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meure. Dans ce cas, on prend de jeunes plantsde semis ayant deux ou trqis ans , et on lesplante une première lois pour ne les lever et lesplacer à demeure que lorsqu’ils • auront acquis lagrosseur d’un canon de fusil. Le raccourcissementdu pivot lors de la première plantation donne lieuà la production d’un grand nombre de racines, quiassurent d’autant mieux le ^uccès de la secondetransplantation.
Celui qui n’a pas eu l’occasion de comparer nneplantation laite en hautes tiges de chêne, préparéesen pépinière, avec une autre de jeunes arbres nonélevés de la même manière , ne peut pas se faireune idée de la différence qui existe entre ces deuxplantations. Les chênes formés en pépinière , ainsique toutes les autres espèces qui ont subi une pre-mière plantation, se distinguent par une végétationplus belle et un accroissement infiniment plusprompt; tandis que les autres, ne produisant pen-dant plusieurs années que de faibles pousses et desfeuilles jaunâtres, restent de beaucoup en arrière
Quoique cette éducation en pépinière occasionneun peu de dépense , l’on ne peut se dispenser de lafaire, toutes les fois qu’on se propose déplanter destigesde 2mètres60centim. à 3 mètres(8à 10 pieds)de haut.
Comme nous avons , à l’article Pépinière , traitéde la manière de former des arbres de tige en gé-néral , nous y renvoyons, et nous nous borneronsà rappeler ici quelques principes sur la formationd’une pépinière purement forestière, et notammentde chênes.
Lorsqu’on veut faire une grande plantation, 011choisit, à la proximité du terrain à planter , un en-droit abrité des grands vents , d’une étendue pro-portionnée à celle de la future plantation, et dontle terrain soit de bonne qualité : il est très-utile qu’ily ait de l’eau à la proximité. On fait défoncer ceterrain, on le nettoie des mauvaises herbes, et on lemet dans l’état d’une terre prête à recevoir du grain.On le divise en carrés par des chemins ou sentiersqui se croisent en lignes droites, comme un jardind’agrément, et on l’entoure d’une bonne haie.
On sème en rayons sur quelques-uns des carrésles graines d’arbres qu’on veut multiplier, et on faitpar la suite les arrosages et les sarclages ou binagesnécessaires. A l’automne suivant, on couvre le se-mis avec dés feuilles mortes , et à la deuxième an-née, on transplante les plants à un pied de distanceet en lignes dans une autre partie de la pépinière ,qu’on a labourée une seconde fois- On arrose lesplants aussitôt après la plantation , et par la suiteon y fait les binages nécessaires. Ils restent dans cetétat jusqu’à ce qu’ils soient assez forts pour êtreplantés en massif.
Mais s’il s’agit de former des plants de haute tige,suT-tout de chêne, on leur fait subir une secondeplantation lorsqu’ils ont atteint, dans la première,là hauteur d’environ 3 pieds ; 011 raccourcit un peuleurs racines; on les place en lignes à deux ou troispieds de distance , et on les traite comme nous l’a-vons dit à l’article Pépinière , pour ne les lever quelorsqu’ils auront la grosseur suffisante pour êtreplantés à demeure. L’extraction doit s’en faire avec
toutes les précautions nécessaires pour ménager leu rsracines. . ah; b .
Au moyen«Jaila.pépinu»e .dont nous parlons , onélève sur un petit espaceîxxe quantité de p/latils debonne qualité, dont la réussite, dédomtriage bien desfrais qu’on a faits., Y..indisperi*aWemenif I’àrtielePépinière.
CHAPITRE VI,— dç la plantatjiqp eu des
RÈGLES A OBSERVER POUR EN ASSURER LE,fUCCÈS.
Voici les objets principaux sur lesquels on doitporter son attention lorsqu’il s’agit d’exécuter uneplantation:
i°. Les méthodes de culture à employer ;
2°. Les saisons où il fautplanter ;
3 °. La distance à mettre entre les plants ;
4 °. La confection des trous destinés à recevoir lesplants ;
5 °. Vextraction des plants ;
6°. Les retranchemens ci faire à leurs branches età leurs racines ;
7 0 . Les précautions à prendre lorsque tes plants nesont pas mis en terre aussitét après lèn( extraction ;
8°. Celles qu’on doit prendre pour leur transport ;
9 0 . Les réglés à suivre pour Fexécution de laplantation elle-même ;
io°. La conservation et F entretien des planta-tions ;
11°. Le recépage et les élagages.
Nous allons traiter de chacun de ces objets enparticulier.
§ i er . Des différentes méthodes de culture et deplantation pour former des pleins-bois.
Nous indiquons, à l’article Semis. , les cultures àemployer, suivant l’état où se trouvent les terrainsqu’on veut mettre en bois. Y. cet article.
Les cultures les plus dispendieuses sont ordinai-rement celles qui procurent les jouissances les pluspromptes ; mais , ainsi que nous l’avons déjà dit,il faut que la dépense soit restreinte à ce qui est in-dispensable pour assurer le succès d’une plantation,devrait-on n’avoir qu’une jouissance un peu Iplustardive.
, D’ailleurs , quelle que soit la manière que l’onadopte dans ies plantations , l’étendue de leur dé-pense n’est pas la même sur les différentes naturesde sols : il y en a dont la culture offre plus ou moinsde difficultés à vaincre , et où par conséquentcette culture est plus ou moins dispendieuse. Lesterrains sablonneux sont les plus faciles à cultiver ,les terrains glaiseux sont les plus difficiles.
Les plantations les plus dispendieuses sont cellesque l’on fait sur les terrains qu’on-est obligé de dé-foncer à 4 ou 5 décim. { 1 5 à 18 pouces ) de profon-deur. Ce défoncement, qui ne peut être fait qu’àbras d’hommes , occasionne une' grande dépense ;mais il a aussi une grande influence sur le sucïè* dela plantation. Toutefois, on ne doit l’employer quelorsque l’on veut se procurer des jouissances promp-tes, comme pour la plantation des parcs d’agrémentet des pleins-bois dans les contrées où le bois esttrès-cher. V. Défoncement.