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Les autjçs jnojnièi^ de planter des pleins-bois,étant moins co^tews^, sont pins employées.
1a premi^'ra rfftUSteé préparer le terrain, en liecultivant ^ la WÀy'i'jflat, si le sol est sain et lé-ger, c’est-à-^tr* ' s’il absorbe facilement les eauxpluviales ; <*> planches plus ou moins bombées, s’ilest humiçtë-
La st^dhde, qu’on appelle plantation par bandesnltemi& ve3 > consiste à ne cultiver le terrain à lahou f qne par rayons de y à 10 décim. (2 à 3 pieds )de/argeur , en laissant entre Tés rayons cultivés desintervalles de même largëur non cultivés. Cetteméthode est ^ très-employée, et si le terrain n’estpas trop garni de brUyète, elle procure un bon suc-cès. Lorsque le rayon cultivé a un mètre de largeur,onplarite sur chacun de ses bords, de manière queles plants d’un rayon cultivé à ceux de l’autre nesoient séparés que par l’intervalle non cultivé. Ce-pendant il ne faut pàs planter trop près des bandesnon cültivéès, pour éviter que les racines des plantesvoisines ne nuisent au jeune bois. Lorsque lesrayons n’ont que n décim. (2 pieds) de largeur, onplante dans le milieu, de sorte que les plants d’unrayon à l’autre se trouvent à un mètre 3 décim.(4 pieds) de distance.
T,a troisième méthode consiste à cultiver tout leterrain à ta charrue lorsque les circonstances lepermettent, et à lui donner plus ou moins de fa-çons , pour en rendre la terre bien meuble. Cetteméthode est très-économique.
La quatrième, qui est encore plus économique,consiste à ne cultiver à la charrue que la partie surlaquelle on veut planter , en laissant le surplus in-culte , comme dans la seconde méthode. Mais dèsqu’on peut employer la charrue, on ne doit pas re-chercher une économie aussi chétive : il faut labou-rer toute la superficie du terrain.
Lorsqu’on prépare le terrain à bras d’hommes, unseul labour suffit; mais si on emploie la charrue,le nombre de labours dépend du plus ou moins deténacité du terrain, et de l’état dans lequel il setrouvait avant la plantation. V. Semis.
Les cultures à la charrue s’emploient le plus or-dinairement pour les semis; cependant, si les ter-rains sont légers , cm peut les employer pour lesplantations. Dans be cas, la plantation se fait , soitdans des trous qu’on ouvre sur le dernier labour,comme dans le cas où le terrain est défoncé, soit aumoyen du dernier labour : c’est ce qu’on appelleplanter à la charrue.
Mais les plantations à la charrue exigent beau-coup de précautions pour que le succès en soit as-suré.
i°. On ne peut employer que des plants prove-nus de- semis de deux ans, et dont les racines soientpar conséquent encore assez souples pour ne pasrompre sous le poids de la terre dont on les couvreavec la charrue.
2 °. On. ne peut planter de cette manière, ainsique: nous l’avons dit f que sur des terrains très-lé-gers et suffisamment préparés par plusieurs labours,pour que la terre soit bien émiée , et qu’elle puisserecouvrir les racines des plants exactement et sanslaisser aucun vide.
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3°. 11 faut trois personnes pour effectuer cetteplantation,; savoir, le laboureur, qui conduit lacharrue; une seconde personne, qui pose les plantsdans la raie, à un demi-mètre les uns des autres;et la troisième, qui en dresse les tiges et les assujet-tit verticalement avec de la terre prise sur la raievoisine.
4°. Lorsque les plants ont été recouverts par lacharrue , il faut les visiter exactement, afin de re-dresser les racines qui auraient été renversées parle laboureur, et enterrer les racines qui ne le se-raient pas suffisamment.
5°. Enfin il est nécessaire de faire cette planta-tion en automne, et aussitôt que la terre est suffi-samment humectée, afin que les racines des plantsaient le temps de pousser un peu de chevelu avantl’hiver : autrement le hàle du printemps en feraitpérir beaucoup. .*
Les quatre manières de planter, ou plutôt depréparer le terrain , que nous venons d’indiquercomme étant les plus en usage , sont beaucoupplus économiques que celles employées dans lesplantations de luxe ; cependant, si l’on ajoute auxdépenses qu’elles occasionnent celles de l’entretiendes plants pendant un certain nombre d’années , etl’intérêt résultant d’une jouissance plus tardive ,que pour les plantations faites sur un défoncement,on trouve que la différence n’est souvent pas très-considérable. Mais, dans les forêts domaniales, oùl’on a de grandes opérations à faire avec des .fondsdont la quotité est bornée, et où d’ailleurs l’inté-rêt de la non-jouissance des terrains est compté pourpeu de chose, on doit éviter les cultures dispendieu-ses , d’autant que les avances et l’intérêt de l’argentpourraient n’être pas en rapport avec les produitsprésumés : il faut, nous le répétons, garder un justemilieu entre les deux excès.
Il y a encore une méthode de planter les bois,qu’on appelle plantation en pots , potets ou paquets,et qui consiste à faire des trous à la distance d’unmètre ou un mètre 3o centim. les uns des autres ,sur un terrain non préparé. Cette méthode est laplus économique de toutes ; mais elle ne réussit pastoujours, et nous avons vu des plantations im-menses faites de cette manière sur des sables cou-verts de bruyères, qui avaient manqué totalement.Les plants avaient assez bien végété la première an-née; mais, à la seconde , il en périt beaucoup, et ,à la troisième , le reste fut détruit par les racinesdes plantes voisines, qui avaient gagné les potets etravi aux jeunes plants le peu de nourriture qu’ils ytrouvaient. Nous devons observer, il est vrai, quel’on n’avait pas eu la précaution de placer la bonneterre dans le fond des potets, et qu’on avait laisséune forme concave au pied des plants, qui, dans cessables , réfléchissait les rayons du soleil sur la jeunetige, et faisait ainsi l’effet d’un miroir ardent. Lesfrais de remplacement dans les plantations faites enpotets sont toujours considérables , à moins qu’onn’ait l’attention défaire les trous très-larges, ouque le terrain soit peu garni d’herbes et d’arbustes.
§ 2 . — Des saisons où il faut planter.
Le temps pendant lequel on peut planter les ar-
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