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Tome second.
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telles que glands, Fdînes' ou châtaignes, suivant lanature ail térrain. On'jiéut àtissi réfandre ces seinen-ces S ta vôl'éfe àvÜiit le dernier labour, et tes recou-vrir avec ce labour'; on doit même le faire quand ils’agit de seméncés légères, comme celles dès pins etsapins. Dans le cas'du semis ainsi combiné avec laplantation, on recépera les’ bouleaux quand on auralieu de craindre qu’ils n’étoufTent le semis ; ce quidonnera d*aitleurs une petite indemnité des avancesqu'on aura faites. Alors lés chênes, les châtaigniersou les hêtres qu’on laissera subsister, formeront unpetit taillis capable d’étouffer une partie des sou-ches de bouleau.

Lorsque les plantations sont faites avec l’écono-mie convenable , elles ne sont pas beaucoup pluscoûteuses que les semis , sur-tout quand il s J agit depetits plants de 3 à 5 décini. de haut, que l’on es-pace à un mètre ou un mètre 3o décimètres. Ellessont même plus économiques quand on peut se pro-curer facilement des plants, et que, d’un autre côté,les semences se vendent un peu cher. Quant auxplantations d’arbres à haute tige, elles sont ordinai-rement plus coûteuses que les semis.

Observons qu’à l’égard des plantations comme àl’égard des semis, l’économie ne doit jamais êtrepoussée à l’excès. Combien de travaux ont été inu-tiles , parce qu’on a voulu opérer trop économique-ment , ou parce que les entrepreneurs ont voulu fairedes bénéfices trop considérables! Nous avons vu desplantations immenses perdues entièrement par le dé-faut d’une culture suffisante. On dit que : « Quiplante chèrement plante sûrement », on pourraitdire aussi que qui plante chèrement plante souventà meilleur marché que celui qui vise, dans le prin-cipe, à une trop grande économie. En effet, ce der-nier s’expose à recommencer son travail, ou à lecompléter par des cultures supplémentaires et desremplacemens de plants qui lui occasionnent plusde frais qu’il n’en aurait fait si son premier travaiavait été convenablement exécuté. Il faut donc ob-server un sage milieu entre les deux excès.

Nous allons indiquer les objets principaux sur les-quels on doit porter son attention lorsqu’il s’agitd’exécuter une plantation , soit de plein bois , soitd’arbres à haute tige. Ces objets sont :

i°. Le choix des espèces d'arbres qui promettentun succès avantageux , eu égard au sol , à sa situatuation et au climat ;

2 °. La préférence à donner , parmi ces espèces ,à celles qui , sous le rapport des besoins locaux etde quelques autres circonstances , doivent procurerles produits les plus utiles ,•

3°. L’éducation première des plants , pour enassurer la réussite lors de la transplantation ;

4°- L'exécution de la plantation elle-même, avecles soins convenables pour atteindre le même but.

Ces quatre objets feront la matière d’autant dechapitres.

CHAPITRE III. - DU CHOIX DES ESPÈCES d’aR-

BRES QUI, SOUS LES DIVERS RAPPORTS DU SOL ,

DE SA SITUATION ET DU CLIMAT, PEUVENT ETREPLANTEES LE TLUS AVANTAGEUSEMENT.

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sol que l’espèce d’arbre qui lui convient, puisque ,dans plusieurs cas , tous les efforts de l’industrien’en empêcheraient point le dépérissement, tandisqu’une autre espèce mieux choisie aurait prospérédans ce terrain. Il était d’usage autrefois de ne plan-ter que du chêne , sans égard pour la nature du sol.Cette préférence était rnotivée sur la supériorité dubois de cet arbre ; mais cette considération n’estpoint la seule qui doive guider un propriétaire ; iltirera un meilleur produit d’une plantation de bou-leau dans un terrain sablonneux et maigre, qued’une plantation de chêne.

Il n’est pas nécessaire d’employer de bonnes ter-res pour la culture des bois: on doit, au contraire,les réserver pour les productions de première néces-sité. Il suffit, dans quelque terrain que ce soit,qu’il s’y trouve de la terre à une certaine épaisseur,quelles qu’en soient la couleur et la nature. Si ceterrain n’a pas beaucoup de fond , et s’il ne peutpas nourrir une futaie, il pourra suffire à l’édu-cation d’un taillis. Les meilleurs fonds parmi ceuxqu’on voudra mettre en bois, doivent être plan-tés des espèces les plus utiles et les plus précieuses,comme le chêne, l’orme, le hêtre; on placera lechâtaignier dans les sables un peu gras ; les pins,le bouleau , le charme , les érables , le marceau , lemahaleb, dans les terrains de médiocre et même demauvaise qualité et dans les sables maigres. Commenous avons indiqué , en parlant de chaque espèced’arbre, et à l’article Terre , les espèces de ter-rains propres aux différentes essences , nous y ren-voyons.

La situation du sol n’a pas moins d’influence surla réussite des espèces; car il serait aussi inutile deplanter le pin sauvage dans un terrain bas et maré-cageux , que de planter l’aune sur un sol élevé etaride. V. Terr A IN.

Enfin le climat exerce une influence encore pluspuissante sur la végétation des arbres , et c’est envain qu’on voudrait cultiver dans les pays froids etsur les montagnes glacées plusieurs espèces natu-relles aux pays méridionaux. Toutefois , nous de-vons observer que les essences forestières les plusprécieuses de l’Europe présentent l’avantage de bienréussir dans les climats tempérés , comme celui dela France . V. Climat.

Nous n’entrerons pas dans le détail des terrains ,situations, expositions et climats cpii conviennentà chaque espèce , attendu que nous en parlons dansles articles auxquels nous venons de renvoyer , etdans ceux qui traitent des différentes espèces d’ar-bres. On peut consulter aussi l’article Pépinière , etle tableau qui est joint à l’article Semis , «.t qui in-dique sommairement les terrains , situations et cli-mats que réclame chaque essence forestière.

CHAPITRE IV.- DE LA PRÉFÉRENCE A ACCORDER

AUX ESPÈCES D’ARBRES QUI, PARMI CELLES QUIPEUVENT RÉUSSIR , DOIVENT DONNER LES MEIL-LEURS PRODUITS PAR. RAPPORT AUX BESOINS LO-CAUX.

Il est important de connaître les besoins locauxet les espèces de bois qui y sont propres , ou cellesOn sent combien il est important de ne confier au J qui peuvent, en cas de disette , y satisfaire le plus