêts d’une manière particulière.

PHYSIQUE DES ARBRES. Y. Physiologie vé-gétale.

PHYTOLOGIE, pkytologia. Mot composé dugrec phuton, plante, et de logos , discours , traité,c’est-à-dire traité des plantes. V. Botanique et Phy-siologie végétale.

PI KO U LE. Un des noms du peuplier noir.

PIC. Pioche pointue qui sert à labourer dansles lieux pierreux, à tirer les pierres, etc. Il y en ade plusieurs sortes : le plus gros, le plus lourd et leplus expéditif des pics s’appelle tournée à Paris .

PICEA . C’est le sapin épicéa. Y. Sapin.PICOREUR ou MARAUDEUR. C’est le nomque l’on donne à celui qui coupe et enlève du boisen délit dans les forêts. V. Maraudage.

PIC - VERT . V. ce mot dans le Dictionn. desChasses.

PIED. Kom d’une ancienne mesure. Celui qu’onnommait pied de roi contient i2 pouces, chacun de12 lignes , et chaque ligne a j 2 points. V. Mesure.

PIED D’ARBRE. Ce mot est employé pour si-gnifier arbre , et c’est ainsi qu’on dit abattre centpieds d’arbres.

Avant que les exploitations fussent régulariséesdans les forêts , il se faisait quelquefois des ventespar pieds d’arbres et au choix des marchands. Ce

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mode de procéder a été prohibé par plusieurs régle-mens, et entre autres par un arrêt du parlement, du22 juin 1602 , rapporté dans Rousseau de Basoche ,

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Un arrêté du gouvernement, du 5 thermidor an 5(23 juillet 1797), porte la défense expresse de faireaucune vente par pieds d’arbres ou autres petits lots,et ordonne de faire les ventes suivant les formesprescrites par l’ordonnance.

PIED-CORNIER. On nomme ainsi les arbres ré-servés et marqués pour servir de bornes âux coupesen exploitation : arbores finales seu terminales. Ilssont placés dans les angles sortans, et c’est pour celaqu’on les appelle corniers ou pieds - comiers, paranalogie avec la forme des angles ou cornes de lacoupe qu’ils sont destinés à marquer.

On appelle tournans les arbres réservés qui setrouvent dans les angles rentrons, et parois ceux quisont dans la longueur de la ligne. V. Parois.

Les pieds-corniers et leurs témoins doivent êtredésignés sur le plan figuré que l’arpenteur fait desventes pour les reconnaître lors du récolement, ainsique les arbres de lisière et de parois , et leur nom-bre e* qualité. ( Ord. de 1669 , tit. XI, art. 3. )

L’arpenteur doit marquer de son marteau les pieds-corniers des ventes, se servir au moins de l’un despieds-corniers de l’ancienne vente, et faire mentiondes arbres qu’il emprunte pour en servir, et de leurâge , qualité , nature , grosseur et distance. (Ib. ,tit. XX, art. 6.)

Us doivent être marqués du marteau royal et decelui de l’arpenteur sur chaque face qui regarde lavente. {Ib., art. 9 et 1 i.)

Ils doivent être représentés par l’adjudicataire, àla garde duquel ils ont été laissés. {Ib., tit. XXI ,art. 10.) V. Baliveau.

L’amende pour chaque pied-cornier marqué dumarteau royal, abattu, est de 100 fr., et s’il est arra-ché et déplacé, l’amende est de 200 fr. {Ib., tit.XXXII, art. 4.)

Si pendant l’usance un pied-cornier ou autre ar-bre de réserve est abattu par les vents, l’adjudica-taire est tenu d’en donner avis aux agens forestiers.{Ib., tit. XX,art. 46.)

Le déplacement de piquets servant de limites àune coupe ne peut être assimilé à un enlèvement depieds-corniers ou d’arbres de lisière. {Arr. de laC .de cass., du 21 février 1806.)

Observons que les arpenteurs ne devraient jamaisse servir de piquets pour remplacer les pieds-cor-niers. Ils doivent, conformément aux ordonnancesde 1516 , art. 3, Saint- Yon, p. 3o8, et à un ré-glement du 23 mars 1601 , art. 16 , ib. , p. 106,employer des arbres notables et les plus beaux qu’ilspeuvent trouver.

Le Code pénal de 1810, art. 4-56 , prononce despeines particulières contre ceux qui déplacent despieds-corniers ou autres arbres plantés ou reconnuspour établir les limites entre les différons héritages ;mais cette disposition du Code ne pourra s’appli-quer au même cas pour les forêts, qu’autantque lanouvelle loi forestière l’aura ordonné.

PIED-LE-TOUR ou PIED-DE-TOUR. Cetteexpression est employée dans l’ordonnance de 1669

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