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promptement. ( V. ce que nous disons à cet égard àl’article Semis , chap. Z/.jll nous suffira d’indiquertrès-sommairement les usages auxquels les princi-pales essences forestières sont employées.
On èxploite lé chêne pour en obtenir des bois deconstruction , du merrain , des échalas , des lattes ,dés cerches , dès bois de sciage , des cerceaux , dugros bois de corde , et l’on peut dire tous les boispropres aux usages les plus importans ; mais l’on doitchoisir encore parmi les espèces de chênes celles quiconviennent le plus aux besoins particuliers qu’ona en vue de satisfaire. V. Chêne.
On exploite l’offlie pour les ouvrages de char-ronage, de menuiserie , etc. ;
Le hêtre, pour ceux de fente , de tour , de racle-rie , pour le chauffage , la fabrication du charbon ;
Le frêne , pour le charronage , les cerceaux , lesouvrages de tour;
Le châtaignier, pour faire des échalas , du mer-rain ,- d’excellens cerceaux et des pièces de char-pente ;
Le charme, pour des ouvrages qui exigent unegrande résistance contre le frottement, tels que desfuseaux et des alluchons de moulins , des coins etdes masses pour fendre le bois , des semelles à met-tre sous les deux principales pièces des traîneaux ;des maillets, des montures de rabots, et pour lechauffage et la fabrication-du charbon;
L 'aune, pour des ouvrages d’ébénisterie , détour,et sur-tout pour la fabrication des sabots;
• Le bouleau , pour faire des cerceaux de futailles,d’assez bons cercles pour les cuves , des ouvrages detour et de raclerie, et pour le chauffage ;
. Le merisier, pour les ouvrages de tour , la fabri-cation des meubles ;
Le sorbier, pour les ouvrages qui doivent résisteraux frottemens ;
Les pins, pour la mâture des vaisseaux , la char-pente , iç chauffage, et pour l’exploitation de la ré-
sine ;
Le sapin proprement dit, pour faire de petitsmâts de barques et de petits bàtimens de mer, dessolives , des chevrons , des planches, de la volige ;pour la construction des bateaux et plusieurs lé-gers ouvrages de menuiserie, et pour l’exploitationde la térébenthine-;
Le picéa ou épicéa , pour faire des planches et dela volige dèstinées à des ouvrages de peu d’impor-tance , et pour l’extraction de la poix ;
Le mélèze , polir la construction de fortes barques,pour la charpente, la menuiserie, et pour l’exploita-tion de la térébenthine.
Connaissant les boi6 qui sont les plus recherchés,on leur donnera la préférence dans les plantationsqu’on aura ,à faire, en observant, quant à l’ordredans'tequèl ces bois doivent être cultivés, suivantque le besoin en est plus ou moins grand ou pres-sant-, • les règles que' nous indiquons à l’article Se-misL, chap. II.
Observons encore- qùe l’on doit donner la préfé-rence atix bois en- feuilles sur les arbres résineux ,sur-tout quand il A’agit défaire dés plantations avecdes tigés én peu fortes-, comme c’est le cas dans leslieux destinés au pâturage des bestiaux; d’abord
parce que les arbres à feuülès sont plus faciles à lareprise, et que , d’un !rutfë\6té , ifs n’étüuffént paslesherbes, comme les arbres'résineb'x, *dùs lesquelson ne trouve guère que de la mèrhsse. Dans Ce cas, onplante de préférence le chêne, le chariqe, les ormes,les frênes et les érables, etc. ; si le terrain est frais ethumide, les peupliers, les saules, Paune : on lesespace aune distance telle, que lorsqu’ils seront ar-rivés à leur entier accroissement, il se troiïve encoreassez d’espace pour que l’herbe y puisse croître.Cette observation concerne le pays où le pâturageest d’une plus grande importance que la productiondu bois; mais par-tout ailleurs, les arbres plantés enquinconce doivent être assez rapprochés pour qu’àl’âge de 3o ans ils forment un couvert.
Quant aux arbres qui conviennent à la plantationdes Parcs , nous les avons indiqués à ce mot.
CHAPITRE V. - DU CHOIX DES PLANTS Qu’üN
ACHÈTE OU ÇU’ON FAIT LEVER DANS LES FORÊTS,ET DE LA MANIÈRE D’EN FORMER DA^JS LESPÉPINIÈRES.
§ 1 er . Des signes auxquels on reconnaît la qualitédes plants qu’on se procure par la voie du com-merce.
Le succès des plantations dépendant beaucoupdu bon état des sujets qu’on met en terre, il fautéviter d’acheter des arbres qui auraient cru dansdes terrains trop fumés ou trop gras et humides, àmoins que ce ne soient des arbres aquatiques, desti-nés à être replantés près des eaux.
Le plant de graine , quand il a des racines pro-portionnées à sa grosseur , est préférable aux rejetsou drageons enracinés, excepté celui qui a cru dansune terre légère et de beaucoup de fond, parce quen’ayant souvent qu’une racine en pivot, il reprenddifficilement.
Cependant le plant de rejet est fort bon quandil se trouve pourvu de belles racines; mais il fautabsolument rebuter celui qui a été éclaté sur devieilles souches , et souvent même celui qui a étéimplanté sur un tronçon de grosses racines, à moinsqu’il ne se soit trouvé des racines nouvelles autronçon , ou, encore mieux, au pied de l’arbre au-dessus du tronçon. Ordinairement ces arbres sontplus sujets à produire des rejets que ceux qui sontvenus de semences.
Comme on ne peut guère se dispenser de recéperle plant de forêt, que l’on peut employer ou à garnirles pépinières, ou à remplir des massifs , ou à fairedes palissades, il faut prêter plus d’attention à l’étatdes racines qu’à celui des tiges. Celles qui seraientbranchues seraient dans ce cas aussi bonnes que lesautres; mais il est nécessaire que ces tiges soientvives ; que les boutons soient gros et bien formés ;que l’écorce en soit unie et brillante , exempte demousse et d’ulcères. On sait que l’écbrée de l’ormeet de l’érable est grise et terne : ainsi, pair écorcebrillante il faut entendre ceLlê du châtaignier, duhêtre , du frênè . du charme, etc.
Quand on achète de la charmille on dè 1 l’ormillepour former des palissades, ou les élever en grand ,il laut éviter soigneusement de recevoir les arbres